PIERRE RAYMOND
330 * PITRVcnC-0. Croix, i^. RAIMVNDO. Dans le champ LIS et deux annelets, le tout formant croix.
Billon. Denier. Collection Caron.
(Ckallande, Histoire monétaire du Languedoc^ PL XIV, n^ 14). PI. XIY, n«5.
M. Challande rapproche cette pièce des deniers publiés par Poey d'Avant, PI. LXXXIII, n"* 9, 10 et 11, et attribués d'après lui à un comte Raimond, qu'il place de 1002 à 1012. Roger P' (957-1002) eut bien un fils Raimond, mais celui-ci mourut avant sonpère, sans avoir été associé à la dignité de comte. Comme ces deniers portent simplement le nom de RAIMVNDO, on peut selon M. Challande
(1) Monnaies des comtes et vicomtes de Carcassonne, extraites de la coUection de cette ville, avec planches photographiées. Mars 1865.
(?) Mémoires de la Société des arts etMieaees de Carcassonne. Tome H, pages 439 et suivantes.
et jusqu'à ce que de nouvelles découvertes aient tranché ia difficulté, les attribuer soit à Pierre Raymond (1012-1061), soit à Guillaume Raymond (1012-1061), soit enfin à Raymond Guillaum3 (1043-1068), qui ont tenu successivement et en pariage le comté de Carcassonne.
Ce n'est pas sans hésitation que je me suis rallié à Topinionde M. Challande, et que j'ai classé ce denier à Carcassonne. J'étais possesseur d'un de ces deniers et l'avais étudié de mon côté. Je trouvais au xi* siècle à Narbonne les fils du vicomte Raymond Déranger qui , par la démission de leur père, devinrent co-propriétaires de cette vicomte et terminèrent en octobre 1066 leurs différents avec l'archevêque de Narbonne. Ils reconnurent la suzeraineté de l'archevêque sur la moitié de la ville de Narbonne, l'autre moitié appartenant à Raymond de Saint-Gilles comme comte particulier de Narbonne, dont ils étaient les vassaux en cette partie. Or, lun des fils de Raymond Béranger, s'appelait comme lui Raymond et un autre Pierre s'empara de l'archevêché de Narbonne et s'y maintient jusqu'à l'excommunication du pape en 1 086. J'avais été tenté de voir une monnaie portant le nom de ces deux vicomtes. Mais d'un côté, je retrouve à Narbonne le type aux quatre annelets dans toute sa pureté jusqu'à Ermengarde morte en 1 1 92 ; de l'autre, je rencontre à Carcassonne sur le même denier le nom de RODGER d'un côté et de PETRVS de l'autre, et quoique le type du champ présente une notable différence avec le type odonique qui prévalut d'abord à Carcassonne, je me suis décidé à classer à cette ville le denier au nom de PETRVS C-0 et au revers RAIMVNDO.
C'est à ce même Raimond qu'il faut attribuer le denier suivant sur lequel apparaît nettement l'imitation des deniers de Pons, comte de Toulouse (1 037-1 060), qui était encore suzerain de Carcassonne.
331 . RAIMVNDO. Croix chrismée comme celle de Pons, cantonnée d'un croissant au 2* et d'un annelet au 3*. ^. CARCASON A. Dans le champ en monogramme triangulaire RVI, est-ce la première dégénérescence du mot REX ?
Billon. Denier. Poids 1».00.
Collection Victor Bordes, à Bordeaux.
PI. XIV, n^ 7.
Bernard-Uatton continua quelque temps le type triangulaire et le type carré Toulousain. Mais il adopta ensuite la croix, coupant la légende, venant de Barcelone, qui persista sous les deux Roger, mais sans exclure la croix simple.
332. * ROGER COMEcn. Croix cantonnée d'un besant aux 1*' et 2*. i>. CARCASONE CI. Dans le champ crosse et annelet.
BilloD. Obole. (De Longpérier inédUes du cabinet Dassy.) Challande, PL XIV, n' 33.
PL XIV, n*>6.