‹ Monnaies féodalesChapitre 180 sur 314 · Le même. Cuivre. Collection Meyer · texte numérisé non relu

Le même. Cuivre. Collection Meyer

355. ^ KAR....EX Couronne dans le cbamp. i^. il^ C(MîJS pedemonUS. Croix

fleurdelysée.

Bas-billon. Denier. Musée de Marseille. PI. XV, no 40.

C'est le denier coronat dont H. Carpentier parlait (4) et qu'il n'a pas publié malgré, disait-il, son attribution incontestable. M. Laugier a bien voulu nous en envoyer le dessin.

D'un autre côté, M. Blancard nous fait connaître divers documents, qui font présumer qu'il reste d'autres monnaies à retrouver.

En 4294, Charles II confirma le privilège donné par son père à Giraud, de Moret, sur la monnaie à Sisteron. C'est le privilège dont nous avons parlé plus haut et qui se réduit, d'après la dernière lecture de la charte, à un droit sur la criée. Mais en 4 296, on aurait recommencé à frapper à Forcalquier, sans doute, selon le type des Guillelmins; en 4297 (2), Charles ordonna à Aix la fabrication d'une monnaie forte grossi pretû, mais le bon aloi de cette monnaie tenta la cupidité des changeurs; il dut y renoncer et ordonner en 4298 (3), la fabrication de nouvelles espèces et la démonétisation des anciennes à l'exception des royaux couronnats Provençaux et des royaux Marseillais . Quelles sont ces espèces nouvelles ? H. Blancard nous apprend (loco citato) que ce sont les gros à la tête dont le poids est de 3^. et les doubles deniers à la tête.

Nous relevons encore, dans l'inventaire des archives des Bouches-du-Rhône,

(1) Revue Numismatique française 1866, page 346. {%) Revue Numismatique française 1883, 3* livraison. (3) Blancard, page 155, Archives des Bouches-du-Rhône.

deux articles intéressant la namismatUque ; un règlement de Charles II, concernant les monnaies (1) et un autre de 1307, concernant les monnaies du Piémont (2).

?ious venons de faire connaître sous le n° 355 le denier coronat du Piémont; il il a été en outre publié des demi-gros avec la légende C0M6S P6D6 MONTIS autour des armes d'Anjou (Collection San Quintino), et il reste à retrouver des gros dont l'émission résulte d'une charte signalée à M. de Longpérier par M. de San Quintino (3).

Ce ne fut qu'à la fin de 1302 que fut créé le gillat ou carlin. Ce type était emprunté à celui des sénateurs de Rome, qui représentait Rome assise sur un trône de forme byzantine et puis sur un pliant à télés de lion. Le nom de Gillat vient de l'italien (Gigliati) lis, celui de carlin, du roi Charles II qui l'émit le premier. Ce carlin ne présente qu'une seule légende au revers, bOROR R9GIS IbDI8II5« DILIGIT, légende tirée du 98® psaume. M. Blancard ne serait pas éloigné de croire que celle fabrication a pu être continuée par Robert comme un hommage rendue à son prédécesseur (4).

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