VALENCE ET DIE
Le monnayage épiscopal et comtal de ces deux cités n'a pas moins profité que les articles précédents des travaux de MM. Yallier et Roman. Bien des erreurs ont été signalées dans les lectures et dans les dessins. Bien des pièces nouvelles ont été découvertes. Il y a une modification complète.
Et d'abord une première discussion s*élève sur le classement des gros portant la légende * lObARfiS 6PISC0P avec la croix tréflée, cantonnnée au 2* d'un annelet et au 3* d'une étoile. M. Long de Die, en publiant ce gros (1), l'a attribué à Jean de Genève (1283-1297). Poey d'Avant le classe à Jean III (1352-1354). Il y a donc entre les deux attributions un écart de plus d'un demi-siècle. Ce qui nous ferait pencher pour celle de M. Long, qui depuis a été défendue énergiquement par M. Charvet dans son catalogue, c'est non seulement la supériorité du métal, mais la forme de la croix. Poey d'Avant invoque ce même argument et la rapproche de celle employée par le comte Aymar VI (1345-1373). PI. CIII, n« 17.
Mais la croix des gros au nom de lObAnGS ressemble bien plus encore à celle des monnaies anonymes de Valence. Selon nous, la raison de décider est la sobriété des ornements, tandis qu'en 1352 Tinfluence italienne, venue par les comtes de Provence, avait surchargé le champ des monnaies de croix feuillues et d'épicycloïdes.
(1) Revue Numismatique française 1846, page 360.
Les gros aa nom de lObARGS nous paraissent donc appartenir à Jean de Genève. Ils doivent reprendre en tête da monnayage signé la première place dont Poey d'Avant les avait dépossédés.