‹ Monnaies féodalesChapitre 241 sur 314 · GUILLAUME DE BEAUREGARD · texte numérisé non relu

GUILLAUME DE BEAUREGARD

551 . G • DEI » GRACIA o ABAS SANTI « OGEND' . Personnage en pied debout, la tête couronnée, tenant l'épée et la main de justice, dans une chaise surmontée de deux crosses et dans un champ de lis. ^. * XPO o VINGIT • XPa o R«&NAT 9 XPO • IMPeRÂT. Croix feuillée des écus rovaux de France, cantonnée de deux couronnes et de deux fleurs de lis. Or. Franc à pied. Unique, acquis pour M. Ferrari, en vente publique, moyennant 1 ,680 fr. plus les frais.

PI. XXIII, n« 3.

L'apparition de cette pièce a appelé de nouveau l'attention des savants sur le dessin de Cl. de Boze, publié par Poey d'Avant comme portant au droit WILLELMVS ABBAS SCI EVGENDI et au revers XC VINCIT XC REGNAT. M. Chabouillet a annoncé à la Société des Antiquaires de France qu'il avait retrouvé ce dessin, qui lui paraissait être une empreinte prise sur un poinçon; la

légende exacte est GVILL ABBAS SANTI fiVGeNDI et constitue une variété. Il a manifesté également Tintention de publier une notice sur le monnayage de Saint- Oyen-de-Joux. En attendant cette notice, nous devons signaler le procès-verbal dressé contre Tabbé et dont le texte figure dans Fouvrage de M. de Saulcy (<).

Ce procès-verbal est ainsi conçu :

« Ce jour (15 février 4 373) vint en la chambre des monnaies le baillif de Mascon lequel apportai'. 11^. de blancs contrefaits à ceux du roi notre sire, lesquels blancs Tabbéde Saint-Ouen fait faire à Moient, près de Saint-Glade, en Tempire (2), dont Ton prit 42 pièces pour faire Tessay et fut trouvé à 3'*. 13^. et de 10*. de poids et le demourent fut couppé et rendu au baillif et fut mandé aud baillif qu'il mil le temporel dud abbé en la main du roy.

» Item 2 francs contrefaits par led abbé de Saint-Ouen. »

Trois ans après, Tabbé de Saint-Claude était excommunié par Tarchevéque de Besançon pour avoir fait fabriquer monnaie dans sa terre de Moirans comprise dans ce diocèse. Mais il obtenait gain de cause eu cour de Rome. En tout cas si Tabbë avait droit de monnayage, il n'aurait pas du contrefaire les monnaies du roi.

Ces francs sont incriminés ajuste raison, puisque la seule différence des types consiste dans les deux crosses qui surmontent la chaise et dans la légende du droit. Il reste à retrouver les blancs qui ont été saisis par le même procès-verbal et dont rien ne nous indique le type. Le numéraire qui a pu et à dû être émis de 1175 à 1373, c'est-à-dire pendant 200 ans, nous fait pareillement défaut.

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