GUY I". 4053— H
633. ^ WIDO COMES. Croix cantonnée de quatre points. ^. ABBATIS VILLA. Deux lis rejoignant un annelet central, dessus et dessous un. croissant entre deux annelets.
Billon. Denier. Collection Van Robais.
(Notes d'Archéologie et de Numismatique 1883, PL II, n? 5j. PI. XXVI, n« 3.
Ce denier nous paraît le môme que celui mentionné au Catalogue Dassy, n"* 1577 y comme portant au revers deux lis et six croissants.
Le nom WiDO est souvent écrit VOIDO en rétrograde et c'est ainsi qu'il faut lire les légendes des numéros 6693 et 6694 de Poey d'Avant, qui sont présentées d'une manière indéchiffrable.
Il est vraisemblable qu'une partie de ces pièces appartient à Guy I!, et je ne serais pas éloigné de lui donner celles des collections Van Robais et Dassy qui, par la disposition du champ, se rapprochent assez des monnaies de Jean P' et ont été copiées par Edouard P'.
(1) Mémoires. Académie de Clermont-Ferrand 1882. <S) BuUeiia des aytiquairea de la Moriaie 1875.
C'est en effet à Edouard 1^ que, sur les justes observations de M. de Louj^érier, mais plus encore par te rapprochement de cette pièce nouvelle de Guy I^, on doit classer désormais le denier n** 6726, PI. CLVl, n^ 28, de Poey d'Avant. Ce type était déjà connu avec le nom de Jean et nous ne voyons aucune rais(»i pour le refuser à Jean V l'imitant de Guy. Les lettres de légendes en sont carrées. Les lettres M et E sont liées. M. Van Robais (loco citato n^ 4) nous fait connaître one monnaie au même type qu'on peut attribuer i Jean II par la différence des caractères.
633. * IOb....S COnîfiS. Croix cantonnée de quatre besants. % * ABB....
VILLOC. Deux (leurs de lis se rejoignant par la tige, à gauche un croissant et
au-dessous un annelet, à droite un croissant. Billon. Denier. Collection Van Robais.
(Notes d'Archéologie et de Numismatique 1883. PL II). PI. XXVI, n° 4.
C'est évidemment le même type, sauf les lettres gothiques, que le type précédent. Ces observations sont dues en partie à M. Van Robais.
Le même numismatiste est en contradiction avec M. Deschamps de Pas pour le classement du denier au léopard passant, avec R£X au-dessus et la légende Abbeville, (Poey d'Avant, même PI., n" 21). Selon M. Deschamps de P«is, il aurait été frappé en application de l'ordonnance de 4294, reconnaissant à la ville d'Abbeville le droit particulier de battre monnaie (Ordinaiio supra facto monete) et comme affirmation du droit d'Cdouard II, roi d'Angleterre et comte de Ponthieu, qui pour des raisons féodales ne pouvait à cette époque exercer une autorité effective dans le comté.
La légende française ABBEVILLE parait appartenir, objecte M. Van Robais, à une époque relativement moderne et on ne la rencontre pas sur les monnaies attribuées à Edouard II. Elle se rapproche de celle qui a été publiée (Poey d'Avant, même PI., n® 31), et appliquée à l'époque de Charles V. M. Van Robais conclut en l'attribuant à Edouard III.