‹ Monnaies féodalesChapitre 51 sur 314 · BEAUGENCY · texte numérisé non relu

BEAUGENCY

Poey d'Avant a proposé d'altribuer au monnayage féodal la pièce au monogramme Carolin et à la légende BALGENTI CASTRQi que Duchalais avait publiée dans la Revue de 1839 y en l'attribuant A Charles-le-Chauve.

Poey d'Avant ne pouvait admettre une origine aussi ancienne, en tenant compte de la fabrique de ce denier, du cantonnement de la croix et de son faible poids, il le plaçait au commencement du x® siècle.

Le trésor de Saint-Taurin d'Evreux contenait deux exemplaires de ce denier avec la différence que la croix n'était pas cantonnée. Ces pièces ne pesaient que h^A% et 4^.45, mais elles étaient usées et avaient dû perdre de leur poids.

M. de Longpérier, en rendant compte de la découverte de Saint-Taurin, et en en tirant les conséquences que nous avons analysées sous l'article Normandie, estime que ces pièces ont été frappées sous le règne de Charles-le-Simple (898-923). Leur peu d'épaisseur et de relief, dit-il (Revue Numismatique 1869, page 73) j la forme nette du monogramme, leur poids, sont autant d'indices qui m'autorisent à adopter cette classification.

MM. de Longpérier et Poey d'Avant se trouvent donc être d'accord sur la date d'émission. Le sont-ils sur la qualification à donner à la pièce.

Nous remarquerons que M. de Longpérier écrit que ces deniers ont été frappés sous le régne de Charles-le-Simple et non par Charles-le-Simple. Pour une plume aussi exercée que la sienne, il y a là un symptôme qu'il ne les classe pas absolument au monnayage royal.

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