VIVIERS
L'évêché de Viviers se rattachait au royaume d'Arles. Dans l'acte de partage entre Louis et Charles-le-Chauve en 870, partage dans lequel était compris le royaume laissé à Lothaire par son frère Charles de Provence, on voit Viviers figurer à la suite de Lyon et de Vienne (2). Aussi les évéques de Viviers, bien que le siège de l'évêché fût sur les terres du royaume de France, se reconnaissaientils vassaux de l'empire et tenaient-ils leurs droits monétaires des concessions impériales. Us ne reconnurent l'autorité des rois de France que sous Philippe-le- Bel,etle droit de monnayage leur fut continué, ainsi qu'il résulte d'actes de 1293, 1307, 1323 et 1363.
.UMON. 1260.
337. AI I EP I IC I OPI. Croix coupant la légende. ^. VI | VA | RI | EN. Croix coupant la légende.
Billon. Obole. Poids 0^.26.
Collection de Clapiers, à Marseille.
PI. XIV, n" 11.
(I) Planlavitius in episc Lodevense, Pages 81, 92, 97, 112. i'i) Revue Numismatique Française 1863, page 266.
H. DE VILLARS 1331—1336 ou AIMAR DE LA VOULTE 1336—1365.
338. >If .... A GRA 5 PLA. Tète couronnée de la Vierge avec une lleur de lis au-dessus. ^. ... GPS 8 VIVA... Croix lleuronnée.
Billon. Dénier. Poids 0«.70, unique.
(Catalogue Rousseau, PL III, n° 9).
Pi. XIV, nMO.
Le style de cette monnaie est évidemment du xiV siècle et plutôt de la première moitié. Les ornements de la croix rappellent ceux des monnaies d'or du Prince IVoir. C'est donc avec rai.'^on que B. Fillon a attribué ce denier à l'un ou l'autre de ces deux évèques, puisque le nom de la légende manque. M. Cliallande rejette la lecture du droit et y cherche vainement le nom de l'évêque (1).