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'< On ignore, dit Poey d'Avant, à quelle époque les évèques de Monde commencèrent à faire i)attre monnaie. Ce dut être antérieurement au xiii" siècle ». Ce l'ut en effet bien antérieurement. En 1167, Aldebert, évoque de Mende, vint à Paris, à la cour de Louis VII (2), et en présence de tous les barons, il reconnut que son évêché dépendait du royaume de France et lui fit serment de fidélité sur l'évangile. En échange de cet hommage qui réglait des droits incertains entre le royaume et l'empire, le roi lui concéda pour lui et ses successeurs l'évêché de Mende, ciim regalibiis ad nostram coronam pertinentibus . Oi-, les droits régaliens comprenaient le droit de battre monnaie (3).
Aussi, lorsqu'un sire Arnoul deCour-Ferrand, sénéchal de Bcaucaire^ prétendit avoir des droits à la monnaie de Mende, un arrêt du Parlement de 1266 reconnut que l'évêque et ses prédécesseurs étaient en possession de frapper cette monnaie, laquelle depuis longtemps, 77îulto tempore, avait cours dans la cité et le diocèse de Mende.
339. S i PRIVATVS. Buste mitre de face, descendant dans la légende. R. >if MIMAS CIVITAS. Croix patlée et anglée d'annelets liés par un long pédoncule.
Billon. Poids 0^.45. Cabinet de Grenoble.
(1) Histoire monélaire du Languedoc, Page 412.
(2) Constans. Traité des monnaie.
(3) Ducange, Verbo Regalia.
(Va/lier, Revue Belge 1815. PL /, n' 6). PI. \IV, n"12.
340. * PRIVÂTVS. Tête de profil à droite. ^. fit MlMATVM Croix .simple. Biilon. Denier. Poids 0^.55. Collection Challande.
(Histoire du Languedoc, PI. XVII. n" 10). PI. XIV, nM 3.