EUDES DE PENTHIÈVRE
Alain meurt en 1040. laissant pour héritier un enfant de quelques mois, du nom de Conan, qui est placé sous la tutelle d'Eudon de Penlhièvre, son oncle. Ce dernier avait obtenu, en apanage de son frère Alain, les diocèses de Tréguier, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Dol et il essaya de dépouiller son neveu du reste de la Bretagne. 11 prit le titre de duc des Bretons, et c'est à lui que M. B. Fillon propose d'attribuer le denier suivant :
^ ayiTTOHHVlll. Monogramme, r. RED»5iNIS CIVIT. Croix cantonnée aux 2" et 3'^ d'une sorte de croissant.
Poey d'Avant a puhUé ce denier PI. VIII, n° 18. M. Bigot le faisait remonter à Cwerech et Poey d'.4vant se contente de dire monogramme inconnu. M. B. Fillon y voit un € et un D redoublé comme dans la légende qui suit (1).
C'est en tout cas à Eudes qu'appartient certainement le denier suivant ;
28. * EODODQS BRITON. Monogramme, r. REDONIS CIHAS. Cinq points disposés en croix terminant la légende. Croix dans le champ. Catalogue Rousseau, paye 177 , vignette.) PI. II, n" 1.
Il était impossible de reconnaître ce type dans le denier complètement défiguré
(I) Nous apprenoii?, au dernier moment, qu'un numismatisie breton revendique ce denier pour Erispoë dont il reconnaît distinclement le nom en toutes lettres dans le monogramme.
donné par Poey d'Avant, PI. IX, n" 7, et qu'il avait In lœODqS NPION. Aussi l'avait-il classé aux empreintes dégénérées de Conan.
La forme du D est singulière et figure un redoublement de lettres. Quant au monogramme, il est déjà un peu altéré et n'offre plus, dit M. B. Fillon, que les rudiments défigurés d'Edonis.
Nous sommes beaucoup plus tenté d'y lire le monogramme de Britannie, d'autant que sur un exemplaire du Cabinet de France le monogramme est moins confus et donne très distinctement un A barré qui ne peut être confondu avec un V. Cet exemplaire présente une double légende rétrograde.