‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 166 sur 262 · Tome II, 4^ Série · texte numérisé non relu

Tome II, 4^ Série

PI. XVIII, n" 9.

4-23. * RAÇT?S ? DNS Gj Seses. Milre. i^. ^ OBOLVS CIVIS. Croix pattée.

Billon. Obole. Collection Lamorte Félines.

(Vallier. Revue Numistnatique bclye 1877, Pi. V, W 6, page 3W). PI. XVIII, nMO.

M. Vallior a élu amené à classer cette pièce a Saint-Paul-Trois-Cliàteaux, par la ressemblance do type avec le n" 12 de la planche Cil de Poey d'Avant. Mais il ne serait pas éloigné d'admettre que c'est une contrefaçon de plus à porter au débit des princes d'Orange et ce n'est pas nous qui enregistrons trois nouvelles imitations que nous opposerons à cette attribution.

424. "î* ï R' DGI ï GRA i PRIROPS. Ecu au cornet penché à dexlre et limhrr

d'un heaume à deux volets sans cimier. S^. Un cornet AVR, un cornet DVP. lui

cornet D IH, un cornet G XX. Croix cantonnée d'un cornet. Billon. Double denier. Musée de Marseille.

(Blancard. Annuaire de la Société française de Numismatir/ue 188 i\.

Le dessin de Poey d'Avant, PI. CVIII, n° 8, ne diiïère de ce nouvel exemplaire que par des détails secondaires, il porte en outre un cornet sur le heaume en cimier et un cornet à chacun des 2^ et 3° cantonnements de la croix du revers.

Ce n'est donc pas la différence légère existant entre ces pièces qui nous engage à publier à nouveau ce double. C'est l'interprétation toute nouvelle donnée par M. Blancard à la légende du revers , interprétation et dissertation qui se comprend mieux avec le dessin sous les yeux.

MM. de Longpérier et Duchalais (1) avaient lu le revers AVRwVe DSPler Denariiis % III (trium) Qranorum (et) XX (viginti), et comme les trois pièces que l'on connaissait pesaient 23 grains, 24 grains 1/2 et 22 grains, ils en avaient conclu que ces signes III G XX devaient se lire XXIII grana et indiquaient le poids de la monnaie. Poey d'Avant avait adopté cette opinion. Il disait que c'était le seul exemple au moyen âge d'une monnaie dont la légende exprimât le poids. Nous avons reproduit cette interprétation dans une conférence faite à la Société de Numismatique (2).

Telle n'est pas l'opinion de M. Blancard. Il est frappé de l'inversion qu'on est obligé d'infliger à la légende pour l'amener à en faire une énonciation pondérale, inversion qu'il déclare inusitée dans le latin du moyen âge.

Selon lui le premier mot de la légende du revers complète la légende du droit PIRNCPS hSRasice ; les suivants déterminent l'espèce monétaire DVPlei Denarius; la lettre D a une double signification et on doit lire Denarii, III Orana XX. Or, trois deniers 20 grains, c'est l'indication du titre, de l'aloi de la monnaie,

(1) Revue Numismatique française 18W, page "û.

(2) Comptes-rendus. Société de Numismatique 1878.

li'l (jiio nous le voyons indiqué clans les documents monétaires et notamment dans la fameuse ordonnance de 1315, qui édicté le titre auquel doivent être frappées les monnaies féodales. Nous rappelons ici que le titre de l'argent se divisait en douzièmes ou deniers, qu'une monnaie à 3''., serait donc d'un quart d'argent et de 3 4 d'alliage et que 3 deniers 20 grains correspondent à 284/1000 de fin.

M. Blancard fait ensuite la coojparaison de ce double d'Orange avec les doubles lie Provence, tant sur le rapport de l'alliage que sur celui du poids, et il est amené à conclure que ce double denier a du être émis entre 1330 et 1360. C'est donc encore une monnaie à attribuer avec certitude à Raymond IV.

42-i . li- RAMI5PD â DG 3 BAISII . Heaume ou mitre à deux fanons. R. ^ PRIRCGPS AI5RA. Croix cantonnée du cornet au 2% l'A et J'U liés. Billon. Denier. Musée d'Avignon.

PI. XVIII, n" 11.

42(). li" RAI^VRDVS l DS % BAvSCIO. Heaume ou mitre. »,. ^ OHI S GRA S PRRS S ÂVRÂCI. Croix.

Billon. Denier. Musée d'Avignon. PI. XVIII, n"12.

(k\s deux deniers sont frustes dans le ciiamp. Il est dillicile de déterminer si c'est un iieaume ou une mitre.

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