‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 201 sur 262 · GUILLAUME DE BEAUREG.4RD · texte numérisé non relu

GUILLAUME DE BEAUREG.4RD

■ V.\\ . G . DEI » GRACIA o ABAS SANTI . OGEND' . Personnage en pied debout, la tète couronnée, tenant l'épéc et la main de justice, dans une chaise surmontée de deux crosses et dans un champ de lis. ^. ^ XPQ o VINGIT » XPa o RfiGNÂT » XPG " IMPeRÂT. Croix feuillée des écus royaux de France, cantonnée de deuv couronnes et de deux lleurs de lis.

Or. Franc à pied. Unique, acquis pour M. Ferrari, en vente publique,

moyennant 1 ,680 fr. plus les frais.

PI. XXIII, n^S.

L'apparition de cette pièce a appelé de nouveau l'attention des savants sur

le dessin de Cl. de Boze, publié par Poey d'Avant comme portant au droit

WILLELMVS ABBAS SCI EVGENDI et au revers XC VINCIT XC REGNAT.

M. Cbabouillet a annoncé à la Société des Antiquaires de France qu'il avait

retrouvé ce dessin, qui lui paraissait être une empreinte prise sur un poinçon; la

légende exacte est GVILL ABBAS SANTI evoeNDI et constitue une variété. Il a manifesté également l'intention de publier une notice sur le monnayage de Sainl- Oyen-de-Jou\. En attendant celte notice, nous devons signaler le procés-veriial dressé contre l'abbé et dont le texte figure dans l'ouvrage de .M. de Saulcy (1).

Ce procès-verbal est ainsi conçu :

« Ce jour (15 février 1373) vint en la chambre des monnaies le baiilif de Mascon lequel apporta 4^ 11*. de blancs contrefaits à ceux du roi notre sire, lesqueLs blancs l'abbéde Saint-Ouenfait faire à Moient, près de Saint-Glade, en l'empire (2), dont l'on prit 12 pièces pour faire l'essay et fut trouvé à 3'. I3-. et de 10\ de poids et le deniourcnt fut couppé et rendu au baiilif et fut mandé aud bailiif qu'il mil le temporel dud abbé en la main du roy.

» Item 2 francs contrefaits par led abbé de Saint-Ouen. »

Trois ans après, l'abbé de Saint-Claude était excommunié par rarclievêque de Besançon pour avoir fait fabriquer monnaie dans sa terre de Moirans comprise dans ce diocèse. Mais il obtenait gain de cause en cour de Rome. En tout cas si l'abbé avait droit de monnayage, il n'aurait pas du contrefaire les monnaies du roi.

Ces francs sont incriminés ajuste raison, puisque la seule différence des types consiste dans les deux crosses qui surmontent la chaise et dans la légende du droit. Il reste à retrouver les blancs qui ont été saisis par le même procès-verbal et dont rien ne nous indique le type. Le numéraire qui a pu et à dû être émis df 1175 à 1373, c'est-à-dire pendant 200 ans, nous fait pareillement défaut.

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