BOURBON
Kendant compte d'une découverte assez importante, M. I)ourif(l) a catalogué le denier suivant.
(575. 10 CAST ANO. Croix, èj. >if BORBONENSIS. Cliatei.
C'est un nouvel exemplaire du denier publié par nous, PI. A'III, n" 14. Mais il serait bien important de savoir si la lecture 10 est exacte et nous n'avons pu nous procurer ni le dessin, ni une empreinte de cette monnaie.
SOUVIGNY
I.a trouvaille de Jonzac a démontré l'authenticité du denier portant EMRICVS DE FRANCIE (notre PI. VIII, n° 12 bis), mais n'a point avancé la question sur sa véritable attribution. Il y eut bien à Cluny, dont relevait Souvigny, un abbé nommé Enricns de Francreriis. Il est mention de lui en 1308 et il fut promu évéque en 1318. Le trésor de Jonzac ayant été enfoui vers 1255, ce denier ne peut lui être attribué. M. Lalanne, de Bordeaux, qui a recueilli deux de ces deniers, y lit DE BRANCIE. Il nous signale un Stephanus de Brandon, qui fut d'abord prieur de Souvigny et vingt-deuxième abbé de Cluny, de 1230 à 1236. 11 n'est pas impossible de supposer qu'un Aimery ou Henry de Brancion ait succédé à son parent comme prieur de Souvigny, bien que les annales de ce prieuré soient régulièrement tenues. Ouant à la terminaison CIE pour CIONIS, il est évident qu'elle n'a été placée que pour imiter la même l'orme dans les deniers de la Marche.