GUILLAUME II
13t. -i" GVILLMVS DOLL Croi\. ^. * CASTRI RADVLFi. Dans le rhamp DNS entre un oméga et un croissant renversé.
OboIc. Collection Hoffmann. PI. VI, n" 6 bis.
Cette obole, qui porte à la l'ois le nom de DOLI et de CASTRl RADVLFI, nous paraît appartenir à Guillaume II et la qualification de DNS qui est dans le champ ne peut être reproduite dans la légende.
(Il ILLAUME III. 1270.
132. «i' GLM DE CbAVIG. Fusées de Cliauvigny. ^. DNS DE DOLIS. Croix cantonnée d'un T au 1" canton.
Obole. Collection de la Saussaye.
(Revue Numismatique Française 1858, page 459, Vignette).
M. de la Saussaye attribue cette obole à Guillaume II, à cause de la ressemblance de son style et de sa fabrique avec le bon monnayage de Saint-Louis.
Guillaume III, au contraire, avait tellement altéré ses monnaies que ses sujets s'en plaignirent au roi et, que par acte du 6 décembre 1316, il s'engagea à n'en plus frapper ni lui ni les siens pendant vingt-neuf ans, si ce n'est une fois dans quinze ans, jusqu'à la valeur de 200 livres, du même poids et au même titre que le petit tournois à condition aussi que pendant vingt-neuf ans on ne recevrait dans ses terres que la monnaie du roi et que ce terme expiré il pourrait lui et ses héritiers recommencer à batti-e monnaie.
133. * GLL DE CbAVIG. Fusées. ^. •?« DNS DE DOLIS. Croi.x. Dans le 1" canton, un A.
Obole. Collection Rollin et Feuardent.
fDe Longpérier, Revtœ Numismatique 1868, paf/e W^). PI. VLn"6.
Cette obole, qui était représentée par deux exemplaires^ est comme la précédente d'un bon style et d'une bonne conservatio;i. Elle faisait partie d'un dépôt dont les dernières pièces signées ne dépassent pas ladate de 1314. Elles auraient donc été émises par Guillaume III avant 1316, ce qui n'a rien d'impossible puisqu'il était seigneur de Chàteauroux, depuis 1270, et que les deniers connus ne sont pas tous de mauvais aioi, soit en 1331 à l'époque où il eut le droit d'émettre pour 200 livi-es de monnaie.
M. Buhot de Kersers propose de résoudre ainsi la question [RevueNumis7natique Française 1868, page 183'. En rendant compte de la trouvaille de Charost (Cher)
(1), dont proviennent les deux oboles décrites par M. de Lonjrpérier, il signale la môme obole cantonnée également d'un À et fait connaître qu'elle faisait partie d'un dépôt où figurait un Poillevillain de Philippe de Valois émis postérieurement à 1331 et que, par conséquent, rien ne s'oppose à ce que des oboles de bon aloi aient été émises en 1331, mais que la sienne d'un titre très bas d'un flanc tellement mince, qu'elle s'est brisée entre ses mains, était antérieure à 1316.
I3i. * GLL DE CHAVIG. Fusées. DNS DE DOLIS. Croix. Billon. Denier. Collection Rollin et Feuardent. Cl- denier unique est d'un bon aloi et appartient aux premières années de (iuiilaume.
Quant à nous, nous aurions été bien tenté de penser que cette fabrication de 1331 a dû émettre un type nouveau pour se difTérencier des espèces décriées et que ce fut le type du denier, PI. X.VXXII, n" 5, de Poey d'Avant, dont le croissant renversé par son agencement avec les étoiles rappelle assez la couronnelle. Nous donnons de ce denier un dessin nouveau d'après un très bel exemplaire acquis par nous à la vente de la collection Colson.
\'3b. "î" GVILL DOMINVS. Croix cantonnée au 2^ d'une étoile à six pointes. R. ^b CASTRI RADVLFI. Fleur de lis sur un croissant entre deux étoiles à six pointes.
PI. VI, n" 7.
N'oublions pas de signaler que 31. de Longpérier propose d'interpréter la lettre A par .\rgenton, ville qui appartenait aux Chauvigny, et pour laquelle les écrivains du Berry ont toujours réclamé le droit de monnayage.
Tous les cantonnements ne portent pas l'A- Il existe dans la collection Gariel et dans la mienne des pièces où la croix est cantonnée d'un râteau ou d'une étrille.