GEOFFROY
Notons une petite dilTérence de légende. Poey d'Avant publie sous le n" 1987
(I) Cette trouvaille de Charost n'a pu être décrite qu'incomplètement. MM. Rollin et Feuardent n'en avaient acquis qu'une partie, M. Buhot de Kersers n'a vu plus tard que les pièces restées sur place au nomtre de 53. Elles ne comprenaient aucune pièce inédite et le seul enseignement qui puisse en étrr. tiré est la présence simuUanée de l'obole de Chàteauroux avec le Poillevillain de Philippe de Valois. Comme pièces sortant du commun nous signalerons des deniers de Marguerite de Tonnerre ( li"3-lî97 1, Geoffroy de Brabant, sire de Vierzon (I280-130Î).
l'exemplaire du Cabinet de France. [1 faut rétablir ainsi la légende du droit GOFRIliaVS.
Dans un article [Revue Numismatique Française 1861 , parje 329), M. de Longpérier avait été amené à faire deux gi'oupes des monnaies d'Issoudun.
Il classait la légende XOLIDVN à Geoffroy, 1092. Raoul II, H27.
Guy, 1168.
Celle EXOLDVNI à Eudes III, 1180.
Richard Cœur-de-Lion, 1193.
Guillaume l", 1212.
Il a depuis fait connaître le premier la même légende EXOLDVNI avec le nom de Philippe-Auguste.
R.XOUL II. 1127.
Il faut donc tout d'abord restituer à Raoul II, les deniers que M. Poey d'Avant avait à tort classés à Raoul III (1199).
Les preuves et les auteurs abondent dans ce sens. M. B. Filion estime (Catalogue Rousseau, page 14), que c'est par inadvertance, et d'après M. Cartier, que Poey d'Avant avait ainsi classé ce denier que sa fabrique et son style classe immédiatement après ceux de Geoffroy. M. de Longpérier le démontre dans l'article précité.
Depuis le trésor de Massay, près Méreau (Cher), découvert en 1873 et analysé dans le Recueil des Antiquaires du Centre, dans le volume 1873-1874, nous conduit au même résultat , car il contenait en grand nombre des deniers RADVLFVS XOLIDVN et les pièces royales s'arrêtaient à Louis VII. Aucune n'appartenait à Philippe-Auguste (1 180).
Ce trésor contenait également, mais seulement au nombre de trois exemplaires, l'obole de Raoul II.
136. 'RADVLFVS. U^ms le champ m oncial, dessus un Irait, dessous un annelet. R|. ^ XOLIDVN. Croix cantonnée d'un annelet au 1" et an 3''. Bilion. Obole.
(Bulletin des Antiquaires du Centre 1874, PL 11, n° 1). PI. VI, n» 8.
Nous avons nous-môrae, grâce à l'obligeance de M. Hoffmann, examiné un groupe de monnaie qui n'était peut-être qu'une partie détachée du trésor de
Massayet dans les Mémoires de la Société de Numismatifjues anm^c 1879, nous étions arrivé au résultat avancé par notre illustre maître M. de I.on^'péricr.
Mais c'est consacrer iiieii du temps à démontrer un point admis aujourd'hui universellement.
1:57. * RADVLFVS. Croi\. il. XOLIDVN. Dans le rliamp 00 oucial .'t une
ci'oisette.
Billon. Denier. Collection Rollin et Feuardcnt.
Ordinairement le nom de la ville est du côté de la croix.
Il est toujours intéressant de connaître une grande trouvaille suijjneusement étudiée.
Voici l'analyse de celle de Massay, telle que l'a donnée M. Buliot de Kersers :