‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 81 sur 262 · BRIOUDE · texte numérisé non relu

BRIOUDE

Bien avant la fin de la dynastie Carolingienne, les comtes d'Auvergne usurpèrent les droits régaliens et battirent monnaie.

A ce monnayage, dit .M. Cliassaing, comptes-rendus de la Société de X/imismatique iS7^, Page 104, se rapportent les pièces à la légende VICTORIACO, ancien château déchu, aujourd'hui le bourg de Saint-Ilpize.

M. Chassaing fait ainsi revivre la vieille querelle soulevée par l'attiibution de ce denier où les uns ont voulu voir le souvenir d'une victoire de Guillaume VII, duc d'Aquitaine, sorte de légende tout à fait inusitée en numismatique féodale, d'autres ont cherché un nom de lieu et M. de Gourgues a proposé d'y voir Victoriacum castntm, ancien nom de Vieille-Brioude. M. Poey d'Avant reconnaît que c'est un nom de lieu, mais il le cherche en Aquitaine, sans en déterminer la position exacte.

Une trouvaille faite en Espagne vers 1869, et acqii^-- par M.M. Rollin et

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Feuardent, nous fournit d'intéressants renseignements de syncln'onisme. Nous espérons en donner plus tard une analyse complète. Disons quant à présent qu'elle contenait des deniers d'Eudes IVappés à Toulouse, des deniers carolingiens jusqu'à Charles-le-Simple, et le denier au nom de Raoul frappé au Puy, dont nous allons parler, et qui ne peut-être antérieur à 923. C'est dans cette trouvaille également que figuraient les deniers à la tête chinonaise et notamment ceux portant maltans au revers. Enfin le plus grand nombre des pièces, le fond de la trouvaille consistait en deniers au monogramme Carolin dégénéré et à la légende BRIVJTGS. Ces deniers remontent donc ai' premier tiers du x* siècle, tandis que d'après la composition du trésor de la collégiale de Saint-Ouis à Soleure, on les avaient classés à la deuxième moitié de ce même siècle. On remarquera aussi que les comtes d'Auvergne n'ont pas tardé à substituer leur nom propre au nom loyal, et le nom de Vlelmo eomes qui s'est immobilisé est peut-être celui de Guillaume I" (806-918), le premier comte héréditaire. Enfin s'ils ont consenti au monnayage de l'évêque, ils ont continué leur fabrication.

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