‹ Monnaies gauloises. Description raisonnée de la collection de M. P. Charles RobertChapitre 10 sur 39 · IMITATIONS DE LA MONNAIE DES COLONIES GRECQUES DE LIBÉRIE · texte numérisé non relu

IMITATIONS DE LA MONNAIE DES COLONIES GRECQUES DE LIBÉRIE

Argent.

Emporiae et Rhodae, colonies fondées par les Grecs sur la côte des Indigètes, étaient très voisines de la Gaule ; aussi leurs monnaies furent-elles imitées au nord des Pyrénées.

EupoRiAE. — Les copies des drachmes d'argent d'Emporiae retrouvées jusqu'à ce jour présentent déjà quelques variétés. Les plus belles ont à peu près le poids élevé du prototype grec. Viennent ensuite, comme dans toutes les séries d'imitation, des dégénérescences de plus en plus mauvaises. Les plus anciennes de ces imitations peuvent appartenir aux peuples aquitains aussi bien qu'aux Gaulois. Il semble, autant qu'on en peut juger par les trouvailles, que ces drachmes ont été fabriquées dans le sud-ouest de la Gaule plutôt que vers les bords du Rhône, et qu'elles ont abondamment pénétré dans le centre de la France. L'usage du type d'Ëmporiae s'est donc étendu fort loin des points où la Gaule confinait avec la côte des Indigètes ; mais le fait n'aura rien de surprenant lorsqu'on aura vu les Arvernes et d'autres Gaulois prendre leurs modèles en Macédoine.

Avant de décrire les imitations qui font partie de ma collection, je rappellerai en quoi consiste le prototype grec. J'en emprunte la description à M. A. Heiss {Monn. ant. de VEspagne^ p. 86.

ENnOPITHN, tète de divinité féminine à gauche, peut-être Cérès,

avec pendants d'oreilles et collier.

Cf. Cheval immobile à droite, portant un collier ; au-dessus de

l'animal, une Victoire tenant une couronne.

Premier type d'Ëmporiae. Arg., 4^90; deuxième siècle avant notre ère, suivant l'auteur que je viens de citer *.

Voici maintenant les imitations :

Tète de femme à gauche, d'une très belle exécution, mais dont les cheveux sont massés en lourdes mèches suivant l'usage de l'ouest et du centre de la Gaule.

^ Il est à remarqaer qae si le premier type d'Ëmporiae, aa cheval deboat sormonté d'une Victoire, a été copié en Gaule, c'est le second type, c'est-à-dire le Pégase, qui s'est répandu dans les ateliers de l'Espagne.

29 MOmàltS 6Afn/>MB8.

^. Cheval à droite, portant un collier et surmonté d'une dégénérescence de la Victoire.

Trouvaille de Breith dans le Limousin ; métal de bon aloi^ 4,50. Ce poids est considérable, si l'on tient compte de la différence en moins que présentent toujours les imitations monétaires; il rattache la pièce ao prototype, c'est-à-dire ides draclunes de système olympique suivant M* Vasquez Queîpo, et en fait, autant que son beau style, un des plus antiques spécimens du mooDayage gaulois. M. Muret, du cabinet de France, n'hésite pas à considérer la drachme que je viens de décrire comme contemporaine des plus belles oboles marseillaises.

La trouvaille de Breîth, outre les exemplaires de l'imitation de la drachme du premier type d'Emporiae, m'a permis d'acquérir d'an» très drachmes, également de poids élevé, avec la même tête, mais dont les unes portent au revers le lion de Marseille, les autres le type connu du bige grec (Dict. archéol. de la Oaule; monn. des Lémovi' ceSy fig. 35). Cette trouvaille révèle donc un monnayage considérable et très ancien, que le type de la tête permet d'attribuer aux Lémovices et même à quelque peuple situé plus au centre de la Gaule.

Dans d'autres imitations moins anciennes et déjà dégénérées, la Victoire est réduite à une tête surmontant deux circonférences dont Tune représente la couronne et l'autre le corps ; un trait jeté en arrière figure la robe et les jambes.

Tête de femme à gauche.

ÇT. Cheval debout, portant un collier ; au-dessus de lui, une Victoire figurée par une tête et deux anneaux. Style médiocre, provenance inconryie; argent d'assez bas titre; 4,48. Cette imitation est beaucoup moins ancienne que la précédente.

On a trouvé jusque dans le Nord-Ouest des divisions de la drachme présentant au droit une tête casquée et au revers le cheval surmonté d'une Victoire réduite également à deux anneaux ; c'est une réminiscence combinée de la drachme d'Emporiae et d'une de ses divi- 'sions'. J'en possède des spécimens. (Lambert, Essaisur la numism.

t H. Heitt donne, pi. I, flg* iH et 15, des petites pièces d'argent, ptrties aliqaotes de la drachme d'Emporiae, qui montrent ao droit nne tète casquée.

MONNAIES GÀUL0I8KS. S3

(fH tford^Ouest; AntigmiiréêiB Nortnandiê^ 1865, pi. XI, fig. 160 Les pièces imitées du premier type d'fimporiae ne sont dono pas cantonnées dans une seule contrée, et il est difficile, jus-^ qu'à présent^ de leur assigner une patrie. C'est pourquoi je les al laissées provisoirement dans le sud, c'est-à-dire dans la partie de la Oaule qui avait eu avec Emporiae les communications les plus fooilôs.

Rhodas. — Les imitations ou plutôt les dégénérescences de la monnaie de Rhodae sont en nombre énorme. Elles abondent, isolées et sous forme de trésors, depuis le Rhône jusqu'à l'Océan. Quelques exemplaires proviennent môme de la Province romaine et des environs de Genève. Je ne sache pas qu'aucune de ces pièces se soit, comme les imitations d'Emporiae, rencontrée au nord de la Dordo«> gne ou dans le centre. Ces pièces, connues sous le nom de monnaies à la croix, ont été longtemps considérées comme appartenant exclusivement aux Tectosages. 11 me parait incontestable qu'elles ont été frappées non seulement par ce peuple, mais par les Aquitains à l'ouest et, à l'est, par des Gaulois cantonnés vers la Suisse et la Souabe.

Voici, avant de passer à ces imitations plus ou moins lointaines, en quoi consistait le type de Rhodae, fort différent, au revers, de celui d'Emporiae, et peut-être plus ancien.

POAHprfiN], tète de divinité féminine à gauche, les cheveux relevés et mêlés de feuillages ; collier et pendants d'oreilles.

^. Rose épanouie vue en dessous, tige coupée et figurée par un petit cercle ; les pétales sont séparés en quatre par les folioles barbues.

Cette rare pièce fait partie de ma collection ; argent de bon alol; 4,78 ; gravée pi. Y, fig. 1 »

U y a longtemps que le monnayage d^argent ^ du âud, dit à la croix, est considéré comme se rattachant au type de la rose employé par une des colonies grecques de la côte des Indigètes '• Des maîtres, MM. de Longpérier et de Saulcy, l'ont successivement

1 Les monnaies de bronze an môme type sont très rares ; Je n'en possède aucun exemplaire.

* Voir les déyeloppements dans lesquels Je suis entré à ce sujet dans la Numismait^ dé ta pfùvuuiê de Lùnguedoc^ p. 13 et suiv.

établi. Cependant les imitations directes sont rares, et les pièces qu'on rencontre d'ordinaire dans les collections sont plus modernes et souvent de poids réduit ; en outre, sur ces pièces, les sépales barbus sont remplacés par les branches lisses d'une croix rappe^ lant également le type des oboles de Marseille ; enfin, les pétales ne se trouvent plus que sous la forme d'une sorte d'olive courbée, qui fait bientôt place à des croissants et à d'autres objets. On ne sera donc pas surpris que quelques numismatistes contestent encore la filiation qui unit à l'admirable drachme de Rhodae des monnaies oh la tête humaine est à peu près méconnaissable.

Je ne possède aucun spécimen des imitations directes où les pétales sont encore bien figurés.

Voici quelques dégénérescences :

Tête barbare à gauche.

^. Une croix feuillue remplaçant les sépales; les pétales sont

étroits et rejetés vers le bord de la pièce en dehors d'un filet

circulaire.

Argent bas, 4,40. (Lelew., op. laud.y pi. V, flg. 1.)

Les pièces suivantes appartiennent à divers groupes ; elles sont de poids assez variable et souvent assez bas. La plupart ne sont pas très anciennes.

Tète à gauche.

^. Croix à branches lisses avec un globe au centre, rappelant la

projection du calice de la rose; les pétales sont remplacés par

quatre objets ressemblant à des olives courbées. Dans un des

cantons, un objet en forme d'oreille.

Plusieurs variétés pesant 4,60. (P. Cb. Robert, op. laud.^ pU I, flg. 9, 11 et 12.)

Autre oîi les olives sont remplacées par des croissants aigus. 4,70. (P. Ch. Robert, op. laud.y pi. I, fig. 13.)

Tête à gauche, de type analogue à celui des nègres. jpr. Croissants aigus avec un point en dedans. 2,80. (P. Ch. Robert, pi. I, fig. 15.)

Tête à gauche.

Cf. Un des croissants est remplacé par trois globes montés sur une tige.

Autres avec divers emblèmes, anneaux, croisette bouletée, fleurs de lis, S, etc., qui se combinent au revers avec les croissants.

Tôte à gauche; devant le visage, des poissons, empruntas au second type d'Emporiae, dont je n'ai pas eu d'imitations complètes à signaler, et à diverses monnaies de la Sicile.

çr. Croix cantonnée de quatre olives et d'une hache. Plusieurs variétés, du poids maximum de 3^65. (P. Ch. Robert,

pl.n,flg. 1.)

Tôte à gauche, les cheveux rejetés en arrière et noués à leur

extrémité* Cf. Olives, hache et figures diverses. (P. Ch. Robert, pi. Il, fig. 5, 6,

9 et 14.)

Tôte à gauche d'assez bon type, cheveux et ornements contournés

en manière de cornes de bélier.

^. Croix ; dans les cantons, trois globes et une hache.

3,67. (P. Ch. Robert, pi. H, fig. 19.)

Tôte à droite, formée d'un triangle bouleté, l'œil au centre. Dans le

champ, une sorte de guirlande.

^. Croix cantonnée de deux globes, d'un croissant entre deux

points et d'une hache.

3,17. Trouvaille de Capdenac. (P. Ch. Robert, pi. II, fig. 18.)

Tête à droite, formée d'un triangle avec un œil au centre ; au

dessus de la tète, une crista.

Cf. Semblable à celui du numéro précédent.

3,46. (P. Ch. Robert, pi. U, fig. 17.)

Tête figurée par un triangle avec un point au centre remplaçant l'œil. Autour du triangle, des courbes, des points et des traits.

^. Croix avec un globe au centre; au premier canton et au quatrièmCf les amorces de deux T et un petit globe; au second, un croissant et un petit globe; au troisième, une hache. Argent de bon alol, 1,3S.

Tôte analogue, autre combinaison des traits, des courbes et des

points qui entourent le visage.

Cf. Croix avec un globe au centre ; au premier canton et au qua-

M HOlftlAIiS QAULOntB.

trième, une sorte d^tncre; au second, une oodrbe ou on torquei, entre deux points; an troisième, une hache.

Variété où le triangle diffère de celui des deux pièces précédentes.

ÇT. Croix avec un globe au centre ; au premier canton et au quatrième, un angle droit dont lescAtés sont parallèles aux branches de la croix et qui comprend trois petits globes dans son ouver^ ture; au deuxième, un croissant entre deux points; au troisième, une hache.

Les trois pièces qui précèdent sont nouvelles; Je les dois à Tamitié du savant docteur Galy ; elles proviennent d'un trésor découvert chea les Gadurqaes, à Guzance, aux environs du puy d'Issolud. Du poids de i,35 à l,-?0, elles sont des coupures des drachmes de Gapdenac.

Tète triangulaire analogue, des perles dans le champ. Cf. Croix cantonnée de trois croissants et d'uoe hache»

0,44. Minime fraction de l'entier; trouvée à Vieille-Toolouse. (P. Ch. Robert, pi. H, fig. 15.)

Toutes ces pièces barbares à la tête triangulaire, qui semblent êlre cadurques, sauf plus ample informé par les trouvailles à venir, sont bien loin du prototype de Rhodae. U y a longtemps que M. de Saulcy a sigoalé^rétrangeté de ces pièces dans un important travail sur les monnaies dites à la croix (1). Je les crois peu anciennes; il est cependant difficile d'admettre qu'elles aient été toutes frappées au temps de César, encore bien que Tune des deux pièces d'argent connues du chef cadurque Lucterius (LVXTIIRIOS) ail, si je suis bien renseigné, fait partie de la môme trouvaille.

Au droit, à la place d'une tète un grand rameau ; à côté, dans le champ, UQ petit angle, des points et l'amorce d'une courbe ouverte et terminée par des points.

IV. Croix à branches lisses; au premier canton et au quatrième, une sorte d'ancre, à branches plus courbées que ne l'indique le bois ;

i Revue numism., lSd7, p. 8 et suiv.

MOIfNÀlKS GAULOI8B8. 37

an second, nne conrbe entre denz points; tn troisième, une hache* Deox exemplaires variés, pesant enriron 1,33.

Au droit, à la place d'une tète un rameau; au-dessus, deux traits; à cAté, des points»

^. Croix; au premier canton et au quatrième, un angle inscrit dans les branches de la croix; au second, ^un croissant et un point; au troisième, une hache.

Argent de bon aloi, 1,30.

Les pièces au rameau et à la croix proviennent aussi de la trouvaille faite & Guzance. Cette trouvaille a été décrite par M. Maxe Werly ; elle est remarquable par le peu d'élévation et l'uniformité du poids de tous les types qu'elle contenait.

Je ne chercherai pas à déterminer à quel peuple appartenaient les monnaies au rameau, qui n*ont fait partie jusqu'à présent que d'un seul dépôt. Les trésors, dans l'antiquité comme au moyen ftgi?, étaient généralement composés de pièces appartenant au même système pondéral, mais sorties de divers ateliers, souvent assez éloignés les uns des autres.

Dans le trésor de Cuzance, se trouvait, en outre, un très grand nombre de pièces dont le droit est entièrement confus ou complètement lisse, tandis que le revers est nettement accusé. Cette bizarrerie révèle un mode de fabrication particulier que deux numismatistes^ M. Maxe Werly et M. Lacroix, étudient dans h Revue belge. Je me borne à constater que les revers, qui sont seuls visibles, présentent toujours la croix ; ils procèdent plus ou moins de ceux des pièces décrites plus haut, soit au type de la tête triangulaire, soit à celui du rameau. Je signalerai les revers qui présentent deux rouelles à cinq branches, une courbe entre deux points et une hache; ou bien, une courbe entre deux points, deux petits globes et une hache : ce sont des types déjà connus. (P. Ch. Robert, Num. de Languedoc^ p. 28, pl.n, flg. 16, 17etl8.)

Quelques-unes de ces unifaces, notamment celles qui renferment

daus les cantons de la croix des angles avec ou sans bissectrices, rappellent le type, sinon le style tout particulier des monnaies que M. de Saulcy a signalées comme se trouvant en Souabe, et dont je parlerai plus loin.

Le sous-groupe suivant, dont les provenances ne sont pas encore bien déterminées, se caractérise par le type de la tète et par la coiffure.

Tôte chargée de grandes mèches de cheveux contournées et se

superposant les unes aux autres.

^. Croix cantonnée d'une sorte de flabellum, d'une rouelle, d'une

hache et d'un point.

Argent de bon aloi, 1,86. (P. Ch. Robert, pi. H, flg. 28.)

Ces pièces, et d'autres analogues qui ne font pas partie de ma collection, se rencontrent dans le Midi, sur des points assez éloignés les uns des autres ; elles ne sont pas très anciennes. Une chevelure toute particulière, qui se reproduit au droit des monnaies du centre et de Foccident de la Celtique, me porte toutefois à croire qu'elles appartiennent à un peuple situé vers la Basse-Garonne, peut-être aux Bituriges VivUci.

Je place ici une variété qui n'a rien de particulier quant au type, mais qui dénote un mode de fabrication tout particulieV. Les coins, en effet, étaient beaucoup plus grands qu'il ne le fallait, si bien que la pièce une fois frappée se découpait au moins en deux.

Tête à gauche, dont une partie seulement porte sur le flan ; les cheveux se composent d'une série de S.

ÇT. Croix; rouelle au premier et au quatrième canton; au second, une courbe en forme d'oreille; au troisième, une hache.

Ces pièces se trouvaient en nombre dans un trésor exhumé aux environs de Rodez. (P. Ch. Robert, Num. de Languedoc^ p. 29 et pi. II, fig. 25.)

Le procédé que je viens de signaler devait avoir un motif particulier. Peut-être visait-il la contrefaçon, comme le talon des valeurs en papier qui se détachent aujourd'hui d'un registre à souche.

Je termine le monnayage dit à;la croix par un spécimen des pièces que M. de Saulcy a signalées comme, se trouvant de l'autre côté du Rhin, vers la forêt Noire et en Souabe.

Tête à droite, les cheveux hérissés; Tœil et les lèvres sont figurés

par de gros points.

Cf. Croix cantonnée au premier d*un angle bouleté dont les côtés

sont parallèles aux branches; au second de deux points réunis

par une tige; au troisième de deux globes; au quatrième d'une

courbe elliptique.

Cette pièce de bonaloi, pesant 1,87, me vient d'Outre-Rhin; elle est très concave, ce qui la distingue complètement des monnaies à la croix du midi de la Gaule. Elle semble être, comme le pense M. de Saulcy, frappée pardesTectosages, qui, au rapport de César, avaient émigré en Germanie. Elle peut aussi appartenir à des Gaulois qui se seraient fixés à une époque reculée sur le haut Danube pendant que le reste du peuple, continuant son mouvement d'orient en occident, gagnait la vallée du Rhône et les contrées qui s'étendent le long de la Garonne. (Voir une pièce analogue, P. Ch. Robert, pi. I, fig. 32.)

MONNAIES CISAILLÉES, AU TYPE DU SANGUER.

Ces monnaies, à l'inverse de celles de l'avant-demier groupe, se frappaient avec des coins de droit trop petits. Il arrivait donc parfois que leur flan, généralement de forme rectangulaire ou pentagonale, montrât un large espace nu à côté de l'effigie ; ou bien le coin de droit portait deux tôtes dont les amorces formaient le type de la pièce.

Argent.

Tôte à gauche dans un grènetis.

çr. Sanglier à gauche; au-dessus et au-dessous de l'animal, un

anneau avec un point au centre. ^

Argent de bon aloi, type commun dans l'Hérault. (P. Ch. Robert, pL m, fig. 8.)

Ces pièces, dont le flan se taillait au ciseau, se rattachent par leur faible poids aux monnaies composant le trésor découvert dans les environs du puy d'Issolud.

MONNAYAGE NOMINAL DES YOLCAE ARECOMICI.

Argent.

Tôte à gauche laurée; la coiffure est un véritable édifice»

90 MONNAIES GAQLOISES.

9f . VOL, obeval ï gauche ; à Texergue, une rouelle. Plu2l>3urs variétés, toutes de mauvais style.

Bnmze.

VOLCAE, buste de divinité féminine adroite; devant le visage,

ui>e couronne.

Jf. AREC» personnage drapé dans sa toge; devant lui» une palme.

Plusieurs pièces de bon style.

MONNAIES INDÊTERMfNÉES A LÉGENDES LATINES.

Tête très fruste» de beau style grec et rappelant la t6te d'Apollon

dea oboles marseillaises»

^. Croix partageant en quatre le champ de la pièce, petit globe

au centre ; dan» les cantons» COYE .

Tête de style tout à fait gaulois ; devant le visage, des caractères

peu visibles.

jpf. Semblable à celui de la pièce précédente*

Càes deux toutes petites pièces sont uniques ; la plus lourde pèse (Kii» Elles rappellent Tobole bien connue desVoIkes Arécomiques. Elles ne sont pas du même temps Tune et Tautre, ou sont au moins de deux ateliers différents, tant la tète de la seconde est Inférieure â celle de la première. (P. Ch. Robert, Num. de Languedoc^ pi. III, fig. 16 et 17.)

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