IMITATIONS DES MONNAIES DE LA RÊPUBLHJOB
Argent.
Les monnaies de ee groupe appartiennent aa nord de romaine et surtout aux contrées situées entre la Dnraiiee ci Lyon; en en a trouvé récemment un dépôt très considérable aux enviroai de cette ville. Ce sont des quinaires au type des Dioscures réduit à un seul personnage.
AMBILLL Tète casquée à la romaine.
^. EBVRO, cavalier au galop tenant horizontalement une longue lance«
RICANT. Môme tôle.
Qf. EBVRO, cavalier à peu près semblable à celui du n« précédent.
Une pièce, que je ne possède pas^ portant, DVRNAC EBVROV, avait fait attribuer aux Eburovices les deux quinaires que je viens de décrire. M. de Saulcy, qui a démontré le premier que toutes ces monnaies pseudo-romaines appartiennent aux contrées voisines des Alpes, fait, avec raison, d'Eburo un chef nommé, par exemple, Eburovix. Mais il ne repousse pas absolument du groupe tous les ethniques ^ Il en est de même de M. Hacher» dont il faut consulter uq article important sur la matière *.
DYRNACYS. Ttte casquée*
^. AYSCRO... cavaUer à droite.
Autres avec BRIC et COMA — VIID et COMA — ROM et CN VOLVNT, etc. ; ce dernier nom tout romain dénote une des pièces les plus modernes de ta série.
Suivant M. de Saulcy ce groupe de monnaies, dont je ne possède que les spécimens les plus communs, aurait pris naissance dans la nécessité oîi se seraient trouvés les Gaulois, unis contre Arioviste^ de faire un numéraire spécial pour payer les dépenses de la guerre. Je sais que les villes grecques confédérées avaient des types monétaires communs et activaient au moment de la guerre la fabrication d'espèces qui servaient à payer leurs mercenaires. Mais les Gaulois, au moment de Tattaque des Germains, étaient-ils bien en situation de commencer un monnajrage si varié ? Ils allaient feire une guerre nationale, sans mercenaires, et devaient, onefois engagés, vivre sur le pays et par réquisitions, comme le font encore, dans les circonstances critiques, les peuples les plus civilisés. Le prototype romain était fort ancien ^ et a pu être copié avant l'arrivée d'Arioviste. Je serais donc disposé à croire que lea quinaire» pseudo«romain& qui nous occupent ont commencé à M? e frappée à l'époque où les relations entre Tltalie et la Gaule sont devenues plus fr^uenteai soit avant l'arrivée des Romains dans les Alpes maritimes^ soit après* Les plus récents pourraient être du temps d'Ai» rioviste et de Céaar.
A Lettres à M. de Longpérier, p. 33d «1 ittit,
s Art gauloiSy t. II, p. 77 et soiv.; boit dans le texte.
t Mommsen, Hitt, de la monn. rom.^t» 1¥, pL SB «t M.