‹ Monnaies grecquesChapitre 212 sur 476 · Æ 12m. Gr. 1,10. — Tête laurée d’ Apollon à g · texte numérisé non relu

Æ 12m. Gr. 1,10. — Tête laurée d’ Apollon à g

F ^ Canthare posé sur un dauphin à g.

Cf. Cat. Allier de Hauteroche, pl. X, 15.

Cette monnaie trouve son pendant dans la pièce suivante de Kromna.

9) Le bonnet phrygien ceint d’une couronne de laurier, et orné d’une ou de plusieurs étoiles, est la coiffure ordinaire du dieu Mvjv ; voyez les bronzes de luliopolis (Lajard, Culte de Mithra, pl. LXVII, 5), des Saetteni, d’Attuda, de Laodicée, de Sebasté en Galatie etc.

10) Voyez l’ Aphrodité des monnaies de Smyrne.

J1) Zeitschr. fur Num. VII, p. 223.

12) Zeitschr. für Num. VII, p. 19.

12. Æ 16m. — Tête de femme à g., surmontée d’un stéphanos ornementé et

ornée d’un collier.

\/ ^ <?, . Amphore au-dessus d’un dauphin à dr. ; au-dessus, grappe de raisin.

Mus. de Berlin. — Cf. Num. Chronicle 1873, p. 122.

De même que les monnaies de Kromna, celles de Sésamos datent d’entre l’arrivée d’Alexandre en Asie et la fondation de la ville d ’Amastris, dont Sésamos parait avoir formé une partie intégrante (300 env.) 13).

Sinopé '*)•

Le tétradrachme à la prétendue légende tapie.qn que mentionne Leake l5), est à restituer h Sinope.

13. /R 29m. Gr. 17, — . — Tête de femme à dr., ceinte d’une couronne crenelée

et ornée de pendants d’oreilles.

pf xingtegn derrière Apollon , nu et lauré, assis à dr. sur l’omphalos, tenant le plectrum de la main dr., et la lyre de la gauche; devant lui, a, m et A.

Cab. de France.

Un second exemplaire de cette belle monnaie se trouve dans la Coll, de Luynes, poids 16,95 gr. ; il est contremarqué d’un côté d’une tête de Pallas coiffée du casque athénien et tournée à dr., de l’autre d’une tête imberbe à’ Héraclès, couverte de la dépouille du lion, à dr. Ces tétradracbmes, dont l’Apollon rappelle celui des monnaies Séleucides, datent de la domination syrienne en ces parages, après 280.

14. Æ I9ra. Gr. 3,90. — - Tête voilée de femme à dr., surmontée d’une petite

couronne murale (que le graveur de la planche a omis d’indiquer), pf HNflïïHi à l’exergue. Divinité nue debout de face, les avant-bras étendus, et paraissant tenir à la main g. un arc ou une corne. La tête semble surmontée d’un calathos entre deux cornes de boeuf (?) A ses pieds, à g., un vase ou un gouvernail.

„ Choix”, pl. III, N°. 93.

Depuis que j’ai fait graver ce bronze, je n’ai pas réussi à en découvrir, dans

13) Cf. E. Kuhn, Ueber die Entstehung der Staedte der Alten, 1878, p. 273 et suiv.

14) Cf. les monnaies de cette ville dans la Zeitschr. fur Num. I, p. 136 et VII, p. 19 — 21.

15) Num. Hell. As. Gr. p. 127, d’après Pellerin, Lettre II, Pl. IV, p. 210, et malgré la note (a) de Mionnet, III, p. 619, n. 389.

quelque autre collection, un second exemplaire dont l’état de conservation permettât de définir plus exactement le type du revers. 11 parait qu’il s’agit d’une divinité du genre de celle que présente le bronze de Rhosos, décrit pins loin.

Mionnet a attribué à Sinope deux monnaies coloniales, que je décris de nouveau, d’après des exemplaires mieux conservés de ma collection.

15. Æ 2fim. — divos ivlivs c. cassivs c. f. il vir. c.i.c.f.c. (ou g). Tête

laurée de Iules César à dr. ; derrière . C. p. ï/ avgvstvs div. f. co s. vu. — i m . . . . . ,R\f . Tête laurée d’Auguste à dr. ; dessous, un épi avec une feuille. Devant, en contremarque ronde. C. p.

La contremarque de l’exemplaire de Paris est P-R. Cf. Pellerin, Mél. I, pl. XYI, 1 ; Mionnet II, 403, 100, et Cohen, Méd. imp. 2de éd. I, p. 23, 12.

16. Æ 22m. — imp. c æ s a r div. f. avgvsto co s. vu. Tête nue d’Auguste

à dr.

\p AGRIPPA COS. III (DIF.) S.C.C.R. C. CASSIVS C.F.II VIR. C.I.C.F.G. (ou c) Tête nue d’Agrippa à dr.

Cf. Mionnet II, 404, 104, d’après l’exemplaire du Cabinet de Munich, contremarqué de deux monogrammes, sont l’un est R-R.

Les deux monnaies datent de la même année (27 av. J. C. et proviennent d’un même atelier. Mais, ainsi que les chiffres c.i.c.f.c ou g l’indiquent, ce ne peut être Sinope, et je serais embarassé, s’il me fallait proposer un nouveau nom de colonie commençant par C ou G, à laquelle conviendraient la fabrique et la date. Il en est de même d’un autre bronze, qui parait être de même provenance :

17. Æ 18m. — AP. pvlcher procos. Tête nue de Marc-Antoine, ou plutôt

du proconsul Appius à dr.

jf c. cassivs c. f. il vir. c... d i f. s. c.c.R(?) Louve à g. allaitant les j u maux.

Cf. Cohen, Monn. imp. 2e ed. I, p. 46, 84 (Corinthe), dont j’ai rectifié les leçons d’après une communication de M. Waddington.

Apameia.

18. Æ 27m. — IMP. caes-trainvs (sic) hadria. Buste radié de Hadrien à dr.

jé col. ivliae concord. apmenae (sic) et dans le champ D. D. Tyché debout à g , la main dr. appuyée sur le gouvernail et tenant de la gauche une corne d’abondance.

Astakos.

Astakos, située au fond du golfe du même nom, était une colonie de Mégare, fondée vers l’an 710 av. J. C. Renforcée plus tard par une immigration d’ Athéniens, elle devint une place importante, qui figure avec une cotisation de 9000 drachmes dans les listes des villes tributaires d’Athènes de 454 — 451, et ensuite avec 1000 dr. jusqu’en 440. Dans le courant de la seconde moitié du Ve siècle, probablement peu après la dernière date, elle tomba au pouvoir d’un dynaste bithynien dont les successeurs paraissent l’avoir gardée, à quelques interruptions près, jusqu’à la destruction de la ville par Lysimaque en 280. Quand Nicomède I fonda en 264 Nicomédie , à peu de distance et en face de l’emplacement d’Astakos, les anciens habitants de celle-ci furent appellés à peupler la nouvelle ville ie).

Trois monnaies seulement ont été attribuées jusqu’à présent à Astakos, et toutes les trois portent les mêmes types d’une tête de femme dans un carré creux, et d’une écrevisse — type parlant de la ville — accostée des lettres as: 17 ). C’est donc à bon droit, qu’on peut se demander si réellement le monnayage d’une ville si bien située que l’était Astakos, s’est borné à une émission aussi minime. J’ai touché à cette question dans la Zeitschrift für Numismatik I, p. 321, me promettant d’y revenir. Depuis lors M. Six, qui le premier s’était demandé s’il ne fallait pas éliminer toute une classe de monnaies du nombre surabondant de pièces attribuées communément à Abt/dos , a proposé de restituer la série au type de l’ancre à Ankoré en Bithynie 18), ou à Ankoré en alliance avec Astakos.

A mon avis, ces monnaies à l’ancre sont d’Astakos seule.

Ce qui m’autorise à combattre l’opinion de mon ami M. Six, c’est d’abord le fait incontestable, qu’Astakos jouissait de bonne heure déjà de l’autonomie requise à toute ville qui tenait à avoir ses monnaies à elle, en second lieu qu’il est possible de remplir, par des pièces convenables en tout point, les lacunes étonnantes que présente la numismatique de cette ville, et enfin le peu de probabilité qu’ Ankoré, tant qu’elle portait ce nom, ait battu monnaie.

16 ) Cf. Droysen, Gesch. des Hellenismus III, 2, 256 et II, 2, 14.

17) Cf. » Acarnanie” p. 99.

18) Zeitschr. für Num. III, p. 237 — 239.

Arikoré était une localité de l’intérieur de la Bithynie, située à l’extrémité orientale du lac Askania, et séparée d’Astakos par une chaîne de montagnes s’élevant à près de 4000 de hauteur. Son nom est cité par le seul Etienne de Byzance qui rapporte que Nicée se nommait d’abord A nkoré puis Antigonée. Strabon (565), en parlant de la fondation d’ Antigonée, ne fait pas même mention d’un établissement plus ancien en ce lieu. Avant Alexandre le Grand l’intérieur de la Bithynie était un pays assez peu connu, et ce ne furent que les villes maritimes et commerçantes, telles qu 'Astakos, Kalchédon et Hérakleia , qui excercèrent alors le monnayage.

De tout ce qui précède il résulte d’une manière évidente qu’il ne faut pas s’attendre à trouver des monnaies d’Ankoré, qui parait avoir été insignifiante en comparaison d’Astakos. Et je ne crois pas non plus, qu’il ait existé une alliance monétaire entre les deux villes ; car la voie maritime, que devaient prendre les habitants d’Ankoré, les conduisait plutôt à Kios que par-dessus les montagnes à Astakos.

Quant à V ancre, type des monnaies en question, il est vrai que son nom grec ctyxvQct ne diffère pas assez de celui d ‘Ayxmyr], pour qu’on ne puisse pas y voir le type parlant d’une ville de ce nom. Mais cette considération ne peut servir d’argument en faveur de l’attribution à Ankoré, tant qu’elle reste isolée, puisque le type convient à toute ville maritime. Cette ancre, en outre, est accompagnée presque constamment du vrai type parlant d’Astakos, l’écrevisse (aovay.ô g), que j’ai déjà signalée sur les monnaies certaines de la ville.

Après avoir décrit les monnaies, que je propose de classer à Astakos, j’ajouterai quelques mots sur la chronologie des divers groupes.

19. Æ 15m. — Ancre , l’arganeau en haut; dans le champ à g., une écrevisse à g., vue du côté.

J/ Croix gammée dans un creux de même forme.

Gr. 4,18. — Cab. de France.

„ 4,12. — Mus. de Copenhague.

„ 3,75. — Mus. Brit. ; ci. L. Mülier, la croix gammée 1877, p. il, 5. „ 3,60. — Coll, de Rauch, cf. Brandis, p. 443.

Sestini, qui donue une mauvaise gravure ae cette drachme Mus. Hedervar. Il, Addenda pl. III, 9 et Brandis ont pris les jambes de la croix pour des dauphins.

Brandis rapporte encore, p. 389, une pièce très-archaïque de 3 gr., avec l’ancre et un carré creux.

LETTERK. VERH. DER KONINKR. A KADEMIE. DEEL XIV.

20. Æ 1 8/1 4m. Gr. 4,95. — Tête de femme de style archaïque, à dr., l’oeil de

face, les cheveux indiqués par des globules et ceints d’un bandeau, et le cou orné d’un collier. Devant elle, £ ; derrière, croix gammée. Carré creux.

jtf Ecrevisse vue du dos.

Mus. de la Brera à Milan. — Mionnet, Recueil des planches L, 9 et Millingen, Recueil, pl. III, 15.

21. Æ 19/16. Gr. 4,98. — Tête de femme à g., la chevelure enveloppée d’un

kékryphalos. Style de transition. Carré creux, p' as: à dr. d’une écrevisse vue du dos.

Coll, de Luynes.

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