‹ Monnaies grecquesChapitre 22 sur 476 · Tl 10ra. Gr. 0,60. — mec. Lièvre courant à dr. C. p · texte numérisé non relu

Tl 10ra. Gr. 0,60. — mec. Lièvre courant à dr. C. p

p' Dauphin à dr. dans une couronne de laurier. vChoix” pl. VIII, N°. 268.

Cf. Cat. du Mus. Brit. p. 102, 33.

37. Æ 27m. Gr. 16,30. n) — pan. Pan nu, imberbe et cornu, assis à g. sur

un rocher recouvert d’une nébride. De la main g. il tient un la-

10) Berliner Blaetter V, 1870, p. 44, pl. LUI, ü.

11) faiblesse du poids provient de ce que le revers de la pièce est un peu endommagé.

gobolon et de la dr. il caresse un lièvre qui se dresse devant lui sur les pieds de derrière.

me sc a n a. Messana conduisant un bige de mulets au pas à dr. et tenant de la main dr. l’aiguillon. A l’exergue deux poissons affrontés. C. p.

Flanche B, N°. 5.

On connait deux autres exemplaires de ce précieux tétradrachme, l’un au Cabinet de Tienne 12), frappé des mômes coins que notre exemplaire, et l’autre dans la collection de Luynes. 13). La monnaie suivante est contemporaine.

38. Æ 28m. Gr. 17,31. — messa— n\ — o— n. Lièvre courant à dr. ; dessous, une coquille (cardium). C. p.

jê du même coin que le précédent.

M. C. — Cab. de Vienne, gr. 17,22.

39. Æ 29m. Gr. 14,50. Tête laurée de Zeus à dr. ; derrière, un foudre.

MAMEPTiNftN. Guerrier nu, la tête couverte d’un casque, le bras g. avancé caché par le bouclier, se précipitant à g. en tenant de la main dr. une liaste horizontale. Devant lui, • e © • e.

Cab. de Copenhague. Planche B, N°. 6.

40. Æ 29m. Gr. 15,07. — Autre, la légende moins complète et les cinq globu-

les placés au-dessous du bouclier.

Coll, de Luynes,

La même monnaie, mais sans indication de la légende, a été gravée dans Paruta, Sicilia, 1723, pl. XXII, 25, et, sur une échelle réduite, dans Magnan, Bruttia, pl. 49, 13, d’où Torremuzza pl. XLVIII, 5 a emprunté sa gravure.

Le type du guerrier est à peu près le même que celui des bronzes de Messana avec la tête de Pélorias au droit. Il représente probablement un héros , peut-être ce Pheraimon, qui figure sur quelques drachmes de la même ville.

41. Æ 23m. Gr. 7,90. — mamap. Protomé de taureau à face humaine barbue

à g. ; au-dessus un grain d'orge. C. p. jé Nike volant à g., tenant de la main dr. un aplustre orné d’une ténie, et soulevant de la g. un pli de son chiton. Autour d’elle

Cab. de Copenhague. Planche B, N°. 7.

w) Eckkel, Sylloge, pl. II, 10.

13) Salinas, Sul tipo de’ tetradrammi di Segesia, 1871, p. 21, pl. I, 6.

La monnaie incertaine, dont la légende a été lue ma pma/ dans le Cat. du Mus. Brit., Sicily p. 240,1, est frappée des mêmes coins que notre N°. 41 ; on y distingue aussi les six globules, dont le catalogue ne fait pas mention. Selon Brandis, p. 588, le Musée de Berlin renferme un troisième exemplaire, classé à Himera et pesant gr. 7,80.

D’après la disposition des caractères autour du type, la leçon proposée mam a p me semble préférable à ma pma. Toutefois il est difficile de décider si la monnaie doit être attribuée aux Mamertins, dont le nom est écrit invariablement MauzQrïvoL, ou à quelque localité encore inconnue de la Sicile.

Mytistratos.

Ma classification de certaines monnaies Siciliennes en bronze à la ville de Mytistratos, acceptée par les auteurs du Catalogue du Musée Britannique, H) a été vivement contestée par feu M. Bompois, qui proposa 15) de substituer l’attribution à Mylae à la mienne.

Mon ami Bompois — qui fit imprimer son savant travail, malgré que je l’eusse prévenu de l’existence de bronzes à la légende myti — ne m’en aurait pas voulu certainement, en apprenant que de mon côté je trouve qu’il s’est un peu trop hâté de restituer à Mylae les monnaies dont il est question, et que je crois pouvoir me permettre de suivre, comme lui, le précepte qui forme la devise de son article: „ Si, chevauchant, tu rencontres une erreur en ton chemin, quelle que soit cette erreur, descends de ta monture, et, toute affaire cessante, arrête-toi pour la déraciner.”

A cet effet, je puis me dispenser de toute discussion savante: la description

des monuments et un petit nombre de remarques suffiront à démontrer la jus-

tesse de mon interprétation des caractères m y.

42. Æ 30m. Gr. 32,30. — Tête barbue d ' Hephaestos, coiffée d’un bonnet pointu, à dr. rf vm placé entre dans une couronne de feuilles.

Cf. Torremuzza, Auct. II, pl. VIII, Lipara N°. 1.

Cat. du Mus. naz. di Napoli, N°. 6179.

Cat. du Mus. Brit. p. 116, 1 et 2,

Bompois, 1. c. p. 366, qui a fait graver le bel exemplaire de M.

de Hirsch.

14) Sicily, p. VI et 116.

ls) institution à la ville de Mylae en Sicile de plusieurs monnaies attribuées Mytistratos. Revue archéologique 1880, I, 363—379 et II, 27—12.

Le Cabinet national de France possède une pièce semblable, classée, si je me rappelle bien, à Lipara. Bompois (1. c. p. 367, note 1) ne parait pas l’avoir observée.

43. Æ 15m. Gr. 4,15. — Même tête à dr. ; derrière myti. if Cheval libre en course à dr. ; dessous m.

Planche B, N0. 8, et Landolina, Ricerche num. fasc. III, 1874, p. 20, N°. 43, pl. XI, 16.

Au dessus du cheval, M. Landolina croit distinguer encore un Gamma. En s’abstenant de toute attribution de sa monnaie, ce savant constate, qu’elle fut déterrée par lui-même dans les ruines d’une ville antique près de Marianopoli, et que sur la même place on fit des trouvailles d’autres monuments antiques et de grands bronzes pareils à notre N°. 42. Marianopoli est située presqu’au centre de Elle, entre Mussumeli et S. Caterina.

44. Æ 19™. Gr. 6,67. — Même tête, apparemment imberbe, à dr., coiffée d’un bonnet de la même forme et avec le même bord que les précédents.

F t — y— m disposé dans trois compartiments formés par trois objets sembables aux rayons d'une roue , qui divergent d’un globule placé au centre, et sont entourés d’un cercle perlé.

Cat. du Mus. Brit. p. 116, 3, où les rayons ont été pris à tort pour des poissons.

La même monnaie a été publiée par M. Ivenner, Münzsammlung des Stiftes St. Florian, 1871, p. 116, pl. IV, 3, 1G) mais faussement attribuée à Mytilène. Un troisième exemplaire, trouvé près de Castellamare, au nord de Ségeste , est conservé dans la collection du baron Favara à Païenne.

Les bronzes F0. 42 — 44 forment une petite série monétaire, issue de la même localité. Us se ressemblent complètement par la fabrique, les bords, le caractère de la tête et la forme particulière du bonnet; et en même tems — quoiqu’en ait dit Bompois, 1. c. p. 368 — ils diffèrent, dans tous ces points, essentiellement de ceux de Lipara. Les légendes sont ym, tym et myti; elles excluent le nom de Mvlai et font penser tout naturellement à MvtIotqutoç , place forte de l’intérieur de la Sicile, de position inconnue jusqu’à présent, qui souvent, sans raisons suffisantes ni même plausibles, a été identifiée avec la ville d ' Amestrcitos. 17)

18) Au dire de M. Kenner, le droit de cet exemplaire est fortement usé. La gravure de la planche, qui embellit l’original, ne peut donc rendre le caractère de la tête.

17) Cf. E. H. Bunbury, dans le Dict. of greek and roman Geograpby I, 122 et II, 391 — 392. —

A en juger par la provenance des N°. 42 et 43, il ne me parait pas impossible, que les ruines près de Marianopoli représentent l’ancien site de Mytistratos.

Nacona.

45. Æ llm. Gr. 0,91. — nakonaio— a/. Tête de femme à dr., ornée de pendants d’oreilles et d’un collier, les cheveux fixés par un lien faisant trois fois le tour. C. p.

H' Bouc debout à dr. ; au-dessus une grappe de raisin et ©, devant lui, une feuille de lierre.

Cf. Parutae Sicilia 1723, pl. IX, 87 et Cat. Bompois N°. 448.

C’est une once , contemporaine du rçiceg gravé dans Mionnet, Suppl. I, pl. XI, 11 et dans le Cat. du Mus. Brit. p. 117.

Le bronze que j’avais classé à Nacona dans les „ Berliner Blaetter” Y, 1870, p. 52, pl. LIY, 12 est semblable à celui que M. Salinas a publié 1. c. pl. III, 2. Il est par conséquent à restituer à Aetnae.

45a. Æ 25m. Gr. 12,65. — Tête imberbe d 'Héraclès, coiffée de la dépouille du lion, à dr. C. p.

jf Tête de trident entre deux dauphins ; dessous N a. C. p.

45b. Æ 25ra. Gr. 11,28. — Autre sans légende. Champ concave.

Ces deux bronzes, dont l’attribution à Nacona n’est pas complètement assurée, sont surfrappés. Des types primitifs on distingue encore iaphnymnox devant une grande tête imberbe, au nez aquilin.

Panormos.

46. 15m. Gr. 1,89. — Tête de femme à dr., ornée d’une sphendoné et d’un

collier. C. p.

jf Taureau , à face humaine barbue de profil, debout à g. ; au-dessus W ; à r exergue, qui est formée par une ligne perlée, une coquille. Planche B, N°. 9.

De l’identité de la signification des deux mots Mytistratos et Ame, stratos (le peuple d’Astor ou d’Astarté) il ne s’en suit nullement, que les Mytîstratins et les Amestratins étaient les habitans d’une seule et même ville. Ainsi qu’ Eryx et Eryke, Herbessos, Hybla, Thermae etc. étaient des noms portés chacun par deux ou trois localités différentes de la Sicile, ainsi Amestratos et Mytistratos pouvaient très-bien être ceux de deux villes différentes de la même île, et cela d’autant plus facilement, qu’ils se distinguaient encore par leurs formes bien attestées.

LETTERK, VERH. DER KOXINKL. AKADEMIE. DEEL XIV.

46a. 4\ 13™. Gr. 1,75. — Tête de femme à g., les cheveux longs et ondulés, ceinte d’un bandeau. C. p.

jé au dessus du meme type à g. Le symbole de l’exergue est

emporté.

Coil. de Luynes.

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