‹ Monnaies grecquesChapitre 23 sur 476 · llra. — °i^/Cn° '• Tête iaiberbe diadémée à dr. C. p · texte numérisé non relu

llra. — °i^/Cn° '• Tête iaiberbe diadémée à dr. C. p

]/ Protomé de taureau à face humaine barbue à dr. ; dessous, une coquille.

Mus. naz. di Napoli, N°. 4682. Planche B, N°. 10.

Mionnet, Suppl. I, 421, 435, gr. 0,80.

Cat. du Mus. Brit. p. 121, 5, gr. 0,86.

L’identité de la fabrique et du symbole de ces trois monnaies est trop frappante pour qu’on puisse songer à les séparer, en les attribuant à des ateliers différents. La classification de la première à Panormos est d’autant mieux assurée, qu’il existe encore une autre petite monnaie de la même ville - — aux types de Poséidon assis et d’un jeune homme monté sur un taureau à face humaine — qui réunit sur ses deux côtés la légende bilingue — pa/vopmos:, qui se

lit séparée sur les N°. 46 et 47 18j.

La légende punique (sis), qu’on a aussi constatée sur de nombreuses monnaies d’argent et de bronze aux types imités de ceux de Ségeste, d’Agrigente, de Gela, de Camarina, de Syracuse, de Tauromenion, de Himera et d’autres villes de la Sicile, ne peut pas, d’après ce qui précède, se rapporter au nom phénicien de Himera ou de Ségeste, ainsi qu’on l’a proposé à plusieurs reprises. Si elle n’a pas une signification plus générale, qui n’aurait pas même besoin d’être géographique, elle doit être le nom phénicien de Panormos, comme de Saulcy l’a vu le premier; et c’est aussi là, que se trouvent classées, au Musée britannique, toutes les pièces à la légende y’x l8aj.

JHaeos.

48. Æ 17®. Gr. 4,54. ■ — p®i®a@k*i@/v©. Tête imberbe laurée et cornue

d’un Fleuve à g. C.

18) Mus. Hunter, pl. XLI, 2; Mionnet, Suppl. I, 42!, 433; Ugdulena, Sulle monefce punicofc'icule, 1857, p. 20. pl. Il, 14; Mus. uaz. de Napoli, N°. 468 J (mal décrite, bien que les trois lettres puniques soient parfaitement à distinguer). Cf. Cat. du Mus. Brit. p. 246, N°. 1 — 4.

18i) Cat. du Mus. Brit. p. 246 — 250; de Saulcy, Mém. de l’acad. des Inscr. et B. L. XV, 2, p. 46 s. Bevae Numism. 1844 p. 454 — 456.

i/ Chien terrassant une biche à dr. et la saisissant par la gorge ; devant le groupe, une branche.

Mus. Brit. Planche B, N°. 11.

La première note relative à cet hémilitron de bronze est dûe à M. Adrien de Longpérier 19). Ne s’étant pas aperçu qu’entre le cou du Fleuve et le globule qui précède le premier Iota de la légende, se trouve encore un autre caractère — la véritable initiale, qui ne peut être qu’un P mis un peu de travers, — ce savant, lisait par conséquent iakin et voyait dans cette inscription le nom du fleuve %Ay.ig ( — idog), mis à l’accusatif.

MM. Poole 20), Salinas et Holm, ayant tous accepté mon interprétation de la légende par piaki v «r, je n’ai plus à réfuter les conjectures ingénieuses, dont M. de Longpérier s’était vu forcé de se servir pour motiver son opinion, et il ne me reste donc qu’à dire encore quelques mots au sujet de la localité qui a fait frapper cette jolie monnaie.

Le nom de Ih'ay.og (etlm. Ihaxïvoi) nous est conservé par le seul Etienne de Byzance, qui ajoute simplement » nôhig ^ry.Cklag" . Il nous manque conséquemment tout appui, qui permette de fixer le site approximatif de la ville. Partliey et Sclmbring 21), séduits par la ressemblance du nom moderne de Piazza , ville située au-dessus des sources du Géla, ont proposé d’identifier cette place avec Piacos, Mais l’origine du nom de Piazza ne parait aucunément confirmer cette conjecture. Car, quand pour la première fois, vers la fin du 11e siècle de notre ère, il est question de Piazza, c’était une ville habitée par les Lombards, portant alors le nom de Platia — nom analogue à Placentia — dont on ne peut guère supposer qu’il dérivât de Piacos 22).

Corcia est, à ce qu’il parait, le seul auteur qui se soit encore prononcé sur le site probable de Piacos et suivant son opinion, ce serait Placa-Bajana , près de Bronte. Dans ce cas, le fleuve représenté sur notre monnaie serait le Symaetlios.

Comme les historiens anciens, autant que leurs écrits nous ont été conservés, ne font pas mention de la ville de Piacos, et que la seule monnaie do cette localité, dont nous ayons connaissance, date d’environ quatre siècles avant notre ère, il

19) Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres, 1873, p.243 — 250.

20) Cat. du Mus. Brit. p. VI, 130.

21 ) Hist.-geograph. Studien über Àlt-Sicilien, dans le » Eheinische Muséum fur Philologie”, Nouv. série, t. XXVIII, p. 116 et 118.

22) Les détails relatifs à l’origine du nom de Piazza m’ont été communiqués par mon ami M. ilolm, l’historien distingué de l’antique Sicile.

parait assez probable, que Piacos a été détruite d’assez bonne heure, ou réduite à une existence sans importance aucune.

&ellnous.

49. /R 28m. Gr. 16,90. — se ai /VO/vti — o/v. Le fleuve Selinous nu, debout de

face, la tête tournée à g. tenant de la main g. une branche de laurier et de la dr. une patère au-dessus d’un autel allumé. Sur le bas de l’autel un coq debout à g. Derrière le fleuve, sur un piédestal, un taureau à face humaine barbue debout à gauche, et au-dessus de celui-ci, une feuille d 'ache. it Apollon à demi-nu debout dans un bige au pas à dr. et tirant de l’arc. Derrière lui, un grand épi dressé; au-dessus des chevaux une couronne de laurier, et entre leurs pieds une coquille ; à l’exergue un grain de blé.

Cf. Cat. du Mus. Prit. p. 141, 33.

Le type du revers diffère de celui des autres tétradrachmes en ce qu’il représente Apollon seul, sans être accompagné d 'Artémis, et par le nombre des symboles 23).

filerai.

50. Æ 19ra. Gr. 7,66 et 6,55. — \a — îiiaubai — 5 au-dessus d’une protomé de

taureau à face humaine barbue à dr. C. p. jt ai?. Guerrier nu, coiffé d’un casque, et armé d’un bouclier et d’une haste, combattant à dr.

Planche B, IST°. 12.

Cf. Torremuzza, pl. XXXYÎI, 7 et 8, avec les fausses leçons imepaip. n et sia a en sens rétrograde.

51. Æ 28m. Gr. 29. — Autre semblable au précédent, mais le type du droit

tourné à gauche.

Mus. de Berlin.

2S) Dans la lîevue archéologique de 1874, II, p. 144, on lit à propos du bel ouvrage de M. Benndorf sur les Métopes de Sélinonte: » M. I. a enrichi ce livre d’un catalogue critique des monnaies de Selinonte, tiré du grand travail de M. Salinas sur les monnaies Siciliennes . Malheureusement ce n’est que le tout premier commencement de cet ouvrage sur la numismatique de la Sicile, qui a paru jusqu’à présent, et qui ne va pas plus loin, dans 1 ordre alphabétique des villes, que jusqu’à Catane. Aussi m’a-t-il été impossible d en extraire la numismatique de Sélinonte.

Cf. Brandis, p. 587 (Himera) ; Fiorelli, Osservazioni 1843, p 71, vignette du titre (sans légende); Cat. Sautangelo, N°. 12256; Head, Coinage of Syracuse, p. 37, 1 et Cat. du Mus. Brit. p. 239, 1. Aucun auteur, ni aucune inscription, ne font mention d’une localité, du nom de Silera ou Silerae. A en juger par les types monétaires cette ville inconnue parait devoir être cherché dans l’intérieur de la partie orientale de Vile.

Solous.

Comme plus d’une fois il m’est arrivé d’entendre prononcer des doutes au sujet de l’authenticité du didrachme de Solonte, que j’ai publié dans les „ Berliner Blaetter” Y, 1870, p. 55, 1, pl. LIY, 20, je profite de cette occasion pour constater, qu’au jugement de tous les connaisseurs qui ont examiné la pièce, la monnaie elle-même et l’inscription ïoaovtivo/v sont parfaitement antiques et n’évoquent pas l’ombre d’un doute quelconque.

Syracusai.

52. /fi 12m. Gr. 0,78. — Tête de femme à g. ornée d’une sphendoné, sur

laquelle on lit, derrière, le nom de 4>py(/*Aào£); devant la tête s: y et un dauphin ; derrière, un épi. C. p.

Polype (eledone moschata).

Litre contemporaine du tétradrachme et du petit bronze avec le même nom <t>PY sur la sphendoné: Cat. du Mus. Brit. p. 168, 158 et Raoul-Rochette, lettre à M. Schorn, 1845, p. XI et 82.

53. Æ 17m. Gr. 6,15. — Tête de P allas à g., coiffée du casque corinthien orné

d ’ u n serpent ; devant elle sypa.sîîsüa. it Hippocampe à g.

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