‹ Monnaies grecquesChapitre 335 sur 476 · Æ 30m. — k a i c a p nikoc. Tête de Claude (?) à dr · texte numérisé non relu

Æ 30m. — k a i c a p nikoc. Tête de Claude (?) à dr

y KAICAPECAN T O N TTPOC (T CO ANAzAPBW) et à l’exergue E T O Y C z z, an 67 (48 de J. C.). Buste drapé lauré et barbu à dr., placé au devant d’un massif de rochers escarpés que surmonte un chateau fort, dont on voit le mur entre deux tours crénelées.

Planche F, N°. 20.

Cette montagne est V acropole d’Anazarbe, qui dominait la ville et dont il existe encore aujourd’hui de vastes constructions 2). Le buste lauré du revers est peut-être celui de Zeus , qui se voit sur d’autres pièces de l’époque impériale.

11. Æ 24m. — av t Nocce. rep. aak. Tête laurée de Trajan à dr.

F mapkianh (C€B.) KAICAP6 ftN a n a z a P b. Buste drapé de Marciane à dr., entre la date ct. — kp, an 120 (101 de J. C.).

2) Cf. Y. Langlois, Anazarbe et ses environs, Revue archéologique XIII, 1856, p. 361 — 370, pl. 290 et 291.

Cf.

Cf.

Sf

Cf.

— avt. k. m. avp. ant£2N€inoc C€B. Buste lauré et, drapé d’Elagabale à dr.

aapianoc oikovmcnikoc; à l’exergue: anazapbov; dans le champ, a. K. m. Urne de jeux sur uue table carrée.

— iovaian cvaimiaaan (sic) C€B. Buste drapé de Iulie Soémias à dr.

anazap. MHTPon.; à l’exergue ct. ©ac, an 239 (220 de J. C.); dans le champ a. k. m. r. b. Le Pyramos, à demi-nu, couché à g. tenant une corne d’abondance de la main dr. et un roseau de la gauche.

— e p e n n i a n eTPOVCKiAAAN c € b. Buste drapé et diadémé d’Etruscille à dr., le croissant sur les épaules.

anazapbov e n a o I. M H T p o tt. e t. ©ic, an 269 (250 de J. C.); dans le champ r. r. Tyché voilée et tourelée assise sur des rochers à g., tenant des épis de la main dr. Derrière elle, une femme tourelée debout à g., qui la couronne; devant elle, deux autres femmes tourelées debout à dr., dont la première présente une couronne à Tyché et l’autre une urne de jeux. Au dessous du groupe, le Pyramos nageant, vu à mi-corps et de face.

Cab. de Copenhague.

— e p c n n i a n gtpovckiaaac (sic) c e b. Même buste. anazapbov MHTPorro a. A l’exergue ct. icpoy oavmtt. ©ic, dans le champ r. r. Dionysos à demi-nu assis à g. sur une panthère couchée à dr., qui retourne la tête.

Mionnet III, 555, 94.

— avt. k. n. ai k. OVAA6PIANOC ce. Buste lauré et drapé de Valérien père à dr.

avt. k. ovaacpianoc anazap b.; à l’exergue: avt. taaai— hnoc; dans le champ a. m. k. b oc, an 272 (253 de J. C.), Valérien et Gallien assis sur des sièges à gauche.

Mionnet, Suppl. VII, 181, 133.

— Même légende et même buste.

anazap b. mhtpott o. CT. boc. A l’exergue: rvMNACi — apxia, et dans le champ, a m. k. r. r. Figure virile à demi-nue, debout à g. devant un grand bassin en forme de coupe. De la main dr. il parait tenir une outre , placée à ses pieds, et de la gauche un aspersoir. A g. du bassin, une branche de laurier ou une palme. Mionnet, Suppl. VII, 181, 134.

La charge de la yv/uvaGiag/ia est aussi mentionnée sur des monnaies de Kolvbrassos et de Syédra en Cilicie.

Quand aux lettres a. m. k. ou a. k. m, qui se lisent si souvent dans le champ du revers des monnaies de l’époque impériale, M. Waddington a démontré, à l’aide d’une inscription, qu’elles signifient ngcbrri, ptyiGrrj, xaXXi'Gzr], et non n(j(OTt] /ueyiorr} KiXixiag ou ngonrj KiXixiag f-tr^TgônoXig 3). Les lettres r.B. et r.r paraissent signifier yga/upart / SovXÿg et ygctu/uaTi yegovGiag. Les mêmes initiales se rencontrent aussi sur les monnaies de Tarse, „ entre laquelle et Anazarbe il y avait une rivalité, qui se traduit sur les monnaies par l’imitation constante dans les titres des deux villes ; dès que Tarse prend un nouveau titre, Anazarbe cherche à l’avoir aussi ou à renchérir sur sa voisine” 4'). Cette émulation se manifeste non-seulement par les titres, mais encore par les types des monnaies, comme le prouve le groupe de la pièce N°. 14 qui ne parait être qu’une copie servile d’un des types que Tarse avait adoptés dès le règne de Septime-Sévère 5). Ainsi Anazarbe se faisait représenter également comme jut]t(jôtvoX/ç Tcor tqiïov c’est-à-dire des provinces de Carie, d'Isaurie

et de Lycaonie, qui entourent personifiées la Tyché d’ Anazarbe en lui rendant hommage.

Æugousta.

18. Æ 27m. — avt. k. r. ovoAOVCciANOCceB. Buste drapé et radié de Vo-

lusien à dr.

p' avt ovct ANf2N. Niké conduisant un quadrige en course à g • à l’exergue: 6T. tac (l’an 233).

IKelen devis.

19. Æ 23m. — aomitianoc kaicap. Tête laurée de Domitien à dr.

$ (K e) a e n a e p i T( n n). Démétèr , un flambeau dans chaque main, debout à dr. dans un bige de serpents.

I£ornkèsia.

— iovaia aomna ce. Buste de Iulie Domna à dr.

kopakh — cigotgon. Tyché , avec gouvernail et corne d’abondance,

debout à g.

s) Voy. archéol. en Grèce et en Asie mineure, Explication des Inscr. T. III, p. 349.

4) Waddington, 1. c.

6) Kenner, Münzsainmlung St. Florian, p. 153, pl. V, 12, et mon «Cabinet de la Haye” 1876, p. 73, N°. 22.

JFlaviopolis.

21. Æ 16m. — (aomê)tianoc k a i c A P. Tête laurée de Domitien à dr.

pf 4>aayiottoa€I(tî2N)6TOyc zi (an 17). Buste drapé de Dionysos, couronné de lierre, à dr., le tliyrse posé transversalement sur l’épaule g.

Mieropolis - Siastabala .

22. Æ 31m. — leponoAiTftN thn ttpoc t n ttypam(î2). Buste drapé de Dionysos imberbe, couronné de lierre, à dr., le thyrse couché transversalement sur l’épaule g. Devant lui, grappe de raisin avec branche, pf av t. k. m. a y p. ANTnNeiNoc c 6 b. Marc-Aurèle, vêtu de la toge, assis sur une chaise à g., et tenant un globe dans la main dr. ; derrière lui, Nike volant à g. et couronnant la tête de l’empereur. Les monnaies suivantes ont au droit le même type.

22a. Æ 30ra. — Même buste et même symbole.

i/ Zeus Niképhoros assis à g.; derrière lui, lePOTTOAl— tsîn tîîn

et à l’exere-ue rrp°c r n et a i cxcigue, rrYPAMŒ.

A. de Longpérier, Nouv. Annales de l’Inst. arch. de Rome II, 1839, p. 351, pl. E, 2.

22i>. Æ 30m. — leponoA (itcon) kactabaa6cjn autour du même buste à

dr. ; derrière lui, la grappe de raisin, pf Légende effacée. Même type (?) à g.

Sestini, Lett. num. VII, p. 59, où Zeus est devenu un Dionysos assis qui porte un Cabire et un thyrse.

22°. Æ 30m. — leporroAiTGJN kact a b a a € te n. Même buste à dr. ; devant lui, la grappe de raisin.

\/ Noms et titres de Sep t ime- S év ère, qui est debout à g.

Coll. Waddington.

Cf. Mionnet, Suppl. VII, 216, 253 et 709, 303.

Toutes ces monnaies sont évidemment de même origine, et l’on dirait même que les coins des N°. 22 et 22e ont été gravés par le même artiste. Il n’y a donc pas de doute que Hieropolis-Kastabala était la même ville que Rieropolis sur le Pyramos et qu’il faut ranger à cette dernière ville toutes les monnaies de l’époque impériale qui portent le double nom de Hieropolis-Kastabala. La fabrique et les légendes de ces bronzes, particulièrement celles des monnaies

autonomes, sur lesquelles se lit quelquefois, à côté de l’indicatiou du site, les titres ths iepas kai asyaoy, sont de caractère cilicien 5a).

On a l’habitude de distinguer une ville du nom de Kastabala en Cilicie d’une autre eu Cappadoce. C'est à la dernière qu’on a donné généralement les monnaies qui portent ce nom, qu’il fût accompagné ou non de celui d’Hieropolis. Quant au site des deux villes, on n’a pas réussi jusqu’à présent à le fixer et même les opinions sont restées très-divergentes. La ville de Cappadoce a été placée dans le voisinage de Tyana, d’après Strabon (éd. Müller et Dübner pl. XI), ou d'Arabissos près des sources du Pyramos ou d’un de ses confluents (Table de Peutinger et Smith’s ancient Atlas, pl. 29). La ville cilicienne, nommée Castabulum par Curtius (III, 17) et Catabolo dans les Itinéraires est indiquée d’ordinaire sur les cartes entre Aigai et Issos , séparée du Pyramos par la chaîne de l’Amanos; Ptolémée parcontre la place plus à l’ intérieur , au nord de Mopsouestia, et par là près du cours du Pyramos.

Comme la Kastabala des monnaies a dû être située près de ce fleuve et dans l’intérieur de la Cilicie et qu’il n’y a pas de raison de mettre en doute l’existence d’un Castabulum ou Katabolon près d’Issos, il y a bien lieu de se demander si la Kastabala de Cappadoce, dont parlent les auteurs anciens, et celle sur le Pyramos ne seraient pas à identifier et si le site de la ville n’est pas à chercher aux confins des deux provinces, le long du cours supérieur du Pyramos cilicien?

L’hypothèse, que je viens de proposer, me parait d’autant plus fondée qu’on lit dans Appien (Mithr. 105) que Pompée, en rendant à Ariobarzane I le royaume de Cappadoce, 66 av. J. C., y ajouta, entre autres villes, Kastabala en Cilicie 5b), par laquelle il ne faut certainement pas entendre la ville voisine d’Issos, ni une ville de l’intérieur de la Cappadoce. La proximité d’Hieropolis- Kastabala des frontières de la Cappadoce, telle qu’elle parait résulter du passage d’Appien, et son annexion temporaire au royaume d’ Ariobarzane, ont sans doute été une des causes de la confusion qui caractérise les données des anciens sur cette ville.

C’est ici sans doute que doivent encore être placées les monnaies suivantes. 23. Æ 17m. Gr. 5,32. — Buste drapé d'Artémis , ceinte de la stéphané, à dr. ; l’arc et le carquois derrière l’épaule, jf J f|. Protome de cerf à dr. C. p.

Planche H, X°. 6.

5a) Cf. Miounet, III, p. 583 et 584 et Suppl. VII, p. 215.

5b) Cf. Strabon, XII, 1, 4.

LETTERK. VERH. DER KONliShJL. AKADEMIE, DEEL XIY.

Attribuée tantôt à Hierapytna de Crète, tantôt à Hierapolis de Phrygie 5c) ou à Hierocésarée de Lydie, cette monnaie peut enfin être classée, grâce à la découverte d’un autre bronze qui peut lui servir de pendant.

23a. Æ 20m. — Buste drapé à dr. d’un des rois de Cappadoce, avec des moustaches ; il porte un bonnet ou un casque en cuir 5d).

? ii- Artémis terrassant un cerf à dr.

Planche H, N°. 7.

Cette monnaie curieuse est conservée parmi les incertaines au Musée de Copenhague.

Au revers sont réunis les types et le monogramme du bronze précédent; aussi l’origine commune des deux pièces ne peut-elle être douteuse. La tête, toute pareille à celle de plusieurs bronzes des rois de Cappadoce 6e), oblige à chercher le lieu d’émission dans les limites du territoire sur lequel ces rois ont régné, et le monogramme, composé de iep, fixe en outre le choix à une Hieropolis et notamment à Hieropolis-Kastabala, d’autant plus que cette ville était célèbre par le sanctuaire d’Artémis-Pérasia 6f) et que c’est précisément Artémis qui sert de type sur les deux pièces. Elles paraissent dater de l’époque où Hieropolis-Kastabala appartenait à Ariobarzane et c’est sans doute sa tête ou celle de son fils et successeur que retrace le droit du K°. 23a.

23b. Æ 29m. — a v.... a— ovcc i anoc ceB. Buste drapé et radié de Yolusien à dr.

H' kactabaa — 6£2N lePOTTOA. Buste voilé et tourelé de Tyché à dr.

Le nom même d’Hieropolis et les titres ieçà et ccauhos augmentent encore la probabilité que la ville sur le Pyramos est la même que celle que les auteurs placent en Cappadoce et qui parait avoir été un centre religieux célèbre.

Æssos.

Il n’y a pas longtemps, M. de Sallet a fait connaître la première monnaie de la ville d’Issos, un statère d’argent aux types du satrape Tiribaze * * * * 6). Un second exemplaire, un peu varié et plus complet que celui du Musée de Berlin, se trouve depuis assez longtemps dans la riche collection de M. Waddington: du côté de Zens Aëtophoros se lit, outre le mot grec issikon, le nom de Tiribaze

Bc) Archaeol. Zeitung, 1844, pl. XXXII, 49.

5d) Cf. Friedlaender, Zeitsckr. fur Num. IV, p. 266 — 272.

6e) Friedlaender, 1. c.

6f) Strabon, p. 537.

6) Zeitschr. für Num. IV, p. 145, fig.

en caractères araméens, et dans le champ du revers, à gauche du dieu qui sort à mi-corps d’un disque ailé et qui tient une couronne et une fleur, ami, probablement les initiales d’un magistrat.

Il y a deux ans, en examinant le beau médailler du Musée de Copenhague, j’ai été assez heureux de découvrir deux nouveaux statères d’Issos, également bilingues, mais apparemment un peu plus anciens que ceux de Tiribaze. Ces deux pièces ont déjà été publiées, mais d’une manière peu correcte, ce qui a tenu sans doute à l’état des empreintes dont a disposé le duc de Luynes 7). En voici une nouvelle description d’après les originaux.

24. 41 21m. Gr. 10,70. — Apollon à demi-nu, debout à g., tenant de la main dr. une patère et s’appuyant de la gauche sur un laurier à plusieurs branches. Dans le champ is— (£1). La légende araméenne manque, le coin ayant dépassé la partie du flan où elle aurait dû se trouver.

ÿ Héraclès nu, debout de face, la tête imberbe tournée à g. et le bras g. couvert de la dépouille du lion ; il s’appuie de la main dr. sur la massue et tient l’arc de la gauche. Devant lui ^ . Dans le champ une contremarque carrée, contenant un taureau debout à g. avec les lettres irrY(p) au-dessus. Le tout dans un carré creux.

24a. 41 22m. Gr. 10,70. — Autre, avec icsi— (kon?) à travers le champ et les vestiges d’une légende araméenne en haut. Bords saillants au revers.

Planche F, N°. 21.

En confrontant cette description avec les planches du duc de Luynes, on s’apercevra que les lettres is et issi ont été prises pour des décorations et des flammes d’autel et que l’état de conservation de la légende araméenne — qui donne probablement le nom d’un prédécesseur de Tiribaze ou celui de la ville d’Issos — laisse trop à désirer pour en permettre la transcription.

Le symbole que le duc de Luynes a pris pour une espèce de trépied y se rencontre aussi devant la tête casquée des statères de Pharnabaze 8) et sur la petite monnaie de Tiribaze dont la description va suivre. Ce n’est peut-être qu’une des formes ciliciennes du symbole de vie égyptien qu’on trouve si souvent sur les monnaies des satrapies méridionales de l’Asie Mineure.

Le taureau eu contremarque , accompagné tantôt de deux lettres araméennes, tantôt d’un trait horizontal, se rencontre assez souvent sur les statères de Sidé,

7) Nura. des Satrapies, p. 11, » Syennesis”, pl. I et II.

8) Duc de Luynes 1. c. p. 17, 13, et Revue Num. 1850, p. 311 ; m. c.

de Kelenderis, de Nagidos, de Soloi et de Mallos 9). C’est M. Head qui a reconnu que les deux lettres ne donnent pas le nom de la vache ift, mais les caractères araméens Iz.

Zdakanatis.

25. Æ 18m. Gr. 6,40. — Deux cavaliers, Epiphanès et Kallinikos de Comma-

gène, au pas à g. C. p.

Jf aakanatî2N et capricorne à dr. dans une couronne de laurier.

Cf. Mionnet, V, 133, 23 et 28.

Mallos.

En tête des monnaies que M. Waddington a attribuées à la ville de Marion en Cypre, se trouve une pièce de fabrique très-archaïque 10), dont je possède deux variétés :

26. dl 19m. Gr. 11,50. — Figure ailée courant à dr. en effleurant la terre du

genou dr., retournant la tête à g., et étendant les deux bras u). Elle parait être vêtue d’un chiton.

\p Pierre de forme carrée dans un carré creux.

Planche G, N°. 1.

27. Æ 19m. Gr. 11,76. — Même figure dans la même attitude mais tournée à

gauche. Les pieds sont ailés et le long de la jambe gauche pliée une bordure de perles indique le bord d’un chiton collant.

\p Pierre conique dans un carré creux irrégulier.

Planche G, N°. 2.

Ce monnayage fut suivi par l’émission de statères et de fractions d’un travail plus soigné, dont voici quelques exemples:

28. Æ 13m. Gr. 2,75. — Femme ailée , vêtue d’un chiton long, courant à dr.

en retournant la tête et étendant les bras. p Griffon ailé debout à g., le pied dr. de devant levé, dans un encadrement de lignes perlées. Carré creux.

„ Choix ”, pl. Y, N°. 179.

9) Dutens, Explication de méd. gr. 1773, pl. I, 6; Brandis, p. 354, 2; Head, Coinage of Lydia and Persia, 1877, p. 48; Six, Num. Chron. 1877, p. 88, 1 — 4, pl. III, 8 et 9, et Zeitscbr. für Num. YI, p. 84.

l0) Revue Num. 1860, pl. I, 1.

11 1 Sur le mouvement de la figure ailée v. Raoul-Rochette, sur la croix ansée (Mémoires d’archéologie comparée. Second Mémoire, Paris 1846) p. 67, pl. II, 15 — 18 etc. ; E. Curtius, Die knieenden Figuren der altgriechischen Kunst, Berlin, 1869.

29. A\ 15/12m. Gr. 2,82. — Autre, mais la figure du droit plus complète. Elle

est vêtue d’un chiton long, dont les bords sont indiqués par des

lignes perlées ; la tête, d’expression très-archaïque, est ornée de boucles d'oreilles et surmontée de deux ramifications recoquillées, exprimées, ainsi que la chevelure, par des traits perlés, et flottants dans l’air en s’écartant à dr. et à g.

Planche G, N°. 3.

Cf. J. P. Six, Zeitschr. fûr Num. VI, p. 85, 16, pi, 111, 15, gr. 2,94' Le même ornement de tête , dans lequel M. Six croît reconnaître des plumes, se retrouve sur la tête du personnage ailé des statères à la légende map (pi. G, N°. 5). Sur ces derniers la figure est de profil et l’on distingue clairement,

comment l’attribut prend naissance sur le sommet de la tête et retombe en

arrière en forme de spirale ls).

30. /R 14ra. Gr. 2,70. — Antre, mais la figure en course à g., effleurant la terre

du genou g.

Le style et la forme de la figure de ce dernier quart de statère correspondent en tout point à ceux des statères suivants :

31. Æ. 21™. Gr. 11,60. - — - Femme ailée , vêtue d’un chiton à manches et à

ceinture, courant à g. en retournant la tête et effleurant la terre du genou g. Elle tient un sceptre court dans la main dr. et une couronne dans la gauche. Contremarque.

]/ Dans un carré creux une pierre pyramidale avec deux anses à son extrémité supérieure, entre deux grappes de raisin qui affectent la forme (Y oiseaux sans pattes.

Planche G, N°. 4, du Musée nat. de Naples, N°. 8529.

Cf. "Waddington, Revue Num. 1860, pl. I, 2.

32. Æ 20™. Gr. 11,54. — Autre, parfaitement semblable, avec v en haut à g.,

dans le champ du revers.

33. 25/22. Gr. 11,55. — Autre, mais la pyramide sans anses, entre deux

grappes de raisin avec branches, et y dans le champ à g.

Coll, de M. le comte de Vogüé 13).

12j Sur les statères de Chios, en or pâle, le sphinx porte une coiffure semblable : Revue Num. 1856, pl. II, 1, et Num. Chron. 1877, pl. YI, 7. Les mêmes plumes (?) se voient encore entre les ailes du dieu des statères d’Issos, dans lequel on a cru reconnaître Ormuzd.

13) Cf. Waddington 1. c. pl. I, 4, et Six, Zeitschr. für Num. VI, p. 83, 11, où l’auteur mentionne un statère au type du cône, qui, d’après le catalogue de vente Bowen 1868 N°. 509, aurait au droit une tête de lion de face. Attiré par cette description, je donnai dans le temps

A la suite de ce groupe de monnaies, dont je connais une douzaine de variétés, paraissent se ranger les statères au type du cygne. Jusqu’à présent j’en ai constaté treize variétés, dont une des plus récentes, contemporaine des monnaies frappées par Tiribaze à Issos, est la suivante:

34. 41 21m. Gr. 10,41. — Figure virile ailée à demi-nue, avec l’ornement de

tête du N°. 29, en course à dr., effleurant la base du genou dr. Elle tient des deux mains un disque orné d’un astre à huit rayons C. p. 1/ map au-dessus d’un cygne debout à g. sur une base; devant lui,

un dauphin la tête tournée en bas; derrière ¥. Bords relevés.

Planche G, N°. 5.

Tandis que sur les pièces des deux groupes précédents le personnage ailé semble être une déesse, celui des pièces au cygne est toujours une divinité mule: la nudité et la forme de la poitrine ne laissent pas de doute à cet égard. Bien

que Raoul-Rochette eût déjà fait cette observation (1. c. p. 67 et 68), le duc

de Luynes et M. Waddington ont préféré, à tort, reconnaître une déesse, Astarté ou Iris 14).

Ce troisième groupe comprend aussi quelques pièces de petit module:

35. 41 9m. Gr. 0,94. — Tête barbue d 'Héraclès à dr., coiffée de la dépouille

du lion. C. p.

if Cygne debout à g ; au-dessus ma; devant, une mouche. Carré creux. „ Choix", pl. Y, N°. 180 15).

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