Æ 10m. Tête jeune imberbe à dr
ïï ^ 1 . Même vase.
Yoilà, pour résumer, un groupe de monnaies, provenant toutes de la même région et appartenant à peu près à la même époque, portant toutes le type parlant de Kypséla — qui est probablement un vase d’argile destiné à contenir du blé 34) — et ne différant que par les types des têtes et par les légendes kyte, koty, kep et <ma, dont les deux premières seules ont été expliquées d’une manière satisfaisante et sûre.
Jusqu’à présent, tous ceux qui se sont occupés de la classification des monnaies marquées des initiales kep et 4>ia, se sont mis uniquement à la recherche de noms de villes , auxquels ces légendes pourraient être appliquées : personne ne parait avoir songé à y voir des noms de rois ou de magistrats.
Or, en suivant la voie qui nous est indiquée dans le dernier sens par les monnaies du roi Kotys, on trouvera, déjà au premier pas, dans le nom du fils et successeur de Kotys, KepooftlénT^g, l’explication des initiales kep.
L’habitude d’indiquer, sur les monnaies de petit module, les noms des dynastes et des rois par deux ou trois des initiales seulement, parait avoir été assez répandue en Thrace au 4me siècle avant notre ère. Ainsi, outre koty et kep,
22) Mionnet, Suppl. II, 276, 444 (le N°. 443 est un bronze d’IIepliaestia !) ; — Choiseul- Gouffier, Voy. pitt. de la Grèce II, pl. XVI, 37 ; — Cadalvène, Recueil pl. I, 4.
2S) Recueil, p. 23, pl. I, 9, C’est par erreur que la planche indique le métal par /R. — Cf. Sestini, Lettere num. di contin. VII, p. 15, Phila Maced.
24) Cf. Stephanus, Thés, graee. linguae s. v. xv^Ajj. Ubi (Arist. Pac. 631) et schol. annotât esse siS oç ayyîtou ri pÉrpou (S'extixov 7t vpûv ri xpt9wv, idque non solum ît).sxtov, sed etiam xîpaurov.
on trouve ket pour Kétriporis, zpa pour Sparadokos, ia et iap pour Sara-» tokos, et peut être xa pour le nom de quelque dynaste encore inconnu.
Quant à la dernière des pièces inexpliquées au type de Kypséla, celle avec ♦ ia, il se peut que ces lettres soient à compléter en PCunnog et désignent Philippe //, qui avait chassé Kersobleptès des bords de l’Hébros en 343 av. J. C. et avait sans doute pris possession de la ville de Kypséla. Ce seraient par conséquent les dernières monnaies, sorties de l’atelier de cette ville, que nous connaissions.
t. §aratok os.
400 av. J. C. env.
Dans la Zeitschrift für Numismatik, I, p. 163 M. de Sallet a réuni en un groupe quatre petites monnaies d’argent appartenant à un dynaste de la Thrace, nommé Saratokos. 25) Je crois qu’il faut lui donner encore la suivante.
60. J1 llm. Gr. 0,95. ■ — Tête imberbe, les cheveux longs, à dr.
jf s a (2). Cep de vigne avec une grappe de raisin, sous laquelle est placé un vase (oenochoé). Carré creux.
Planche C, K. 8.
À trois reprises différentes Sestini a publié cette monnaie d’après un exemplaire de la collection Fontana, deux fois avec la légeude complètement fictive k y 'Y a et ensuite avec les lettres xa. 26) Sur notre exemplaire on ne distingue nettement que sa.j mais à en juger par l’identité de la tête avec celle des pièces, qui portent sa, sap et sapatqko, il n’est guère douteux, que l’initiale, qui a été endommagée par quelque coup d’instrument, était un sigma.
®ho§toïeès.
61. Æ 2 lm. Gr. 5,50. — Tête imberbe laurée à dr., les cheveux courts. Cercle perlé.
25) Cf. Cat. du Mus. Brit. Thrace p. 205 et Z. f. Num. VI, 146.
26j Descr. di moite med. gr. in più musei 1828, p. 27, pl. V, 10; Mus. Fontana II, p. 9. pl. II, 3 et III, p. 8, pl. II, 6.
1/ sko — zt(okoy) au dessus d’un cavalier casqué au galop à dr., avec la chlamyde flottante et brandissant la haste dans la main dr. ; sous le cheval, un objet indistinct, peut-être la protome d’un sanglier.
Cette monnaie, décrite d’une manière incomplète dans le „ Numismate” de M. H. Hoffmann, N°. 1424, et attribuée par lui à la ville de Skotousa en Thessalie, est la pièce identique, que Sestini a publiée dans sa „ Deseriptio nuinorum veterum” 1796, p. 571 pl. XIII, 9. Sestini a parfaitement reconnu, que ce bronze devait appartenir à quelque dynaste tlirace, mais il ne parvint pas à en déchiffrer la légende. Les trois initiales zko sont séparées des lettres suivantes par le bout supérieur de la haste du cavalier, et la faible conservation de cette seconde partie de l’inscription ne laisse plus reconnaitre avec certitude absolue que les caractères it. . . . Pourtant je ne crois guère me tromper en la lisant de la manière proposée.
La monnaie est d’une belle fabrique, et parait dater du temps de Philippe IL Dans ce cas le personnage de notre pièce n’est pas à identifier avec le Skostokès , dont le nom figure sur plusieurs tétradrachmes aux types et au nom du roi Lysimaque , et qui, à cause du symbole, un terme, sont généralement attribuées à l’atelier de Sestos. J’en signalerai, parmi les monnaies de Lysimaque (N°. 66), un nouveau spécimen, qui mérite d’être observé.
Ijysimachos.
306—281 av. J. C.
62. Æ 31m. Gr. 17,10. — Tête diadémée et cornue d’Alexandre le Grand à
droite. C. perlé.
p' BAiiAEP.i ayiimaxoy. Pallas Nicéphore assise à gauche ; devant elle, fyi; sous le siège, massue et à l’exergue, épi; dans le champ à g.
» Choix” pl. IX, N°. 11. — Cf. Müller, Miinzen des thracischen Konigs Lysimachus, N°. 371.
63. Æ 18m. Gr. 4,28. — Mêmes types et même légende; le siège de Pallas est
orné d’une palmette 26a). Devant la déesse et dans le champ à g. trident.
„ Choix ” pl. IX, N°. 12. — Cf. Müller. N°. 330.
26a) La même palmette se voit sur le siège du N°. 407 de Müller et sur une variété du jS'°. 307, dans la coll. de M. Six.
Les deux pièces sont aussi remarquables par la beauté du travail et de la. conservation, que par l’expression particulière des têtes.
64. Æ 30m. Gr. 17,17. Même tête; dessous, en très-petits caractères, mhnoû.
ÿ Même légende et même type. Sous le bras dr. de Pallas, également en petits caractères, £î2s:io; sur le siège, H*
Cabinet de France. — Salinas, Bulletino delF Instituto arcbeol. 1865, p. 34 et A, de Sallet, Zeitschr. für Num. II, p. 5.
65. /R ‘28m. Gr. 17,14. — Même tête, d’un caractère juvénil particulier, et
regardant droit en avant.
F Môme légende et même type; devant Pallas, ; à l’exergue, ith. Coll. Photiadès-Pacha.
66. /R 30m. Gr. 16.40. — Autre, avec un terme (?) devant Pallas; à l’exergue