IK.IT.K.Y
Dans le commerce. Cf. Millier, 1. c. p. 31 et 50, pl. II, 7 et pl. 95; Droysen, Gesch. des Hellenismus, III, 2de éd. p. 317; F. Lcnormant, Mélanges de Num. II, 1877, p. 422.
La particularité, par laquelle ce tétradrachme se distingue des autres exemplaires qui sont d’un travail assez barbare, consiste en ce que d’une part les types et la légende BAdAEfis: aysimaxoy sont d’une exécution artistique assez belle et soignée, et que d’autre part le nom de Skostokès est gravé d’une manière entièrement différente du reste de la légende, en caractères gros et épais, parmi lesquels les omicron apparaissent en forme de globules, pareils à ceux de la légende des pièces du roi Audoléon, ayap.ae.nt.s. Cette partie de l’inscription fait donc décidément l’effet d’être l’oeuvre supplémentaire d’une main barbare ou peu exercée, à laquelle furent soumis des coins qui avaient été gravés par un artiste plus habile.
Si le Skostokès , dont le nom figure sur les tétradrachmes, était en effet un chef ou dynaste thrace, — comme le personnage homonyme du bronze N°. 61, — on pourrait conclure de l’observation curieuse que nous venons de faire, qu’en s’emparant de la ville où Lysimaque avait fait frapper ses pièces à l’emblème du terme, Skostokès s’était servi d’abord des coins disponibles, trouvés dans l’atelier monétaire de cette localité, en y faisant ajouter son propre nom, et qu’ensuite seulement il avait procédé à faire graver les monnaies presque barbares, que nous connaissons par l’ouvrage de Millier, et dont les poids sont encore moins élevés qui celui de notre pièce.
67. /R 33m. Gr. 14,31. — Autre, avec a n t i <t> i (Àosj devant Pallas; à l’exergue,
épi avec sa feuille, et i< a ax a (dovicov).
Orsoaltios.
Contemporain de Lysimaque.
68. Æ 26m. Gr. 17,45. — Tête imberbe à’ Héraclès, coiffée de la dépouille du lion, à dr. C. p.
F Zeus aëtopliore assis à g-.; dessous (B) a ci aeq(c) ; derrière
OPC°AATI°Y.
Cabinet de France. — E. Muret, Bulletin de corresp. liellén. Y, 1881. p. 331.
D’autres tétradrachmes semblables portent les noms de baeiae.qi kepcibaya(ov) 27), de Monounios et d’Audoléon.
ROIS DE PÉONIE.
Ijykkeios.
359 — env. 340 av. J. C.
1. Æ 22m. Gr. 13,05. — Tête laurée à’ Apollon, les cheveux courts, à gauche.
F a y k — keioy. Héraclès imberbe, nu, incliné à g. étouffant le lion de Némée avec son bras g., et le frappant de la droite de la massue. 2S) Derrière lui, arc et carquois.
2. Æ 27/24m. Gr. 13,90. — Tête semblable, les cheveux courts, à droite,
pareille à celle des statères de Patraos. C. p.
F a y k k E i — o y. Même groupe à g. et mêmes attributs. La crinière du lion est marquée d’un k.
Coll. Six.
À en juger par ce statère, Patraos a été le successeur immédiat de Lykkeios ; aussi n’est-il guère possible d’intercaler entre ces deux rois le dynaste Bastareus, comme vient de le proposer M. E. Muret 28aj.
27) Prokescli-Osten, Ineclita 1859, pl. I, 9; Berliner Biâtter, II, 1865, pl. XXI, 7; Num. Zeitschr. IV, p. 228, pl. IX, 15.
28) Eckhel, Cadalvène, F. Lenormant et d’autres numismatistes se sont mépris en disant que Héraclès frappe le lion avec le poing ; sur toutes les pièces, que j’ai eu l’occasion d’examiner on distingue la massue dans la main levée du liéros. Seule la variété à la légende (A)YKPEIO (Six, Num. Cki'on. XV, 1875, p. 20 — 25, pl. I, 2) représente Héraclès étouffant le lion de ses deux bras.
88a) Bull, de Corr. Hell. V. 1881. p. 330.
Sur d’autres pièces le lion est marqué d’un n 29), et on retrouve aussi ce caractère dans le champ d’un sixième de statère au type du cheval 30). Les propositions peu vraisembables d’expliquer le n par nçcoTog ou Uaiovia , perdent toute raison d’être par la présence du K sur le statère de M. Six.