Æ llm. — Cheval libre marchant à dr
F hpa — -kaegj — t go n dans une couronne de laurier.
Mus. d’Athènes N°. 1732. — Cf. Sestini, Mus. Fontana III, pl. III, 2 et Prokesclr Osten, Inédita 1859, où la même monnaie est attribuée à tort à la Thessalie.
Des pièces parfaitemant semblables à notre N°. 73 — sauf la légende — ont été frappées à Thessalonique et à Cassandrea 33) et, avec les types du cheval et de la massue, à Amphipolis 33).
Ichnae.
74. /R 23m. Gr. 9,48. — wni — ava + i. Guerrier barbu, casqué et vêtu d’un chiton court avec ceinture, debout à dr., retenant de la main g. et par la bride un cheval qui se cabre, en appuyant la droite sur la croupe de l’animal. Dans le champ © ©. Base et cercle perlés pf Dans un carré creux une roue de forme primitive, traversée par un essieu fort et épais, qui est croisé par deux traverses de bois en forme de segments de cercle.
Planche C, N°. 18.
Ce statère, d’une conservation presque irréprochable, est la seconde monnaie certaine d’Ichnae, qu’on connaisse jusqu’à présent. Sous plusieurs rapports il diffère de celui du Musée Britannique, sur lequel le groupe du droit est tourné à gauche , la roue à quatre rayons, la légende hoah-h, et qui n’a point de globules 34j.
Le groupe du guerrier , s’efforçant d’arrêter son cheval, est un type commun aux stat-ères (Y Ichnae, des tvvtevo n 35) des Orreskiens 36) et à une pièce anépigraphe, classée par Prokesch-Osten, sans raison suffisante, à Thermé 37).
82) M. 1 493, 331, et Cat. de Mus. Brit. p. 65, 1.
8S) Cat. du Mus. Brit. p. 52, 71, et Fox, 1, N°. 56.
84) Kev. Num. 1874, p. 168; — Bompois, Num. Chron. 1874, p. 178; — Zeitschr. für Num. III, p. 132, pl. II, 2; — Cat. du Mus. Brit. p. 76, 1.
85) A. de Sallet, Zeitschr. für Num. III, p. 132, pl. II, 1.
86) Cousinéry, Voy. daus la Macédoine II, pl. VIa, 10; Cadalvène, Eecueil, p. 78, 3; —
Num. Chron. 1873, pl. IV, 8, Cat. du Mus. Brit. p. 146, 3 et 4.
87) Revue Num. 1860, pl. SU, 3; — Zeitschr. für Num. III, pl. II, 3. — J’ai démontré ailleurs (Griech. Münzen in Karlsruhe 1879, p. 11), que les signes (•) et O se rencontrent souvent sur des monnaies d’Akanthos, d’Aegae, d’Aeneia, des Bisaltes, de Lété etpù’autres pièces de ces contrées, et que par conséquent ils ne peuvent pas être pris pour l’initiale d’un nom de ville, comme p. ex. pour celui de Thermé. Cf. encore le groupe F des incertaines de Macédoine.
Sur les seconds le guerrier est représenté tête-nue , sur les troisièmes coiffé de la causia , et sur les premiers et les derniers casqué. Aussi est-il assez probable que le statère de la collection Prokesch provient de l’atelier d’Icknae, d’autant plus qu’il montre également des globules et une roue de la forme de notre pièce.
La roue à deux traverses croisées par une troisième plus forte, est un type qui figure non seulement sur des monnaies macédoniennes et étrusques , comme M. Bompois parait le croire 38), mais encore, et dans sa forme la plus primitive, sur des didrachmes de poids euboïque, qu’on a proposé de donner à Athènes 39), sur des bronzes de Crannon en Thessalie 4'°), et peut-être sur d’autres monnaies encore.
Il est à présumer, que l’atelier d’Ichnae a émis aussi des fractions du statère ; et dans ce cas il faudra les chercher sans doute parmi les pièces anépigraphes classées aux incertaines thraco-macédoniennes. Peut-être les monnaies au type de la roue, figurées dans le Cat. du Mus. Brit. p. 154, sont-elles du nombre.
Eéètê.
75. 21m. Gr. 9,55. — Silène nu debout à dr. Il est représenté ithy phallique,
avec les oreilles , la queue et les sabots d’un cheval. Sa barbe est cunéiforme, et la chevelure, indiquée par des rangs de globules, forme une longue tresse qui couvre le haut du bras. De la main dr. il saisit sa queue, et il avance la gauche vers une Nymphe debout devant lui, à g., coiffée de la même manière, avec deux tresses visibles, et vêtue d’un cliiton soigneusement plissé, et d’une diploïs. Elle tient dans la main dr. levée une fleur à trois pétales et de la gauche baissée une couronne. Entre les deux figures ®. jf Carré creux, divisé par deux lignes diagonales en quatre parties triangulaires.
„ Choix' ’ , pl. I, N°. 17. — De Luynes, Choix de méd. gr. pl. IX, 5.
38) Drachme inédite frappée dans l’Etrurie, 1879, p. 19, note 2 (Extrait de la Revue arcliéol de 1879;.
S9j Mionnet, Rec. des pl. XL, 4, p. 14, 4; — Cb. Lenormant, Galerie mythol. pl. XXYJ, G; — Beulé, Monnaies d’Athènes, p. 23, Nu. 6.
40) Cat. Allier de Hautercche, pl. V, 15; — Friedlaender, Monatsberiehte der Berliner Akademie, 1878, pl. II, 37.
Cf. Streber, Ueber den Stier mit Menschengesicht, 1836, p. 4 92, N°. 8 de la pl., où l’auteur propose de voir dans la figure virile Dionysos avec des jambes de taureau. — Cat. du Mus. Brit. p. 77, 8.
76. TR 19m. — Autre, à peu près semblable à la précédente. Entre les deux
figures • .
De Luynes, Choix de médailles gr. pl. IX, 6. — Coll. Six gr. 9,63.
77. /R 20ni. Gr. 9,70 (trouée.) — Autre, où la nymphe tient la fleur de la
main g., et lève la main dr. vide. Entre les figures o.
Bibl. de Stuttgart.
78. /R 21m. Gr. 9,06 (fourrée). — Autre, parfaitement semblable, mais avec
au milieu, à g. et à dr. des figures.
79. TR 19m. — Silène ithyphallique avec la même tête, la queue de cheval et
les pieds de forme humaine, debout cà dr. Il lève le bras droit, et
saisit de la g. le bras de la Nymphe, en mettant la main de
celle-ci à son membre viril. La nymphe, debout à g., coiftée et vêtue comme sur les pièces précédentes, parait tenir une couronne à la main g. Entre les figures • o.
il Même carré.
Musée de Berlin.
80. /R 20m. Gr. 9,41. — Silène ithyphallique, barbu, avec une longue tresse
de cheveux indiquée par des globules et couchée sur le haut du bras dr., une queue de cheval et des jambes et pieds de forme humaine, courant à dr., le bras dr. en l’air, et la main g. levée, sur le point de saisir au menton une Nymphe , vêtue du chiton et de la diploïs, s’ enfuyant à dr., en retournant la tête et levant le bras g.
pf Même carré.
Ce statère, autrefois dans la collection Gosselin, fut publié par Mionnet Suppl. III, p. 80, 492 pl. YI, 4, mais d’une manière inexacte, puisque dans la gravure la queue de Silène est à peine indiquée, et que la tresse de cheveux est remplacée par un avant-bras replié.
En décrivant les monnaies thraco-macédoniennes, dont les types représentent une figure virile aux prises avec une femme, on a donné généralement le nom de Satyre au premier de ces personnages. Cette dénomination n’est pas sans fondement, lorsqu’on consulte les textes et les oeuvres d’art grecs, qui confondent souvent Satyres et Silènes — quand on lit p. ex. dans Pausanias (I,
23, 5), que les Satyres avancés en âge étaient nommés Silènes — et quand, bien qu’aux Silènes , comme génies des sources et des fleuves, reviennent avant tout les symboles de l’eau 40a) c. à d. les attributs du cheval, et aux Satyres, esprits des bois et des montagnes, les attributs du bouc , on rencontre encore assez souvent des Satyres à queue de cheval 41).
à l’époque reculée, à laquelle appartiennent nos monnaies, la confusion, dont je viens de parler, n’existait sans doute pas encore et il parait presque certain que les personnages ithyphalliques représentent, plutôt que des Satyres, des Silènes, ou des hEavàdcu ou Baudot, ainsi que les Silènes étaient nommés en Macédoine é2). Je déduis cela du tait, que sur les monnaies les plus anciennes de ce genre la figure présente les formes caractéristiques des Silènes — celles du cheval, telles que je les ai décrites. — que sur des pièces un peu moins anciennes la queue disparait peu à peu et que bientôt le personnage prend des formes parfaitement humaines, sauf toutefois les oreilles du cheval. Je le conclus ensuite de ceux des statères de Thasos, qui datent de la belle époque de l’art grec 4'3), et sur lesquels le même personnage, au front chauve , aux oreilles et à la queue de cheval , est évidemment Silène. Or, s’il en est ainsi, il s’ensuit que les groupes semblables des monnaies archaïques représentent la même divinité. Je le conclus finalement de quelques autres monuments de l’antiquité et particulièrement du célèbre vase d’Ergotimos et de Klitias (vase François) 44j, sur lequel on trouve l’inscription /irE/voi auprès de trois figures barbues et chevelues avec les oreilles , la queue et les pieds de cheval , dont l’une tient une Nymphe dans ses bras, à peu près comme sur les monnaies de Thasos.
Tout cela me porte donc à croire, que dans les figures dont il est question, il faut voir des Silènes , tels que l’art archaïque avait l’habitude de les représenter au VIe et Ve siècle av. J. C. 44b). Cela est d’autant plus probable que
4r,a) La signification primitive du mot aiknvô; s’est conservée dans le latin » silanus”, filet d’eau. 4l) Pausanias I, 23, G; — Welcker, Griecli. Gotterlebre III, 150.
42j Hesychius, s. v.
43 ; Mionnet, Bec. des pl XLIV", 5, Suppl. Il, p. 545, N°. 3 de la planche; — Cat. du Mus. Brit p. 218, 29-30; - et m. c.
44j Archaeol. Zeitschr. 1850 p. 204, pl. XXIII.
44b, M. Six m’informe, qu’il a traité le même sujet et qu’il est arrivé aux mêmes résultats, dans une communication détaillée faite en 1869 à la Société des Arts et Sciences à Utrecht, sur les représentations de fleuves, ruisseaux et sources sur les monnaies grecques, dont un extrait a été publié dans les comptes-rendus de la Société pour 1809. Aanteekeningen v. h. verh. i. d. sectieverg. v. h. Provinc. UtrecMscb Genootschap v. Kunst. en Wetensch. Utrecht, 1869, p. 17—35; ouvrage qui m’est resté inconnu.
LETTKRK. VEIiH. DKK KON1NKL. AKADEM1E. ÜEEL XIX7.
de très-bonne heure les légendes asiatiques concernant les Silènes, avaient eu cours chez les Macédoniens 45), qui parfois paraissent avoir donné à ces divinités les noms particuliers rapportés plus haut.
81. Æ 10m. Gr. 1,07. — Centaure barbu à dr., le genou droit en terre 46),
retournant la tête, dont la chevelure se termine en deux longues tresses indiquées par des globules et dont l’une dépasse le coude g. De la main dr. il tient un canthare placé sur sa croupe. Au-dessus la lettre A entre © ©.
E Quadrilatère divisé en quatre parties carrées irrégulières en creux. „ Choix ”, pl. I, ÎSI°. 18.
82. Æ llm. Gr. 0,89. — Centaure , le genou g. en terre, à g. sur une base,
retournant la tête et tenant des deux mains un cantliare placé sur sa croupe. Cercle.
}/ Carré creux divisé par deux barres qui se croisent à angle droit en quatre parties régulières; fond grénelé.
Ce sont probablement des fractions du statère au type du centaure (gr. 9,46), qui est gravé dans le Musée Hunter pl. XXXIII, 4, dans Cousinéry, Voy. dans la Macédoine II, pl. VTa, 1 et dans Dutens, Explication de quelques médailles etc. 1773, p. 57 et 77.
Ainsi que les Orreskiens et d’autres peuples de ces régions, les Létéens paraissent avoir été forcés, par l’invasion de Xerxès et la cession de la Bisaltie à Alexandre I, en 480, à suspendre à toujours leur abondant monnayage. Cependant la ville de Lété n’avait point cessé d’exister. C’est ce que prouvent plusieurs passages de géographes anciens et des lexiques, et en outre une inscription importante de l’an 117 av. J. C., récemment publiée par M. L. Duchesne * * 4 * *'7), Ces documents permettent de constater l’existence de la ville du IVe 48) jusqu’au Xe siècle de notre ère; elle était située dans la Mygdonie, à peu de distance et au nord de Thessalonique 49 j.
JfBendé de la Chalcidique.
83. /K 13m. Gr. 2,37. — Ane ithyphallique marchant à dr.; au-dessus vestiges
de lettres.
45) Hérodote, VIII, 138.
46) La gravure ne rend pas exactement l’attitude du centaure.
4?) Revue archéol 1875, I, p. 6 — 21 et Archaeol. Zeit. 1875, p. 58.
4S) Cf. Harpocration.
49) Cf. Ducliesne, I. c. et Iviepert, Atlas v. Relias, 1872 pl. VIT.
pf Carre creux, divisé en quatre compartiments triangulaires par deux barres en diagonale, dont les bouts se terminent en pointe.
16m. Gr. 2,80. — Ane ithyphallique, debout sur une base à dr. et levant
la tête pour braire ; devant lui, un sarment de vigne. C. p.
u' Cinq petits creux triangulaires de grandeur inégale.
16ra. Gr. 2,38. — Silène nu debout à dr. à côté d’un âne qu’il parait brider. Base, et c. p.
p' me N — aa — i — on. Corbeau debout à dr. Carré creux.
Planche C, N°. 19.
Cf. Mionnet, Suppl. III, pl. VII, 4 et Cat. du Mus. Brit. p. 82, 6.
16m. Gr. 2,60. — Silène debout à dr. à côté d’un âne rétif , qu’il tire
par les oreilles, en s’appuyant de la main dr. sur la croupe de l’animal. Base, et c. p.
r' Comme le précédent.
Planche C, N°. 20. — Musée Thorwaldsen N°. 580; Cat. du Mus. Brit. p. 82, 5.
87. 16ra. Gr. 2,53. — Dionysos barbu, les cheveux longs et à demi-nu,
couché à g. sur le dos d’un âne debout à dr., et tenant un rhyton
de la main dr. Base, et c. p.
men— a — aih autour d’une amphore. Carré creux.
Sur les autres pièces de ce genre, publiées dans Mionnet, Suppl. III, pl. VII, 3, dans le Cat. d’ Allier de Hauteroche, pl. IV, 19 et dans le Cat. du Mus. Brit. p. 82, 8 — 10 Dionysos tient un canthare à la main.
88. /R 23m. Gr. 12,32. — Tête imberbe de Dionysos , couronnée de lierre, à g.
pf me/va -Ain n. Ane ithyphallique debout à g. Sur sa croupe un corbeau à dr., introduisant son bec dans l’anus de l’animal. Entre les pieds do l’âne, un objet incertain. Creux de forme ronde. Planche C, N°. 21.
Une variété de cette rare pièce a été décrite par Cadalvène, Recueil p. 64, 5.