SICLES DRACHMES
Statère d*électmm de 14 gr. 52 = 13 1/2 = 27 3 hectés d'or de 1 gr. 36 =5 =10
3 sicles d'argent =3 =6
7 demi-sicles d'argent = 3 1/2=: 7
En juillet 4860, un paysan me vendit à Nymphi un petit groupe de monnaies quil venait de découvrir ensemble et que je gardai quelques mois. Il comprenait une hecté d'électrum de la deuxième époque (n^* 7)^ une trité d'électrum de la quatrième époque (n"" ii), deux sicles d'argent (n"" 95), trois tétroboles (n"" 27) et trois oboles (n"" 28) de Crésus * ;
* Cest la pièce que Borgon désignait avec raison comme la plus ancienne monnaie d'or qu'il eût jamais vue (Catal. Th, Thomas^ p. 300, n» 2152). Je n'en connais aussi, ponr ma part, aucune plus antique en véritable or, et non en électrum.
' Malheureusement, dans le temps où ces pièces étaient en ma possession j'ai négligé de prendre le poids exact de celles d'argent, me bornant à relever le poids de celles d'électrum; j'ai indiqué plus haut celui de l'exemplaire de l'hecté n* 7; quant à la trité n<^ 11, j'ai lieu de croire que c'était le même exemplaire qui figura trois ans après à la vente Ivanoff, cur la pesée en était identique.
c'était donc dix sicles ou vingt drachmes d'argent, juste la valeur d'un statëre créséen de 8 gr. 17 d'or^ se décomposant ainsi :
SICLBS
bràchhbs
Trité d'électrum de 4 gr. 84 =
Hecté d'électrum de 2 gr, 42 —
2 sicles d'argent —
3 tétroboles d'argent —
3 oboles d'argent =
Enfin^ à la même époque^ on me présenta sur remplacement même des ruines de Sardes seize pièces d'argent au type de Crésus trouvées ensemble, onze sicles (n^ 35) et cinq demi-sicles (n® 26) ; ce petit dépôt représentait donc précisément la valeur d'argent contre laquelle s'échangeait, sous le dernier des monarques lydiens, un ancien statère d'électrum de 14 gr. 52 ou bien une de ses propres pièces d'or de 10 gr. 89, 13 V2 sicles ou 27 drachmes. Ces coïncidences ne sont certainement pas fortuites.
Jusqu'ici les numismatistes n*ont accordé d'attention (et encore trop rarement) qu'aux grandes trouvailles de monnaies antiques, d'où l'on a déjà tiré tant de lumières pour le classement chronologique de certaines séries. On néglige complètement Tétude des petits groupes de quelques pièces, souvent des plus communes, que Ton exhume ensemble et qui sont formés de la somme qu'un individu avait dans sa bourse enfouie ou perdue. Pourtant, elle a une grande importance et peut fournir des renseignements infiniment précieux. Pénétré de cette idée, dans le cours de mes six voyages en Orient, toutes les fois que l'on m'a présenté quelques monnaies antiques comme découvertes en groupe et que l'on m'a affirmé que la trouvaille était encore intacte (genre d'occasion qui s'offre fréquemment aux voyageurs), j'ai soigneusement relevé la liste de ces monnaies. J'ai ainsi dans mes notes près de trois cents observations de ce genre, que je publierai quelque jour. Dix-neuf fois sur vingt, quand le dépôt se compose de pièces étrangères, ou en comprend au moins un certain nombre, il représente une somme exacte en les convertissant dans la monnaie du lieu où a eu lieu la découverte ; de même, quand il offre des pièces d'époques et par suite de systèmes différents, la somme totale est aussi une valeur exacte dans le poids des plus récentes, de celles dont Tenfouissement a été contemporain. Je suis donc en mesure d'affirmer dès à présent que c'est en multipliant les observations de cette nature que l'on arrivera à la solution précise de tous les problèmes du change et du cours des monnaies dans l'antiquité.
Aussi je ne saurais trop }es recommander aux numismatistes qui voyagent dans les contrées classiques.
Nombreuses, surtout en argent, les monnaies cré&éennes sont toutes du même style et du même faire. Il est donc évident que si les émissions en ont été très-abondantes, elles ont dû avoir lieu durant une période de temps restreinte. Cependant j'ai peine à croire que la fabrication en ait cessé avec la chute du royaume de Lydie. Les Perses, qui n'avaient pas encore de monnaie d'empire sous Cyrus et Cambyse, n'ont pas dû fermer Tatelier de Sardes après la défaite de Crésus. Ils laissèrent les villes grecques^ désormais soumises à leur suzeraineté, continuer le monnayage municipal que les monarques lydiens avaient toléré chez elles. Mais il eût été trop absurde de laisser à ces cités le monopole du bénéfice de la fabrication des espèces monétaires ; on ne saurait Tadmettre; Sardes, dépendant au contraire directement du grand roi sans privilège d'autonomie municipale, les profits de son atelier allaient dans les caisses royales. Aussi les Perses durent y continuer pour leur compte la fabrication de pièces d'or ou d'argent qui avait largement contribué à la richesse proverbiale de Crésus, et comme les types de ce roi jouissaient d'une grande faveur sur les marchés, ils durent n'y rien changer d'abord. J'ai donc la conviction que les monnaies créséennes se fabriquèrent encore sous l'autorité des Perses pendant les deux règnes de Cyrus et de Cambyse. Ce qui contribue surtout à m'aSermir dans cette opinion, c'est la façon dont les monnaies au type de Crésus forment la transition entre les anciens statères d'éiectrum de TAsie-Hineure et les dariques, et dont les plus anciennes dariques se présentent avec tous les caractères extérieurs d'une continuation de la série créséenne. L'atelier de Sardes à une époque plus récente était encore un des principaux ateliers de monnayage des Achéménides^ et la Lydie, comme toute TAsie- Mineure, une des parties de l'empire où la circulation de métal monnayé était la plus considérable; dans les provinces intérieures, l'usage de la monnaie s'était imparfaitement naturalisé et la masse principale des métaux circulait toujours au poids, à Tétat brut, comme du temps des empires plus anciens de Babylone et de Ninive. Ainsi, tandis que le Lydien Pythès, tyran de Célènes, possédait 3,993,000 dariques d'or (équivalant à 26,620 talents d'argent) et 2000 talents d'argent en lingots^, dans le trésor royal de Suse Alexandre trouva une valeur de 40,000 talents d'argent en métaux bruts et seulement une valeur de 9000 talents d'argent en monnaie d'or *• Or, la darique d'or, comme son nom l'indique.
» Herodot. VII, 28.
^ Diod. Sio. XYII, 66; cf. Brandis, p. 249, note 9.
et le sicle médique qui y correspond avec le même type, celui du roi en sagittaire S ont commencé seulement à être frappés sous Darius, fils d'Hystaspe*.
Tous les numismatistes connaissent le système monétaire de la darique. Il comporte deux unités, un statère d'or de 8 gr. 40 et une drachme d'argent de 5 gr. 60 * ; les Grecs ont désigné cette drachme sous le nom de alikoq tAigStxbi;^, mais en réalité c*était à Torigine un demi-sicle, la moitié du statère d'argent ou sicle de il gr. SO que nous rencontrons sur toute la cAte méridionale de TAsie-Mineure, qui était lui-même le 50* de la mine d*un talent de 33,360 gr. Le statère d'or ou la darique valait 30 drachmes d'argent *, de telle façon que 5 dariques faisaient une mine d'argent. Ce système a donc ses poids basés sur le même rapport entre la valeur des deux métaux que dans celui de Crésuà. Seulement, tandis que dans ce dernier l'étalon d^argent était comme valeur courante le dixième de celui d*or, on revient entre les étalons des deux métaux à la proportion de valeur : : SO : i et de poids : : 20 : 13 Vs qui existait avant le monarque lydien entre le statère d'or de 16 gr. 36 et le statère ou sicle d'argent de 10 gr. 90. En outre, Darius établit rétalon de son statère d'or et celui de sa drachme d*argent sur un pied un peu différent de ceux du statère d'or et de la drachme d'argent de Crésus. Ce prince était parti des poids en usage dans son pays, c'est-à-dire de la base du talent comprenant 3,000 fois le statère pondéral babylonien de 16 gr. 36 dans la série forte, et de 8 gr. 18 dans la série faible. En Perse, au contraire, on avait pris l'habitude d'employer pour l'or le talent que les Grecs appelèrent euboïque^j de 25,245 gr., à la mine de 420 gr. 7 et à la drachme de 4 gr. 207, produit de la multiplication par 3,000 du statère pondéral assyrien de la série faible, ou statère de 8 gr. 415. A ce talent d'or, pour avoir le rapport décimal de valeur entre les étalons des deux ■métaux, correspondait le talent d'argent de 33,660 gr., à la mine de 561 gr. et à la drachme de 5 gr • 61 . C'est là que le grand souverain perse prit les deux unités de son système monétaire dans les deux métaux.
' C'est ce qu'on appelait U type de Darius^ dapEixo; yapaxn^p, Diod. Sic. h c.
* Voy. Brandis, p. 217 et suiv.
' Je prends ici les taux les pins élevés, ceux des premières émissions, car plus tard, dans la décadence de la monarohie des Achéménides, la monnaie perse subit un trèsfort abaissement.
Voy. les textes littéraires et épigraphiques que j'ai rassemblés dans la Revui numismatique,
^ Harpocrat. v® 8apetx6c; Xenoph., Ànàbae, I, 7, 18; cf. Yasquez Queipo, Syslèmee métriqws et monétairee^ t. I, p. dOO; Brandis, p. 62 et suiv. Herodot. III, 89 et suiv.
La substitution du statère d*or de 8 gr. M à celui de 8 gr. 47 et de la drachme d'argent de 5 gr. 60 à celle de 5 gr. 445 amena nécessairement sous Darius la démonétisation des anciens statères d'électrum des rois de Lydie et des villes grecques^ au poids de 14 gr. 52^ ainsi que de leurs divisions, puisqu'elles n'offraient plus un rapport exact avec les nouvelles pièces. Hais les monnaies créséennes d'or et d'argent restèrent dans la circulation. J'ai montré tout à l'heure que l'on trouvait des dépôts comprenant des pièces primitives d^électrum et des monnaies créséennes ; de même on rencontre d'autres dépôts monétaires où des espèces du système de Crésus, aux parties antérieures de lion et de taureau, sont mêlées à des espèces du système de Darius, au sagittaire ^. Hais jamais on ne découvre ensemble des monnaies d*électrum taillées sur le statère de 44 gr. 52 et des dariques d'or ou des drachmes d'argent correspondantes. Il n'y a pas non plus une seule pièce d'électrum du système lydo-phénicien frappée en Âsie-Uineure après Darius; dans toute cette contrée on ne fabriqua plus sous les Âchéménides que de l'or taillé sur la darique et de l'électrum de poids phocaîque, en même temps que de l'argent taillé sur la drachme de 5 gr. 60 ou sur celle de 3 gr. 73.. Avant la confusion que produisit, à partir du règne d'Artaxerxe Longue- Hain, l'abaissement progressif et rapide de la monnaie du Grand Roi et qui amena certainement de grandes fluctuations de change entre les monnaies provinciales et la monnaie commune de Tempire *, quand le système de Darius était encore intact, si la pièce d'or du poids de la darique valait 20 drachmes d'argent de 5 gr. 60 et 30 drachmes de 3 gr. 73, le statère phocaîque d'électrum devait circuler pour 3\ drachmes et 4 obole * de la taille de 5 gr. 60 et 46 drachmes 4 oboles de la taille de 3 gr. 73.
Rigoureusement la darique de 8 gr. 40 devait valoir 3 oboles d'argent de plus que le statère de Grésus de 8 gr. 47, la drachme d'argent correspondante V36 d^ plus qu® 1^ drachme de Grésus ; on aurait dû par conséquent exiger 36 statères de Grésus contre 35 dariques, 36 drachmes du roi lydien contre 35 drachmes du roi de Perse. Mais, par une tolérance évidemment restreinte au territoire de la Lydie, car étendue ailleurs elle aurait été trop désavantageuse au gouvernement achéménide, on admit les pièces créséennes à circuler pour une valeur égale à celle des pièces perses, le statère pour une darique, la drachme pour un
* Voy. mon Cat<ilogfte Be/tr, p. 150.
^ Voy. Brandis, p. 263 et suiv.
* P«ut<être pour 31 drachmes en chiffres ronds, Afin de donner une prime d'une obole à la monnaie officielle de l'empire.
crC-^Xoç |jLT]8tKJç . C'est une tolérance semblable qui faisait accepter à Athènes la darique pour un statère attiqué \ bien qu*elle ne fût que de 8 gr. 40 et le statère d'Athènes de 8 gr. 64.
Ce que je viens d'énoncer au sujet du cours des monnaies créséennes sous Darius et Xerxès me parait résulter des faits suivants. On trouve assez souvent des monnaies et d'autres objets de travail perse * dans le marais de Marathon^ où tant de soldats de Mardonius furent engloutis dans leur défaite. Les monnaies, à ma connaissance du moin^, sont toujours des dariqùes d'or, car c'est en or que se payait la solde des troupes de terre au service des Achéménides *. La première fois que je visitai cette localité historique, au mois de novembre 1859, en compa-' gnie de mon père et de H. Rhangabé, un paysan du hameau de Kato-. Souli nous apporta cinq pièces d'or qu'il avait.récemnient amenées ensemble à la lumière, quatre dariqùes d'or et un statère créséen (n^ SI); c*étuit la bourse d'un soldat ou d*un bas officier de l'armée :porse^ <noyé dans le marais, juste la valeur d'une mine d'argent. Il est manifeste que le statère créséen avait été reçu: par ce personnage dans sa paye sur le même pied que les dariqùes d'or qui l'accompagnaient. .
Un dépôt bien autrement considérable comme nombre, et double comme valeur monétaire intrinsèque, découvert dans la plaine de Sardes, a passé tout entier entre mes mains, dans le mois de septembre 1863, à Athènes, où il avait été apporté par un orfèvre juif de Smyrné. Il se composait de 478 pièces d^argent, dont la somme totale donnait 2 mines du poids adopté pour ce métal dauB l'empire perse. Or, la trouvaille se décomposait ainsi :
445 pièces au type du sagittaire : J45 .
23 sicles de Crésus, qui, pris comme d'une valeur
double, donnaient : 44
i 1 demi-sicles ou drachmes de Crésus : i i
200 ou 2 mines.
Il est donc incontestable qu'encore dans cet exemple les monnaies créséennes, bien qu'un peu plus faibles de poids que la monnaie perse, entraient dans la somme totale avec une valeur de circulation égale.
^ Harpocrat. v® 6apeix6;.
3 Par exemple le pendant de collier de doryphore qne possède le Cabinet de France et nn cylindre que j'ai vu à Athènes.
' Xenoph. Ânabaa, I, 3, 21 ; VIT, 61 ; V, 6, 23.
Les monuments num'smatiques semblent prouver qu'au contraire la solde des marins de la tlottC) en grande majorité Phéniciens, se payait en argent.
Je devrais m'arréter ici. Pourtant je ne veux pas terminer ce travail sans rectifier une erreur dont je me suis jadis rendu coupable. Il y a quelque vingt ans maintenant que j'ai publié mon Essai sur le classement des numnaiei d'argent des Lagides ; j^étais terriblement jeune alors; j'avais toute l'inexpérience et aussi toute Taudace de mon âge, et je me lançais sans douter de rien, et sans préparation suffisante, dans Tétude de problèmes qui présentent encore aujourd'hui d'énormes difficultés, après les travaux des Vasquez Queipo, des Mommsen et des Brandis, et qui alors étaient presque inabordés. Que je m'y sois trompé souvent, c'est ce qui est incontestable, et ce qui ne pouvait manquer de se produire. Lorsqu'il m'arrive aujourd'hui de reprtndre ce volume, il me semble que ce ne serait pas assez de le classer dans mes juvenilia, mais presque duns des puerilia. Les bonnes âmes qui depuis ont trouvé moyen de m'accuser de temps à autre de bien autres choses, plagiat, falsifications, etc. et auxquelles je n'ai répondu et ne répondrai jamais que par le mépris, — ces bonnes âmes murmuraient alors sous le manteau que c'était mon père qui faisait mes travaux 1 Naturellement ils ne les avaient pas lus, car à chaque ligne ils y auraient vu le cachet d'un garçon de dix-huit ans. Pourtant il y a dans le volume dont je parle quelques bonnes choses, que le temps et le progrès des études a confirmées, mais mêlées à beaucoup plus d'erreurs.
J'y ai déjà touché à la question des monnaies lydiennes, et j'ai eu raison d'attribuer dès lors à la série royale de cette contrée les deux gros statères d'électrum décrits plus haut sous les n""' 10 et 44. Mais c'est tout à fait à tort que j'y ai joint la pièce de véritable or dont la gravure est reproduite sous le n® i 1 dans la planche jointe au présent mémoire. Cette pièce, que possède le Cabinet de France, pèse 2 gr. 23, et est d'un travail extraordinairement grossier. Elle présente au droit un carré en relief, dont la surface offre comme des impressions irrégulières et certainement fortuites ayant une certaine apparence de traits cunéiformes ; on dirait des coups de ciselet donnés au hasard pour s'assurer que la pièce n'était pas fourrée. Au revers on voit un carré creux de la même dimension, dans le fond duquel on devine une sorte de pentagone irrégulier.
Je m'étais imaginé^ que le droit portait le nom de Cyrns en caractères cunéiformes du second système. C'était une pure illusion, et elle m'a été sévèrement reprochée par H. Mommsen et par Brandis. Le fait est qu'il n'y a rien de semblable, et que la pièce n'est certainement pas
Monnaiiê des Lagides, p. 1&2.
de la sérid lydienne. Elle n'en a ni l'aspect^ ni la forme^ ni le travail, ni le métal, puisqu'il n'y a jamais d'or pur dans ce pays, non plus que dans le reste de TÂsie-Hineure, avant Crésus. Elle n'est même pas d^Asie; For en est celui des pièces de Philippe II de Macédoine, de Thasos, de Crénides (à la légende eAZION HnEIPO) et de Philippes, c est-à-dire celui de la région thraco-macédonienne, qu'on tirait des mines du pays môme et qui diffère sensiblement d'aspect de Tor de l'Asie-Mineure.
La monnaie en question appartient sans contestation possible à un groupe de pièces parfaitement déterminé, dont je connais encore les échantillons suivants :
2 ^ Carré en relief à la surface irrégulière, avec des croissants dans les quatre angles.
Cf. Carré creux grossier de la même dimension que le carré en relief de l'autre face«
Or. Poids : Cabinet de France : 1 gr. 26 et igr. 23. Ancienne collection Borrell : igr. 26 et i gr. 19.
Catalogué Borrell ^ n*»* 37 et 38.