FORMICOMUS CYANOPTERUS Laferté, Anthic. 73. 3. — Truqui
Anthic. 345. — Egypte, Syrie, Mésopotamie.
Impossible de voir de différence appréciable dans la forme des élytres et leur longueur relative ; la coloration seule, qui est en entier d’un rouge brun en dessous, même à la base de l’abdomen, et les cuisses non rembrunies à l’extrémité distinguent les 2 espèces; mais ces
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différences me semblent insuffisantes pour les séparer spécifiquement. M. Baudi de Selve regarde le cyanopterus comme une variété du premier.
3. FORMICOMUS NEMROD Laf. Anthic. 1848. 75. — Baudi, Ac. Scienc. Turin, xt 100. — brevipilis Desbr. Opusc. p. 142. — Long. 4; larg. 1,3 mill. — Mésopotamie.
Allongé parallèle, subdéprimé, noir luisant, base des antennes, palpes, prothorax et une tache humérale rouges, tête brun ferrugineux, garni de longs poils rares inclinés. Tête arrondie, convexe, avec quelques points écartés ; yeux ronds, assez grands, peu saillants. Antennes allongées dépassant l'épaule; 1-4 articles testacés ainsi que la base des 2 ou 3 suivants, le reste brun, 2° moitié moins long que le 3°, dernier un peu plus long que le précédent, en pointe. Prothorax long, dilaté arrondi en devant et moins large que la tête, avec un goulot bien tranché, rétréci un peu sinué vers la base, qui est coupée droit; points faibles et rares. Ecusson en triangle, très-petit, peu visible. Elytres plus larges et 3 fois plus longues que le prothorax, un peu atténuées en devant avec les épaules marquées mais fuyantes, et en arrière avec l'extrémité arrondie, angle huméral un peu saillant © ; bossette marquée, suture plane ; une tache rouge en dedans du calus huméral et presque sur l’épaule ; surface marquée de tout petits points fins et peu serrés, entremèêlés de quelques-uns un peu plus forts piligères. Pattes brunes, longues et fortes.
Coloration du pedestris, il en diffère surtout par sa ponctuation, sa taille plus forte, sa forme plus allongée et plus parallèle ©.
M. Baudi rapporte à cette espèce le brevipilis de Desbrochers, dont il a eu le type entre les mains. La description est d’un laconisme vague qui ne peut guider l’entomologiste désireux de se renseigner utilement.
4. FORMICOMUS PARALLELUS. — Long. 4,3; larg. 1,3 mill. — Mésopotamie.
Oblong, large, assez convexe, d’un rouge ferrugineux,
luisant ; élytres d’un brun noir avec la région scutellaire
à la base couleur du fond, et une fascie sinuée d’un jaune
FORMICOMUS. o1
flave derrière l’épaule, points très-rares et très-fins, poils gris, mi-dressés, assez longs, peu nombreux, réunis en fascie après le milieu des élytres. Tète arrondie, convexe, yeux noirs, arrondis, non saillants ; palpes maxillaires bruns. Antennes assez fortes, linéaires, atteignant la base des élytres, articles assez longs, obconiques, 2° plus court que le 3°, les suivants différant peu de longueur, dernier fusiforme, acuminé, plus long que les précédents, l’extrémité un peu plus foncée. Prothorax allongé, assez convexe sur le dos, arrondi en devant et un peu plus étroit que la tête, rétréci sinueusement par derrière, base rebordée, un peu arquée. Ecusson en triangle aigu. Elytres obovales, peu convexes, rétrécies à la base avec les épaules largement arrondies, dilatées courbées sur les côtés avec leur plus grande largeur vers le milieu, atténuées par derrière et arrondies au bout; fascies jaune pâle complètes, rétrécies vers la suture, comme reliées par la couleur rougeûtre; fascie de poils peu nettement accusée. Pattes robustes, assez longues, cuisses fortes, tarses grêles allongés.
Ressemble beaucoup au pedestris: mais il est beaucoup plus grand, sa couleur est plus claire, la ponctuation est beaucoup moins forte et moins serrée, les fascies humérales des élytres sont plus pâles et plus étendues, le prothorax a sa partie arrondie, plus antérieure et bien moins bombée.
5. FORMICOMUS PEDESTRIS Rossi Fn. Etr. 1 1790. 224; Mant. 1 45. pl. 2. f. 5. —F. Syst. EL. 1 291. — Illig. Mag. v 225. — OI. Enc. vin 395. — Cast. Hist. Col. n 258. — Schmidt. Stet. n1 193. — Laferté, Anthic. 76. 6. — Muls. Collig. 69. — sareptanus Desb. Op. 42. — thoracicus Panz. Fn. Germ. 93. pl. 6. — © equestris Panz. Fn. Germ. 71. pl. 8. — fuscus Geoff. 1 344. — Long. 3,5-5; larg. 1,3-1,5 mill. — Cette espèce est fort répandue dans tout le bassin de la Méditerranée, France méridionale, Espagne, Corse et Sardaigne, Sicile, Italie, Autriche, Turquie, Russie méridionale, Caucase, Anatolie, Syrie, Egypte, Algérie.
Oblong, peu convexe, luisant, noir de poix, avec le prothorax, la poitrine, la base des antennes et les pattes,
sauf la massue des cuisses, rouge ferrugineux plus ou moins foncé, et une étroite fascie rouge derrière l'épaule,
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sur les élytres; pubescence gris blanchâtre, rare, assez longue, ? fascies de poils blancs condensés sur les élytres. Tête ovale, assez convexe, à points assez forts et passablement rapprochés; yeux arrondis, assez saillants. Antennes assez fortes, dépassant la base des élytres, articles obconiques, oblongs, 2° de moitié moins long que les suivants, ceux-ci allant en grossissant et diminuant de longueur, dernier ovale, en pointe peu aiguë, un peu plus long que le précédent. Prothorax aussi large que la tête, allongé, assez convexe, dilaté-arrondi dans son 1‘ tiers, atténué sinué par derrière, rebordé et presque droit à sa base; points assez gros et un peu rapprochés. Ecusson en triangle très-aigu. Elytres subelliptiques ou en ovale allongé, obtus aux 2 bouts, ayant leur plus grande largeur vers le milieu ; épaules largement arrondies; points trèsfins et très-écartés; une fascie étroite rouge, transverse, plus ou moins étendue derrière l'épaule, 2 fascies de longs poils blanchâtres condensés, transverses, complètes, l’une sur la fascie rouge, l’autre après le milieu. Pattes longues, cuisses fortement renflées en massue vers le bout g plus grosses et unidentées, dernier segment ventral creusé d’une profonde fossette transverse à fond lisse et luisant, incisé au bout.
On peut classer les variations de couleur de la façan suivante :
40 Prothorax rouge, — tantôt la tête est aussi rougeûtre, tantôt la fascie des élvtres s’étend et la base est entièrement rouge, enfin les pattes peuvent être entièrement rouges. #
2 os noir, ainsi que la tête, la majeure partie des pattes. la fascie rouge diminue, et finit, mais rarement, par disparaître.
M. Deshrochers a décrit son sareptanus sur un exem- plaire de Sarepta, de la collection du Dr L. Von Heyden
6. FORMICOMUS NOBILIS Fald. Fn. Transe. 11 107. — Laf. Guér. Spec. 1847. pl. 7. n° 25. — Long. 4,5; larg. 1,5 mill. — Caucase.
Oblong, assez convexe, d’un testacé jaune-rougeûtre, avec les élytres brunes ornées d’une fascie subhumérale transverse entière. Tète arrondie, convexe, un peu ferru-
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gineuse, couverte de petits points piligères assez serrés; yeux ronds, noirs, peu saillants; antennes à 2° article triangulaire, de moitié plus court que le 3°. Prothorax oblong, fortement dilaté arrondi en avant et au moins de Ja largeur de la tête, avec un goulot bien net, rétréci sinué et abaissé vers la base, qui est coupée carrément; points pilifères peu serrés. Ecusson en triangle allongé, jaune. Elytres plus larges et 2 fois 1/3 plus longues que le prothorax, ovales, assez convexes, atténuées en devant, avec les épaules fuyantes, quoique marquées, bossette sensibie, et en arrière avec l’extrémité arrondie, suture mince un peu élevée; points fins écartés émettant des poils longs inclinés ; fascie jaune transverse posthumérale entière, placée dans la dépression ordinaire; en outre de poils écartés, on remarque des poils gris mi-couchés, formant sur la fascie jaune et aux 2/3, une fascie de poils plus nombreux, visibles à un certain jour. Pattes assez longues et assez fortes, pâles, cuisses renflées.
Cette espèce qu’on a voulu réunir au pedestris, me semble en différer essentiellement; car sans parler de sa couleur plus pâle, ce qui pourrait provenir de l’état de mon exemplaire, sa taille est plus grande, sa tête plus forte, son prothorax beaucoup plus fortement arrondi en devant et plus bombé, d’un rouge plus clair et à points moins gros, la fascie jaune posthumérale des élytres est entière, et les 2 fascies de poils sont beaucoup mieux marquées. — On pourrait le prendre pour un grand exemplaire du /atro, mais sa tête plus grosse et à points plus serrés, son prothorax plus large et plus gros en devant, et ses fascies de , poils l’en distinguent bien.
1. FORMICOMUS CURSOR Laf. Anthic. 78. 7 et 303. — Long. 3: larg. 1 mill. — Caucase, Daghestan.
Cette espèce qu’on a cru devoir réunir au pedestris, n’est représentée dans la collection de M. de Bonvouloir que par un seul exemplaire ©, et encore ne paraît-il pas entièrement coloré. Il me semble différer essentiellement, en plusieurs points, de certains exemplaires du pedestris provenant du Caucase : il est beaucoup plus petit, et moins convexe; son prothorax surtout est beaucoup moins gib-
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beux et arrondi en devant, les antennes sont plus déliées, les articles de la base plus menus, plus filiformes, et d’une nuance plus claire; la ponctuation surtout est trèsfine et fort écartée sur la tête et le prothorax, et c’est à peine si elle est sensible sur les élytres.
Se rapproche beaucoup du Ninus.
8. FORMICOMUS IONICUS Laferté, Anthic. 81. 11. — Truqui, Ac. Sc. Tur. 1857. 346. — Muls. Collig. 72. — Baudi, Ac. Se. Tur. xn 1877. 101. — Long. 4; larg. 1,2 mill. — Asie mineure, îles de l’Archipel, Corfou, Chypre, Crète ; Syrie, Beyrouth ; Palestine; Grèce, Zante.
Allongé, convexe, luisant, rouge-ferrugineux, yeux noirs, derniers articles des antennes et élytres à partir du tiers, bruns, points imperceptibles, pubescence rare et courte, une fascie de poils blancs condensés, transverse, derrière l’épaule aux élytres. Tête ronde et convexe; yeux arrondis peu saillants. Antennes atteignant la base des élytres, fortes, articles obconiques, 2e de moitié plus petit que le suivant, les autres allongés, allant en diminuant de longueur et augmentant de largeur, dernier pyriforme, en pointe, un peu plus long que le précédent, les 3 derniers plus ou moins rembrunis. Prothorax pyriforme, allongé, médiocrement convexe, arrondi sur les côtés au 4er tiers, moins large que la tête, rétréci par derrière, étranglé près de la base, qui est droite, rebordée. Ecusson en triangle très-aigu. Elytres obovales, convexes, rétrécies et obtusément arrondies à la base, avec les angles marqués, arrondis, et la bossette élevée suivie d’une dépression transverse, dans laquelle se trouve une étroite fascie de poils blancs condensés, dilatées arrondies audelà du milieu, rétrécies et arrondies au bout. Pattes allongées, cuisses renflées. G‘ cuisses ornées d’une forte dent interne vers le milieu, dernier article des palpes fortement sécuriforme, dernier segment abdominal creusé et échancré.
9. FORMICOMUS AMÆNUS Laf. Anthic. 81. 12. — Long. 2,5; larg. 0,8 mill. — Egypte (col. Bonv.), Arabie, Hedjaz. Oblong, légèrement convexe, luisant, avec les yeux noirs, l'abdomen, les derniers articles des antennes et la moitié postérieure des élytres bruns, finement pubescent
FORMICOMUS. 9
de gris, une étroite fascie transverse de poils blancs condensés au tiers des élytres. Tête ovale, peu convexe, finement ponctuée, arrondie par derrière; yeux arrondis déprimés. Antennes de la longueur de la moitié du corps, filiformes, 2e article de moitié moins long que le 3°, les autres longs, peu épaissis au bout, les avant-derniers plus . courts, épaissis, dernier ovale. Prothorax étroit, allongé, moins large que la tête, assez convexe et arrondi en devant, rétréei par derrière et fortement sinué en devant de la base, qui est droite et rebordée. Ecusson acuminé. Elytres ovales oblongues, arrondies tronquées à la base, avec les angles et la bossette marqués, arrondies au bout, dilatées en courbe sur les côtés, avec la plus grande largeur au milieu, d’un rouge testacé presque jusqu’au milieu, déprimées derrière la bossette, avec une étroite fascie de poils blancs condensés qui est dépassée par la partie rouge. Pattes longues, cuisses assez épaisses, jambes droites grèles ainsi que les tarses.
Diffère de l’ionicus, par sa taille beaucoup moindre, ses antennes plus grêles et plus longues, sa tête plus allongée, ses élytres rouges au-delà de la fascie de poils blancs, et plus régulièrement ovales, ayant leur plus grande largeur au-delà du milieu.
10. FORMICOMUS NINUS Laf. Anthic. 79. 9. — Baudi, Ac. Sc. Tur. XII 1877. 101. — Long. 3,5; larg. 1 mill. — Syrie, Mésopotamie, Arabie, Hedjaz; Palestine, Jéricho.
Assez allongé, médiocrement convexe, luisant, garni de peu de poils longs grisâtres, d’un roux ferrugineux, avec la tête rembrunie ainsi que la partie extérieure des antennes, élytres brun de poix, rougeâtres à la base, ornées derrière l'épaule d’une tache triangulaire, transverse, acuminée en dedans, d’un jaune pâle, lacté. Tête arrondie assez convexe, à points très-fins écartés; yeux noirs arrondis, déprimés. Antennes atteignant la base des élytres, articles assez longs, subcylindriques à partir du 2, à peine épaissis au bout, les suivants obconiques de plus en plus gros et courts, dernier ovoïde à pointe mousse, à peine plus long que le précédent. Prothorax pyriforme, à peu près de la largeur de la tête, peu convexe, arrondi
56 MONOGRAPHIE DES ANTHICIDES.
sur les côtés au tiers antérieur, sinueusement rétréci par derrière, presque droit et rebordé à la base; points fins très-écartés. Ecusson aigu. Elytres en ovale étroit, atténuées en devant et à peine plus larges que le prothorax, épaules peu marquées; dilatées en courbe sur les côtés avec leur plus grande largeur après le milieu, arrondies, chacune au bout quelques points indistincts çà et là. Pattes longues, cuisses très-renflées, jambes menues linéaires.
g' cuisses antérieures plus fortement renflées, armées
d’une dent mousse, dernier segment ventral creusé et
incisé.
11. FORMICOMUS LATRO Laf. Anthic. 90. 26. — Baudi, Ac. Sc. Tur. xi1 1877. 101. — Long. 2,9; larg. 0,9 mill. — Sicile (col. Bonv.) ; Alger, Bône, juin.
Très-allongé, étroit, peu convexe, noir, luisant, avec quelques courts poils couchés, base des antennes jaune testacé ainsi que les palpes. Tête obovale, convexe, imperceptiblement pointillée; yeux arrondis non saillants. Antennes subfiliformes de la longueur de la moitié du corps, article 2° de moitié plus petit que le 3°, les 5 ou 6 premiers testacé pâle, allongés subcylindriques, à partir du 6° rembrunis, oblongs, allant légèrement en se raccourcissant et à peine grossissant, dernier ovale en pointe. Prothorax allongé, étroit, moins large que la tête, arrondi au tiers et convexe, brusquement étranglé près de la base, qui est coupée droit, étroite, rebordée, avec une élevation au devant de l’écusson ; celui-ci en triangle large. Elytres en ovale très-allongé, arrondi à la base, élargies peu à peu sur les côtés et ayant vers les 2/3 leur plus grande largeur, arrondies au bout. Pattes longues, cuisses fortement renflées, jambes grèles, droites.
12. FORMICOMUS CANALICULATUS Laferté, Anthic. 90, 27. pl. 25. f. 13. — Long. 3; larg. 0,6 mill. — Sicile ; Maroc, Tanger.
Allongé, très-étroit, peu convexe, noir, luisant, à pubescence rare, base des antennes roux-brun, base des cuisses jaune testacé. Tête ovale, assez convexe, arrondie par derrière, points rares; yeux ronds, peu saillants. Antennes dépassant la base des élytres, faiblement épaissies en dehors, articles oblongs, subcylindriques, 3 premiers
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roux, 2 de moitié plus court que le 3°, devenant à peine plus courts et plus larges à partir du 8°, dernier fusiforme, plus long que le précédent, obus au bout. Prothorax pyriforme, de la largeur au moins de la tête, arrondi et bombé en devant, fortement rétréci et étranglé à la base qui est rebordée, coupée droit, et tuberculée, avec une bordure testacée obscure, profondément canaliculé au milieu dans toute sa longueur. Ecusson petit, pointu. Elytres en ovale allongé, faiblement courbées sur les côtés avec leur plus grande largeur vers le milieu, largement arrondies aux épaules, qui sont peu accusées, et à l’extrémité. Pattes assez longues, cuisses très-renflées, jambes grêles et droites, testacées au bout.
g' cuisses antérieures armées d’une fine dent interne assez longue.
VI. — TOMODERUS (rés, couper; dépn, COU) Laferté, Anthic. 94. pl. 26. f. 1-9.
Oblong, parallèle ou ovale.
Tête transverse, légèrement convexe, largement arquée par derrière jusqu'aux yeux, qui sont gros arrondis et assez saillants, et peu prolongée au delà, col caché par la tête, épistome étroit, convexe, peu distinct du front, tronqué au bout; parties de la bouche comme dans le genre Anthicus. Antennes assez fortes, moniliformes, de moyenne longueur, 1°* article gros et renflé, 2e et 3° subégaux, 4-6 oblongs, les suivants de plus en plus gros et transverses, dernier pyriforme en pointe assez aiguë.
Prothorax divisé en 2 parties transverses par un étranglement profond; la portion antérieure plus large, de la largeur de la tête, la postérieure plus étroite et moins large; le goulot antérieur est très-mince et peu visible. Ecusson en triangle très-petit, aigu.
Elytres plus larges que le prothorax, allongées parallèles ou ovales convexes, marquées de gros points tantôt épars, tantôt serrés; épaules plus ou moins marquées, extrémité arrondie; des ailes propres au vol. Abdomen de 5 segments, 127 de la longueur des 3 suivants qui sont égaux entre eux, dernier assez court convexe, en arc, dans les deux sexes qui ne présentent aucun caractère différentiel.
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Pattes de grandeur moyenne, cuisses peu épaisses; jambes droites menues; tarses bilobés, postérieurs trèsgrêles et presque aussi longs que les jambes.
Ce genre a été établi par M. de Laferté sur deux,caractères seulement : la forme bilobée du prothorax et la structure moniliforme des antennes. Mais le 1**et le plus saisissable des deux, se retrouve dans le sous-genre Leptaleus, dont on a voulu faire vainement un genre, et aussi dans le sous-genre Aulacoderus et d’une manière plus ressemblante, puisque dans ce dernier la forme est large et courte et les deux lobes transverses. Ces différences ne sont point à notre avis des caractères génériques tranchés, d’ailleurs la forme des élytres si différente entre l’une des espèces et les autres, établit un faciès très-disparate.
Ce genre, que nous conservons provisoirement, ne nous semble point avoir plus de valeur que diverses autres sections du genre Anthicus. Nous attendons un entomologiste | qui réussisse à établir dans ce groupe si nombreux de bonnes et solides coupures génériques; pour nous nous reconnaissons que tous nos efforts vers ce but ont été sans résultat.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPÈCES
A Elytres allongées, parallèles, tronquées droit à la base, avec les épaules marquées et peu convexes. — Lobe postérieur du prothorax à peine plus petit et plus étroit que l’antérieur..... 1, compressicollis Mots. FSI
A’ Elytres en ovale régulier, convexes, échancrées en arc à la base et pas plus larges que la base du prothorax, épaules nulles, — Lobe postérieur du prothorax plus petit et plus étroit que l’antérieur.
B Tète plus petite; lobe antérieur du prothorax plus large, canaliculé. Elytres fauves, plus élargies en devant, à points gros et seriés distinctement, poilues.