ventralis. Edough
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B” Tête plus petite; lobe antérieur du prothorax plus étroit, sans canalicnle médiane, ponctué; élytres plus étroites, à points serrés, moins gros, épars, à poils plus nombres seit us 4, italicus. I
1. TOMODERUS COMPRESSICOLLIS Mots. Bul. Mosc. 1839. 59. pl. 1 f. ce. — Laf. Anthic. 99. pl. 26. f. 1-8. —- Muls. Collig. 66. — Baudi, Ac. Sc. Tur. xn 1877. 97. — melanophthalmus Laf. Soc. Ent, Fr. x1 1842. p. 255. pl. 10. f. 6 et 6. — Long. 2,5; larg. 0,8 mill. — France méridionale, Marseille, Hyères, Montpellier ; Italie, Sicile, Sardaigne ; Alger, Bône, sur les bords de la mer et près des marais salants, sous des amas de matières végétales ou sur les roseaux et autres plantes aquatiques.
Allongé, parallèle, subdéprimé, d’un blond testacé luisant, très-finement pubescent de jaune. Tête courte, convexe, arrondie, transverse, avec quelques points fins; yeux ovales noirs, assez saillants, très-rapprochés de la base. Antennes atteignant la base des élytres, épaisses ; articles serrés, 2 plus court que le 3°, obconiques jusqu’au 7°, les suivants en tranches coniques et même plus larges que longs, dernier ovale, deux fois plus grand que le précédent, terminé par une pointe aiguë, simulant un article supplémentaire. Prothorax divisé en 2 lobes par un profond étranglement transverse, rugueux-ponctué au fond, portion antérieure plus large que la tête, dilatée arrondie sur les côtés, canaliculée dans son milieu, portion postérieure plus courte, à peine plus étroite, pointillée, coupée droit et rebordée à la base. Ecusson très-petit. Elytres plus larges et 4 fois plus longues que le prothorax, coupées droit à la base avec les épaules marquées arrondies, parallèles latéralement, arrondies au bout, subdéprimées, ponctuées de gros points peu serrés, bien alignés en devant, plus faibles et vagues par derrière. Pattes allongées, cuisses peu épaisses, jambes filiformes droites, tarses postérieurs très-grêles et de la longueur des jambes.
2, TOMODERUS PIOCHARDI Heyd. Span. Reis. 1870. p. 147. — Baudi, Ac. Sc. Tur. x11 1877. 98. — Long. 2,3; larg. 1 mill. — Sierra de Gerez, Portugal.
Oblong, convexe, roux testacé, luisant, hérissé de longs poils jaunâtres; tête brun de poix, ronde, assez convexe
Ca
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et courte, avec quelques points assez gros ; antennes dépassant la base du prothorax, subeylindriques, à peine élargies vers le bout, à articles serrés, granuleux, aussi longs que larges, les pénultièmes un peu élargis et plus longs, dernier allongé acuminé. Prothorax plus large que la tête, transverse, divisé en 2 lobes très-inégaux par un profond étranglement placé aux 2/3, lobe antérieur fortement dilaté arrondi sur les côtés, sans goulot distinct, parsemé de points assez visibles, et subcanaliculé, postérieur plus étroit et très-court, peu visiblement rebordé. Ecusson en triangle aigu, peu distinct. Elytres en ovale convexe, assez régulier, sinuées à la base, et formant une courbe qui commence au niveau de la base, sans épaules marquées, un peu rembrunies postérieurement ; couvertes de gros points très-écartés, subsériés en devant, obsolètes par derrière. Pattes peu allongées, cuisses assez épaisses, jambes presque droites, tarses très-grèles et. moins longs.
Cette espèce a le faciès du compressicollis, maïs elle en diffère du tout au tout soit par sa forme ovale, soit par l’étroitesse du lobe postérieur du prothorax, etc.
3. TOMODERUS VENTRALIS Mars. Ab. x1v 50°. — Long. 3; larg. 1,1 mill. — Algérie, Edough, en novembre.
Oblong, convexe, très-luisant, peu pubescent, d’un roux testacé, pâle aux tarses et aux palpes, 1% segment de l’abdomen brun de poix, ainsi que le dessus de la tête, les élytres sauf la suture. Tête courte, bombée, largement arrondie par derrière, éparsement pointillée; yeux arrondis, déprimés, noirs. Antennes assez robustes, dépassant la base du prothorax, articles obconiques, 1°r fort, 2e à peine plus court que les suivants, serrés, peu allongés, pénultièmes courts, un peu plus larges que longs, dernier pyriforme, presque de la longueur des deux précédents, Prothorax bilobé par un profond étranglement placé au-delà du milieu, oblong, lobe antérieur fortement dilaté et au moins aussi large que la tête, sans goulot sensible, lobe postérieur plus étroit, court, légèrement arqué à la base, avec une strie marginale bien marquée; pointillé éparsement. Ecusson effacé. Elytres échancrées
TOMODERUS, 61
en arc à la base, à peine plus larges que la base du prothorax, en ovale régulier, convexes, arrondies au bout, sans épaules ni bossettes, marquées de gros points irrégulièrement seriés, et de quelques-uns plus petits. Pattes médiocres, cuisses un peu épaisses, jambes droites, tarses très-grèles et peu allongés. Abdomen distinctement pointillé.
Ressemble beaucoup au Piochardi, mais sa tête est plus .
large et plus noire, ses antennes sont plus serrées, son prothorax plus large, et le lobe antérieur moins large, sans sillon longitudinal, ses élytres surtout sont en ovale plus régulier, plus obscures, à painis moins gros, et dépourvues de longs poils.
4. TOMODERUS ITALICUS. — Long. 2,8; larg. 1,3 mill, — Mont Argentario, près d’Orbitello; Portici, près de Naples.
Oblong,; convexe, brun roux, plus clair aux pattes et aux antennes, luisant, garni de fins poils grisâtres midressés, clairsemés. Tête largement arrondie par derrière, courte, bombée, brune sur le vertex; yeux assez grands, ronds, noirs ; points très-fins écartés. Antennes assez longues, dépassant les épaules, peu épaissies au bout, 1°" article long et assez gros, 2-6 subcylindriques subégaux, à peine plus longs que larges, 7-10 en triangle court, dernier ovale. Prothorax fortement étranglé au devant de la base, dilaté arrondi en avant, convexe et plus large que la tête, base formant un bourrelet; presque de la longueur de la tête; à points distincts écartés, bien plus rapprochés par derrière. Ecusson excessivement petit. Elytres 2 1/2 fois plus longues que le prothorax, en ovale convexe, long, régulièrement arquées sur les côtés, arrondies au bout; ponctuation forte, assez serrée, avec les intervalles inégaux; roux-brun ou brunes. Pattes médiocres, cuisses un peu épaisses, jambes et tarses grèles.
Diffère du Piochardi par sa taille plus grande, sa couleur moins rouge et moins brillante, sa pubescence plus fournie, ses élytres plus allongées et moins élargies en devant, sa ponctuation moins grosse, plus éparse et plus sériée.
L’ABEILLE, tome XVII. — 1879. 4
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VIT. — ANTHICUS (&ydiuds, qui vit sur les fleurs) Payk. Fn. suec. 11798. — Laferté, Anthic. 1847. p. 102. — Schmidt, Stett. 253, Zeit. 1842. p. 122. — Meloe L 1735. — Cantharis Geoff. 1762. — Lagria F. 1781. — Notoxæus F. 1792. — Lytta Marsh. 1802.
Corps allongé, souvent parallèle, quelquefois un peu ovalaire, tantôt lisse, tantôt pubescent, d’assez petite taille, en général de 3 ou 4 millimètres, souvent plus petit, exceptionnellement plus grand, par exemple dans le giganteus.
Tête inclinée plus ou moins, munie d’un petit pedoncule en forme de co!, s’emboîtant dans un goulot du prothorax; ordinairement oblongue, plus ou moins convexe, ovalaire, quelquefois carrée ou triangulaire, arrondie par derrière et même prolongée en pointe conique, ou amincie s’avançant au-dessus du prothorax, avec les angles postérieurs nuls; quelquefois sinuée au bord postérieur, d’autres fois tronquée avec les angles plus ou moins marqués. Yeux arrondis, ovales, rarement réniformes, peu saillants, situés sur les côtés, au milieu ou un peu plus près de l’insertion des antennes. Antennes de 11 articles, insérées à nu au devant des yeux, plus ou moins longues, ordinairement de la longueur de la moitié du corps, subfiliformes, le plus souvent épaissies extérieurement, articles oblongs, rarement moniliformes, les derniers courts et même transverses, 3° plus long que le 2°, le dernier ovalaire, à pointe mousse ou aiguë. Epistome transverse et court. Labre en arc, non sinué au bout. Mandibules fortes, un peu arquées, bifides, cachées par le labre. Mâchoires à 2 lobes ciliés, l’externe beaucoup plus grand que l'interne. Palpes maxillaires de 4 articles, 2° plus ou moins long, 3° triangulaire, dernier sécuriforme mais variant beaucoup de forme; labiaux de 3 articles, dernier grand et ovoide. Lèvre transparente, ténue, courte et sans échancrure; menton carré.
Prothorax de forme très-variable, allongé ou court, étroit ou large, globuleux ou déprimé sur le dos, plus ou moins dilaté-arrondi en devant, plus ou moins rétréci par derrière, côtés sinués ou profondément échancrés au devant de la base, et quelquefois étranglés et divisant le pronotum en 2 lobes, creusés dans un grand nombre d’une
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fossette plus ou moins profonde ; un goulot plus ou moins distinct en devant pour la réception du col ; base bordée d’un sillon plus ou moins fort. Ecusson petit, en triangle, peu visible. Elytres variables, couvrant la plupart du temps des ailes, elles sont cvalaires ou parallèles, toujours rabattues sur les côtés, arrondies ensemble au bout, convexes ou déprimées, suture à bords minces et rarement enfoncée par derrière ; base coupée carrément avec les épaules plus ou moins tranchées, le milieu élevé en une bossette, entre le calus huméral et la suture, rendue plus saillante par une dépression transverse, ou subarrondie avec les épaules fuyantes, ce qui dénote l'absence d’ailes propres au vol.
Pattes libres, longues. Cuisses simples, ordinairement plus ou moins épaissies au milieu, les antérieures rarement munies d’une fine épine à la base G. Jambes droites, les postérieures rarement courbées; contournées d’une manière difforme, ou munies d’une dilatation dentiforme interne, ou enfin élargies au bout en spatule G'. Tarses hétéromères, garnis de poils en dessous, 1er article 2 fois plus long que le 2°, le pénultième bilobé, crochets arqués, fins, aigus ; quelquefois les tarses postérieurs sont trèsdélicats, allongés, aussi ou plus longs que les jambes.
L’abdomen est de 5 segments dont le 1 est le double du 22, les suivants égaux entre eux. Le segment anal dépasse les élytres et varie de forme selon le sexe; dans le & le pygidium est large et tronqué au bout, et laisse saïllir un article supplémentaire ; dans la ©, il est simple etarrondi.
Ce caractère sexuel est le plus répandu et se retrouve dans presque toutes les espèces ; dans quelques-unes, le segment inférieur est creusé d’une échancrure ; les autres différences sexuelles sont particulières à certains groupes ou à certaines espèces. Ainsi, souvent la tête et le prothorax sont plus larges, les cuisses plus renflées, les jambes postérieures courbées, les élytres plus élargies à la base ; rarement on trouve une épine à la base des cuisses antérieures, ou une dilatation dentiforme en dedans des jambes postérieures, qui sont aussi élargies au bout en forme de spatule, ou difformes et tordues, comme dans les fortiscelis, varus, etc.
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Le genre Anthicus, tel que nous l’avons compris, malgré ses démembrements successifs, est resté très-nombreux, trop nombreux en espèces! Mais son faciès et ses formes homogènes ne permettent pas d’y établir de bons genres, et tous nos efforts dans ce but ont été infructueux. Le nom qu'il porte ne lui convient guère, mais le premier connu, le floralis, ayant été recueilli sur les fleurs, Paykull les a ainsi nommés, et après maintes fluctuations ce nom gracieux leur est resté. Ce ne sont pas, en effet, des amis des fleurs ; insectes agiles, ils se plaisent particulièrement au bord des eaux de la mer, des rivières ou des marais salants ; y cherchent un refuge dans le sable en cas de danger ou courent rapidement à la surface, et grimpent sur les plantes probablement à la recherche d’animalcules vivants pour en faire leur proie. Leur genre de vie et leurs premiers états ne sont pas encore connus par des expériences directes. C’est un fait étrange qu'aucun observateur n’ait encore pénétré les secrets de cette existence mystérieuse, puisque ces insectes très-multipliés pullulent çà et là et sont répandus dans tous les pays.
Quoique en tête de chaque groupe nous ayons distribué les espèces par contrées, nous allons en donner ici la distribution générale de la manière la plus rationnelle :
La France compte 38 espèces dont 10 ne sont pas exclusivement méridionales, et la Corse 9 ; la Péninsule espagnole, 32; l'Italie, 17; la Sardaigne, 9; la Sicile, 13; l'Allemagne et l'Autriche, 24; la Turquie et la Grèce, 20; la Russie, 24, et la Sibérie, 8. — Madère et les Canaries, 7; l'Algérie, la plus richement dotée, 48; l'Egypte, 12; l’Arabie, les contrées occidentales de la Turquie d’Asie : Palestine, Syrie et Chypre, Anatolie, Mésopotamie, 48. Ces chiffres sembleraient indiquer un bien plus grand nombre d’espèces qu’il n’y en a réellement; mais la plupart des espèces ne sont pas confinées dans un seul pays, et sont réparties dans les contrées voisines, souvent même sur une étendue considérable le long des bords de la Méditerranée.
Environ 180 espèces ont passé sous nos yeux : plusieurs nous sont restées inconnues parmi les espèces dé-
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crites : tant il est difficile maintenant de réunir les matériaux d’un travail d'ensemble! Ils viendront plus tard, mais alors leur arrivée causera plutôt une gêne et un embarras, tandis qu’au moment opportun, ils eussent été bien accueillis et auraient servi les intérêts de la science.
M. de Laferté mentionne dans sa Monographie, en 1847, 16 espèces connues des anciens auteurs : floralis et antherinus L., 1735; bifasciatus, 4-guttatus et hispidus Rossi, 1792 ; nectarinus, sellatus, gracilis, flavipes et ater Panz., 1795-1797 ; bimaculatus [lig., 1802; Rodriguesi Latr., 1804 ; Paykulli Gyll., 1808 ; humilis Gyl., 1817; transversalis et venustus Villa, 1833. À partir de 1839, ont été décrites par Schmidt, par lui-même et par divers auteurs, 21 espèces : mylabrinus Géné, 1839 ; fasciatus Chevl., 1840 ; humeralis Gebl., 1841 ; Bremei, ustulatus, minutus, instabilis, tenellus, plumbeus Laf., 1842 ; longicollis, tristis, axillaris, luteicornis, unicolor, fenestratus Schmidt, 1842; vwittatus, 4-maculatus, fumosus, insignis Luc., 1843; Chaudoiri, leptostemma Kolen., 1846. La Monographie a enrichi le genre de 48 espèces, et en dehors divers auteurs en ont fait connaître 30, de sorte qu’au moment où nous écrivons le nombre est d’environ 115. Nous n’y comprenons n1 les espèces dont nous. citons les noms d’auteurs, sans avoir eu connaissance de leurs descriptions, ni celles que nous n’avons pas vues et dont nous reproduisons la description originale.
Ces espèces, nous les répartissons en 19 groupes, aussi naturels que possible : le tableau qui suit permettra de reconnaître auquel de ces groupes chacune des espèces doit se rapporter.