‹ Monographie de gomphinesChapitre 149 sur 190 · PR SN CE · texte numérisé non relu

PR SN CE

Longueur totale g' 15-1608 0 72-8908 | gt 72-79mm © 80 Abdomen 9b-57 55-62 53-59 62

Appendices supér, 1 1/2-2 1 24/4 11}

Largeur de la tête 10 10 1/2 11 10-10 1/2 1141/2 Aiïles supér. 43-45 47-50 45-48 1/2 D4 — infér. 43-45 47-50 44-47 54 Largeur de l’aile supér. 9 9 1/2-11 10 15 — — infér. 11-114/2 12 4/2-14 13 16 Ptérostigma des supér. 44/4 4 1/2-5 3 1/2 D

— des infér. 5 5-5 1/2 5 6 1/2 Lames vulvaires 8 4/2 11

o' Adulte. Face jaune à poils noirs; une raie noirâtre transverse, courte,

assez large, sur le haut du devant du front; rhinarium noir, formant une large

bande transverse, qui déborde légèrement sur Le bord antérieur du nasus ; lèvre

supérieure jaune, étroitement bordée de noir à la base et sur les côtés, mais

non en avant, le noir faisant une petite saillie au milieu n’atteignant pas le

bord. Lèvre inférieure et palpes jaune roussâtre; vertex et ocelles noirs; cette

couleur bordant aussi en dessus, d’une manière sinueuse, la base du front, et

descendant finement le long des yeux; occiput petit, jaune, surmonté d’une

crète de poils jaunes; il est renflé , surtout en arrière, où il est presque bivési-

504 Eom. De Suivs Lovecuaups. — Honcgranhie

culeux, marqué d’un point noirâtre enfoncé. Derrière des yeux noir, avec une bande blanchâtre bordantles yeux vers les tempes.

Les yeux d’un vert brillant à l’état vivant.

Prothorax noir, bordé de jaune en avant et en arrière, où cette couleur est légèrement interrompue au milieu du bord.

Thorax velu, noir marqué de jaune ainsi qu’il suit : Deux bandes antéhumérales cunéiformes en avant, et deux bandes obliques isolées égales de chaque côté, la dernière non terminale. Entre ces bandes on voit une ligne divisée en deux ou trois taches, ou entière; ïil existe aussi un point huméral supérieur, un point aux attaches des ailes, une tache intéralaire entre chacune des ailes, double entre les inférieures ; enfin l’articulation basale des pieds et la

poitrine sont marquées de jaunâtre.

Abomen cylindrique; rétréci entre le 2° et le 6e segment, un peu élargi entre les 7 et 8e, noir luisant, anneléet taché de jaune ainsi qu'il suit : 1 segment avec un demi-anneau interrompu avant la fin; 2° avec un anneau dorsal assez large médian en dessus, devenant basal sur les côtés, comprenant les oreillettes qui sont médiocres, denticulées de noir au bout, et un second anneau terminal interrompu par l’arête et parfois sur les côtés; 3e, 40, 5e, 6e avec un anneau médian médiocre, et un postérieur étroit, divisé en deux par l’arête dorsale, qui reste noire; ces anneaux n'existent pas en dessous des segments; 76 et 8e ayant l'anneau un peu plus rapproché de la base, plus interrompu au milieu, l'anneau terminal nul au 8°: le 9e avec une petite tache basale latérale; 10°

tout noir, son bord postérieur un peu saillant et déprimé au milieu.

A ppendices anals noirs; les supérieurs un peu plus courts que le dernier segment , très-rapprochés à leur base, en forme de doloire, comprimés presque verticalement, un peu divergents; la côte externe épaisse, presque droite ou un peu sinuée ; le côté interne s’amineissant à la pointe qui est fine et aiguë, et ce côté présentant à son premier quart une forte dent penchée vers le bas et en arrière; le bord se dilate ensuite plus ou moins, et se termine avant la pointe

par une échancrure obtuse.

Appendice inférieur d’un tiers plus court que les supérieurs, presque carré, plus large que long, un peu échancré au bout, les bords fatéraux renflés ; relevés en pointe à leur extrémité.

Pieds tout noirs.

Ailes hyalines, souvent un peu salies. Réticulation noire, costale jaune en dehors ; ptérostigma long, mince, noirâtre, surmontant environ quatre cellules; membranule assez grande, longue, blanchâtre; bord anal peu excavé; l’angle presque droit. Triangle discoïdal des quatre ailes traversé par une nervule, l’interne libre: 18-21 anticubitales aux supérieures, 13-15 aux inférieures, 13-

15 posteubitales aux quatre.

@ Ressemble au mâle pour la coloration, même pour celle de la lèvre supé-

Fes

des Gomphines. 59 rieure , mais l'abdomen est moins rétréci au milieu, les oreillettes très-rudimentaires.

Le bord vulvaire est prolongé en deux lames cornées noires, dépassant le bout de l'abdomen de plus de 3 millimètres.

Elles prennent naissance à la base du 9€ segment, sont contiguës, creuses en dedans, et finissant en pointe de manière à imiter la mandibule inférieure du bec d’une Hotacilla; elles sont appliquées contre le dessous de l’abdomen, dont elles supportent les 9e et 10° segments, qui sont en quelque sorte mous, leur partie dorsale étant d’une nature beaucoup moins écailleuse que celle des autres segments. La base de chacune de ces lames est marquée d’une tache dorsale arrondie, jaune, qui, chez les exemplaires desséchés, devient souvent brune. Le

10° segment est souvent marqué de jaunâtre sur les côtés.

Les appendices anals, d’un tiers plus courts que le dernier segment, sont minces, cylindriques , bruns, à pointe aiguë noire, séparés par une forte protubérance, velue de brun, qui termine l'abdomen.

Ptérostigma plus long, brun, surmontant souvent 5-6 cellules.

Les pieds diffèrent de ceux du mâle par les épines des tibias (Voir les caractères du genre).

Races ET vaRIÉTÉs. Les exemplaires du Midi de l’Europe diffèrent plus ou moins de ceux du Centre et du Nord , en ce que le jaune occupe plus d’espace sur les segments de l'abdomen, et en ce que le front est ordinairement tout jaune sans raie transverse antérieure noirâtre.

J'ai désigné d’abord ces individus sous le nom d’immaculifrons , mais leurs caractères ne sont pas constants, et ils ne semblent pas différer autrement de l’'annulatus , que les races méridionales de l'O. forcipatus ne diffèrent de ce

dernier.

Voici les caractères des exemplaires méridionaux, mâles, les plus caractérisés : Le front est tout jaune, sans raie antérieure transverse ; le noir qui borde le haut de la lèvre supérieure ne descend pas sur les côtés; la bordure blan

châtre, derrière les yeux, est plus large; les anneaux jaunes de l'abdomen sont plus larges, et aucun n’est interrompu par une arête dorsale noire; celui du 8° est très-élargi sur les côtés ; la tache latérale du 9€ plus grande, et un point latéral jaune analogue au 10e. Chez quelques exemplaires, on voit un vestige de

tache noire au front; chez d’autres, l’arête dorsale à l’anneau du 8e segment, est finement noire.

Les femelles diffèrent surtout des individus du Nord, par la grande largeur des anneaux jaunes médians de l'abdomen qui, aux 2° et 3° segments, communiquent souvent sur chaque côté avec l’anneau final, de manière à isoler une tache noire dorsale, arrondie en avant, pointue en arrière sur le 2e; pointue des deux côtés sur le 3e; le 8e segment est variable quant à la dilatation de l’an-

neau , mais cet annçau est toujours très-interrompu en dessus par l'arête dor-

596 Eos. De Secvs Lonccnamps. — Monographie

sale noire. Le front est très-rarement tout-h-fait sans tache ; on en voit ordinatrement un vestige.

La bordure noire incomplète de la lèvre est comme chez le mâle. Les aiïles. dans les deux sexes sont souvent plus salies (comme enfumées à leur extrémité).

Chez quelques individus, elles semblent plus étroites que dans le type, et la costale est d’un jaune plus vif en dehors.

Je propose de donner le nom d’intermedius à des exemplaires très-singuliers, qui ont été communiqués à M. Hagen, et qui, s’ils ne constituent pas une espèce distincte, me semblent tout au moins former une race remarquable.

Ils viennent de Livourne et de Dalmatie; leur caractère le plus frappant serait dans la lèvre supérieure qui, dans les deux sexes, est largement et également bordée de noir de tous côtés, par conséquent même en avant, ce qui ne se voit chez aucun des nombreux exemplaires de l’annulatus que j'ai vus. Les poils

de l’occiput sont bruns, et non jaunes.

Le mâle de Dalmatie, qui est plus petit que l’autre, a le front presque comme les immaculifrons; l'autre couple porte la raie noire frontale, comme le bidentatus,

Je ne trouve, du reste, aucune différence dans le dessin du coîps, si ce n’est que l’anneau jaune basal du 2e segment, qui est large, s’étend au milieu en arrière plus qu’aux côtés. Quand il approche de cette largeur chez un vrai annulatus, il s'étend de côté pour rejoindre latéralement le jaune postérieur des côtés.

C’est le contraire ici, du moins chez le mâle. Chez la femelle ce caractère est { moins marqué , mais encore distinct.

Cette femelle est énorme; aucune autre n’en approche, mais les lames vulvaires me semblent encore, malgré cela, proportionnellement plus longues que chez l’annulatus . |

Les appendices anals supérieurs du mâle ne sont nullement échancrés en de-« dans, au bout de leur dilatation, qui est moindre. Ils sont en tout moins épais, plus effilés. Sous ce rapport, un mâle de Lunébourg s’en rapproche, ainsi qu’un autre de Pises, mais ces exemplaires n’ont pas la bordure noire complète de la lèvre qui caractérise l’intermedius.

L’appendice inférieur, chez cette race, n’est pas échancré au bout.

M. Hagen à figuré les différentes variations de forme dans les appendices, qui lui font supposer que l’intermedius n’est pas une espèce distincte.

La lèvre est, chez l’intermedius, colorée comme chez le bidentatus; il en est de même de la bande frontale quand elle existe.

Il faut supprimer ce que j'ai dit dans la Revue des Odonates du prétendu Cordulcgaster Charpentieri (Æschna Gharpentieri , Koletrati), du Caucase.

Un exemplaire mâle, reçu de Trébizonde, ne diffère en rien de l’'annulatus y de Belgique. Ce C. Charpentieri doit être seulement un exemplaire un peu plus

des Gomphines. 597

jeune, chez lequel l'extension de la couleur jaune sur plusieurs segments est

assez grande.

Hatrie. Se trouve dans la plus grande partie de l'Europe en mai, juin , juillet et août selon le climat, mais dans certaines localités boisées et restreintes.

Il semble cependant exelu de l'Est et du cerele polaire. Observé en Scanie; Angleterre (en juillet); Ecosse; Irlande; Belgique, assez commune dans les bois humides du 15 mai à la fin de juin; France; Pyrénées; Suisse; Allemagne ; M. Hagen ne l’a pas observé en Pologne, et on ne le signale pas non plus en Russie.

Il se trouve au contraire dans l'Asie mineure près du fleuve Cyrus, au-delà du Caucase et à Trébizonde,

La variété, plus ou moins immaculifrons, se trouve dans le midi de la France (1), en Espagne, en ltalie, en Autriche, (même en Afrique à Tanger, d’après une étiquette du Muséum de Paris).

La race intermedius serait de la Toscane (Livourne) et de la Dalmatie,

M. Hagen croit que la larve décrite par Scopoli appartient à une Æschne.

11, CORDULEGASTER MACULATUS, De Selys.

CORDULÉGASTER MACULÉ.

Syn. Cordulegaster maculatus ; De Selys , Syn. n° 108. Æschna obliqua var. A ?; Say. Journ. Acad. Phil. vol, VIIE, n° 8 var. À,

Dimensions, Longueur totale environ 75m

Abdomen id. 58 Aiïles id. 50 Ptérostigma 4 1f2

o* (Inconnu). Voir plus bas la note.

Voici la diagnose de la femelle :

(1) Je l'ai prise très-communément cette année (1857) à Biarritz près do ayonne, à la fin de juillet et au commencement d'août, sur les places marécaeuses; aux Eaux bonnes, quinze jours auparavant, j'avais pris la raco septonrionale.

598 Eon. De Sezvs Lonccnamps. — Monographie

Taille du C. annulatus.

Q Jeune. Face jaunâtre ; lèvre supérieure un peu bordée de brun de tous côtés: occiput brun, non renflé, cilié. Rhinarium ?

Thorax à peu près comme chez le bidentatus (noir avec deux bandes cunéiformes en avant et deux latérales jaunes, ces dernières sans raie intermédiaire).

Abdomen avec des demi-anneaux jaunes doubles, un à la moitié, l'autre à la fin des 32,40, 5°, 6e sesments, mais ces anneaux réduits chacun à deux taches supérieures, séparées par l’arête dorsale; la tache de l’anneau médian arrondie en arrière , les finales arrondies en avant.

Lames vulvaires très-longues , jaunâtres , brunes au bout.

Fémurs bruns, le reste des pieds noirâtre.

Ailes hyalines; 21 antécubitales et 14 posteubitales aux supérieures; costale |

roussâtre ; membranule blanchâtre; ptérostigma jaune.

Patrie. Une femelle de la Géorgie (Amérique du nord) déposée au British Muséum.

Cette espèce parait représenter aux Etats-Unis le bidentatus d'Eu- | rope, comme le C. Sayi y reproduit l'annulatus ; elle se rapproche | en effet de la femelle du bidentatus par la lèvre supérieure entourée | de brun; l’occiput brun, non renflé; le thorax sans troisième raie latérale intermédiaire ; la lame vulvaire très-longue ; la nervure cos- | tale nullement jaune.

Les différences suivantes séparent le maculatus du bidentatus :

4° Absence de raie noire antérieure sur le front.

9° Tour de la lèvre supérieure brun (noir chez le bidentatus).

aux mêmes segments.

8 Lames vulvaires jaunâtres , brunes au bout (toutes noires! chez le bidentatus).

6 Fémurs bruns (noirs chez le bidentatus).

7° Costale brune (noire ou liserée de jaune chez le bidentatus).

8 Ptérostigma jaune (noir chez le bidentatus).

9 91 antécubitales (18 chez le bidentatus).

Comme l'exemplaire est très-jeune, il est possible que chez l'adulte , les différences de coloration mentionnées aux numéros 1°, 2, B°,6°, 7°et 8 viennent à disparaitre, mais les caractères de l'abdomen (n° 3 et 4) feront toujours reconnaitre le maculatus.

Reste à savoir si la forme des appendices anals du mâle est ana:

logue à celles du bidentatus; a priori, j'oserais presque l’affirmer. N. B. C'est peut-être ici qu’il faut rapporter la variété A. de VÆ. obliqua de Say, signalée ainsi : « Série dorsale (jaune) de l'abdomen nulle; une série latérale de taches jaunâtres foncées , oblongues , subtriangulaires.

Un mâle envoyé par le D' Harris. »

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