‹ Monographie de l'église Notre-Dame de NoyonChapitre 121 sur 129 · DEUXIÈME PARTIE. — LISTE CHRONOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LISTE CHRONOLOGIQUE

Saint Médard meurt en 545, et, au bout d’un siècle environ, en 648, le siège de Noyon est occupé par un autre saint personnage dont la célébrité est plus grande encore, nous voulons parler de saint Éloi. Mettons de côté le refrain populaire, et cherchons la vraie physionomie de l’ami et du trésorier de Dagobert. C'était à la fois le plus saint homme, le plus intègre ministre et le plus habile artiste de son temps. Pour connaître la vie et les travaux de l’évêque de Noyon, il faut lire le récit que nous en a laissé saint Ouen. Là nous le voyons tour à tour édifier ou restaurer les églises, ciseler avec une dextérité merveilleuse des pièces d’orfèvrerie, enseigner les secrets de son art à toute une communauté de jeunes néophytes, racheter à prix d’or de pauvres esclaves, briser les fers des captifs, les sanctifier par le baptême, les consoler par une infatigable charité : admirable vie! belle et noble figure qui luit d’un éclat consolant au milieu de ces tristes ténèbres de la barbarie.

Depuis le vn c siècle jusqu’au xvih', la chaire épiscopale de Noyon n’est plus occupée par d’aussi éminents prélats que saint Médard et saint Eloi, mais on y voit encore monter de loin en loin quelques hommes remarquables, soit par de grands talents et de nobles vertus, soit seulement par leur naissance.

Nous allons en donner la liste; il y en aura plusieurs, surtout dans les premiers siècles, dont nous ne pourrons citer que le nom, parce que l’histoire est muette sur leurs actions, et nous laisse même ignorer la date de leur naissance et de leur mort Quant à ceux dont elle a conservé le souvenir, nous indiquerons très-sommairement les faits principaux qui les concernent.

su.

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