DEUXIEME PARTIE. — LISTE CHRONOLOGIQUE
« incamati 1 1 1 1 , præiationis suie 1 5 , pridie calendas junii « obiit, mentis plenus, et Chronico Cameracensi illustris 1 . »
1 1 1 3 . — Lambert. Archidiacre de Tournay. Il dut son élection à une manœuvre assez habile des chanoines de Noyon. Le chapitre de Tournay, voyant Baudry malade, avait envoyé secrètement à Rome, pour obtenir le droit de se choisir un évêque propre. Le pape avait accueilli cette demande , et Raoul , archevêque de Reims , avait été commis pour sacrer le prélat flamand ; mais, prévenus du danger, les chanoines de Noyon se hâtèrent de le conjurer en faisant tomber leur choix sur l'archidiacre du chapitre de Tournay. Lambert, une fois nommé, travailla
1 Cette épitaphe contient plusieurs erreurs, si nous nous en rapportons à M. Le glay, éditeur de la chronique de Balderic (in- 8 \ 1 834 )• Suivant ce savant archiviste, Baudry (ou Balderic), auteur de la Chronique de Cambray , et Baudry , archevêque de Noyon, sont deux personnages distincts. C'est à tort qu'ils ont été confondus par les auteurs du Gallia christiana, par Levasseur, par une foule d'autres anciens écrivains , et enfin par M. Augustin Thierry. M. Leglay s'appuie sur l'autorité des bollandistes, qui les premiers ont démontré que la prétendue identité entre le chroniqueur de Cambray et l'archevêque de Noyon était impossible, que l'un avait été chantre h Térouanc, tandis que l'autre ne l'avait jamais été ; que l'un était mort en 1097, etl'aotre seulement en 1 1 13. D. Rivet .dans l'Histoire littéraire de la France, adopte l'opinion des bollandislcs [Hist. Utt.t. VIII, 4 oo.). Les auteurs du Recueil des historiens de France avaient dans leur tome VIH confondu les deux Baudry, mais les continuateurs de ce recueil ont rectifié, dans le tome IX, 133, l'erreur de leurs devanciers.
L'opinion soutenue par M. Leglay nous parait très vraisemblable, mais elle a pour conséquence de déclarer apocryphe l'épitaphe que nous venons de citer. Cette épitaphe , rapportée par le Gallia christiana, était gravée sur une tombe dans l'église de Térouanc. Or il n'y a pas de milieu, ou c'est l'auteur de la Chronique qui était enterré sous cette tombe, et alors l’épitaphe ne devait pas dire qu'il avait été évêque de Noyon et qu'il était mort en 1113, ou c'est l'évêque de Noyon dont l'épitaphe voulait parler, et , dans ce cas , elle ne devait pas contenir ces mots : ■ Hu-
• jus ecdcsÙE canlor, et Chronico Camcra-
• censi illustris. •
Comment concilier ce témoignage lapidaire avec l’opinion des bollandistes, de D. Rivet et de M. Leglay? Le seul moyeu c'est d'admettre que la tombe aura été refaite à une époque où le souvenir des deux Baudry n'élait pas très-présent, et que, pour faire honneur au chantre chroniqueur, fauteur de l'épitaphe l'aura identifié avec son homonyme . févêqne de Noyon.
lui-même à maintenir la réunion des deux sièges, et le Pape révoqua sa bulle.
liai. — Simon. Prince du sang royal. Son père , Hugues le Grand, comte de Vcrmandois, était fils du roi Henri I", et par conséquent frère de Philippe 1". Simon fonda la grande abbaye d'Ourscamps, en 1 1 a 9 . C’est sous son épiscopat, que la cathédrale de Noyon fut incendiée ( 1 1 3 1 ) et que le siège de Tournay fut définitivement détaché de celui de Noyon (i i46); il mourut à la croisade, où il avait accompagné le roi Louis VII.