PREMIÈRE PARTIE. — X
Dans le cours de ce travail , nous avons dû nous borner à décrire et à mettre en relief les parties de l’ancienne cathédrale de Noyon qui se rapportaient aux questions que nous avions à traiter, et notamment les particularités, les anomalies, les exceptions dont elle fournit de si nombreux exemples. Quant à l’examen plus détaillé, plus complet, du monument tout entier, nous le renvoyons à la description des planches. Là , nous achèverons, sans crainte de tomber dans des longueurs techniques, l’étude des parties de l’édifice devant lesquelles déjà nous nous sommes arrêté; puis nous parlerons de celles qui n’offrent qu’un intérêt secondaire, de celles même qu'on pourrait croire insignifiantes. Dans ce genre de recherches , les faits, quels qu'ils soient, sont toujours bons à recueillir; ceux dont on ne peut tirer aucune conséquence actuelle fourniront peutêtre un jour des indications imprévues : inutiles aujourd’hui, ils peuvent devenir des matériaux pour l’avenir.
De quelque manière qu'on envisage l’église Notre-Dame de Noyon, qu’on l’examine avec le microscope de l’archéologue ou avec le coup d’œil de l’historien, on y trouvera une ample matière à observations, un sujet d’études neuves et fécondes. C’est une mine que nous n’avons pas la prétention d’avoir exploitée : puissions-nous seulement avoir réussi à en signaler la richesse et l’importance.