PLAN . COL PE ET ÉLÉVATION DU CLOITKE
Ce cloître est un modèle d’élégance sans recherche et de richesse sans profusion; l’ogive principale est un peu trop évasée pour sa hauteur, mais cette forme, qui serait disgracieuse dans une nef d’église, est très-bien appropriée à une galerie de cloître, qui n’aspire pas à la hauteur, et qui doit rester humble, même en se décorant. Ces trois grands trèfles -à six lobes, si bien portés par ces quatre petites arcades en demi-trèfle; ces moulures qui se ramifient et se croisent sans se confondre; la forme des bases des colonnettes; la proportion des fûts et des chapiteaux, la finesse de tous les profils, et le parfait ajustement des pierres, tout concourt à faire de ces fragments du cloître de Noyon un objet d’étude et un exemple excellent à consulter. Voilà pourquoi on le montre ici sous toutes ses faces, en plan, eii coupe et en élévation.
Nous avons déjà dit ( page 73 ) que la construction de ce cloître doit avoir été antérieure de très-peu d’années à l’incendie de i 2 y 3 . Son architecture participe à la fois des caractères propres au style du xnr siècle et de ceux qui n’appartiennent qu’au xiv'. Ainsi les chapiteaux ne sont pas tous à crochets, comme au xm' siècle ; mais ceux mêmes qui ne sont composés que de feuillage indigène n’ont pas encore cette forme d’entonnoir ou de corbeille resserrée par le milieu que les architectes du xiv c siècle adoptent exclusivement. Les bases, dont la scotie est excessivement profonde, comme on peut le