‹ Monographie de l'église Notre-Dame de NoyonChapitre 81 sur 129 · DEUXIÈME PARTIE — PLANCHE IV · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — PLANCHE IV

les diverses parties de cette façade : l’échelle est trop petite pour que les formes de ces moulures puissent être saisies; nous aurons occasion d’en parler et d’en signaler le caractère à propos des planches de détails.

A la suite du transsept, du côté de l’abside, on aperçoit une lucarne en bois surmontant une petite corniche dont on ne peut pas, dans ce dessin, apprécier les formes : c'est cette corniche et ce pan de mur dont nous avons signalé (à la page 7 j l’aspect fruste et ancien. On voit, à côté de la corniche, un contre-fort portant une colonne tronquée qui paraît appartenir à la même époque et au même, système de construction.

Au-dessus de cette espèce de tour carrée, il existait autrefois un clocher qui avait son pendant du côté du nord. Ces clochers étaient encore debout au xvi c siècle, puisqu’on raconte que, pendant le sac de la ville, en 1 55 a, l’églisefut préservée, grâce à la présence d’esprit d’un serviteur de l’œuvre, qui, après s’être enfermé dans an des petits clochers, renversa quelques maraudeurs impériaux qui s’apprêtaient à mettre le feu aux combles de l’église. C’est probablement l’incendie de 1 507 qui aura ruiné ces petits clochers; ce qui est certain, c’est qu’ils ont péri par le feu : les pierres des plates-formes audessus desquelles ils s'élevaient sont complètement calcinées et rougies par l’action des flammes.

Ces mêmes traces d’incendie se rencontrent dans certaines parties des terrasses de l’abside.

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