DEUXIÈME PARTIE. — PLANCHE VII
cathédrale de Noyon, ni crypte, ni confession, ni souterrain quelconque; seulement le chœur est plus élevé que la nef: on y monte par cinq degrés.
En second lieu, nous ferons remarquer combien, dans les deux premières travées de la nef, les stylobates des colonnes et des piliers sont plus élevés que dans les travées suivantes : il est probable que le chœur venait autrefois jusqu’au second pilier de la nef et le dépassait même un peu ; les marches devaient alors être placées à neuf mètres environ plus en avant, et ces stylobates, aujourd’hui si élevés, se trouvaient enterrés dans le sol du chœur.
Enfin, nous devons signaler une autre particularité dans la construction de la nef. Les grands piliers qui se rapprochent de l'intersection sont plus épais que ceux qui se rapprochent de la façade occidentale; la différence est très-sensible, puisqu’il y a deux colonnes de plus aux uns qu’aux autres : nouvelle preuve de l'antériorité des constructions du côté du chœur. A mesure que les travaux se sont avancés du côté de l’ouest, l’art s’est perfectionné, les calculs sont devenus plus justes et plus précis; on a reconnu qu’il était inutile d’entasser des masses de pierres que la solidité du monument ne réclamait pas, et qu’il y avait toute espèce de profit à n'employer que les matériaux rigoureusement nécessaires, puisqu'en même temps qu’on réduisait la dépense on donnait encore plus de légèreté et d’élégance au monument.