‹ Monographie de l'église Notre-Dame de Noyon. Plans, coupes, élévations et détailsChapitre 110 sur 139 · PLANCHE VINGT-TROISIEME · texte numérisé non relu

PLANCHE VINGT-TROISIEME

TABLEAU COMPARATIF DE VINGT-DEUX PLANS D'ÉGLISES A TRANSSEPTS ARRONDIS.

Parmi toutes les particularités qui distinguent l'ancienne cathédrale de Noyon, et qu'un minutieux examen nous a fait découvrir, il n'en est peut-être aucune qui mérite une étude plus attentive que celle qui, dès l'abord, frappe tous les regards : nous voulons parler de la forme semi-circulaire des transsepts.

Ce n'est pas là une de ces singularités secondaires sur lesquelles il est prudent de ne pas trop s'appesantir. Ce n'est pas d'un détail, ce n'est pas d'un accessoire qu'il s'agit : c'est du plan et d'une des parties du plan dont l'importance est capitale dans un édifice sacré.

Pour trouver quelques rares exemples de transsepts qui se terminent ainsi, il faut remonter jusqu'à l'époque romane : dès qu'on entre dans le règne de l'ogive, on n'en aperçoit plus. Voilà pourquoi ces deux bras arrondis donnent à cette église de Noyon, bâtie presque entièrement à ogive, un aspect si particulier : c'est le trait qui la caractérise entre toutes les autres.

D'où vient qu'une forme dont les effets sont si gracieux et si nobles, qui jette tant de variété dans les lignes de l'architecture, qui leur donne tant de souplesse et de mouvement, n'a pas été plus généralement adoptée?

Si, comme tout semble l'indiquer, elle est d'origine orien-

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