‹ Monographie de l'église royale de Saint-Denis: tombeaux et figures historiquesChapitre 51 sur 102 · MiLUN, Amiquitét nationales, t. II, no 13, Paris · texte numérisé non relu

MiLUN, Amiquitét nationales, t. II, no 13, Paris

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(ion et la gravure du tombeau qui existait encore au rooment (le la révolution. C'iHait un sarcophage de marbre, placé isolément au milieu du chœur et porté sur deux piliers; les inscriptions qui en couvraient les deux grands côtés indiquaient qu'il avait été restauré en 4695 par le cardinal de Furstemberg , abbé de Barbeau , évoque et prince de Strasbourg. Le sarcophago était donc moderne, mais la statue de pierre couchée par-dossus paraissait plus ancienne de trois ou quatre siècles. Les gravures ' qui nous en restent ne nous permettent malheureusement pas d'en déterminer l'âge d'une manière bien précise. « Ce tombeau, dit Millin, était menacé de la destruca tion qui a déjà anéanti plusieurs monuments de notre his- « toire. L'assemblée nationale a décrété, sur la demande du dé- « parlement de Seine-et-Marne, qu'il serait transporté à Fon- « tainebleau (1790). » Le décret conservateur n'aura pas reçu d'exécution, ou le monument aura été détruit plus lard ; ce qui n'est (juc trop certain, c'est qu'il ne subsiste plus. Un manteau et une tunique composaient le costume du roi; de petites fleurs do lis étaient brodées au col et aux manches de la tunique; des fleurons garnissaient la couronne; une pomme de pin terminait le sceptre placé dans la main droite; la pierre tombale était semée de fleurs de lis.

Mézeray rapporte, dans son histoire de France, que le roi Charles IX, étant à Fontainebleau , eut le curiosité de faire ouvrir le tombeau de Louis VIL On y trouva le corps presque tout entier, un sceptre, des sceaux en argent, et des ornements royaux à demi consumés par la pourriture, a II avait des ana neaux aux doigts et une croix d'or au cou ; le roi et les princes « du sang qui se trouvèrent là présents , les prirent pour les

1. V. Millin. Antiquités nationales; Montpaicox, MonumeiUs de tê française, t. II, p. 70.

« porter en mémoire d'un si bon et religieux pfédécesseur. » Sous le règne de Napoléon, l'abbaye de Barbeau devint une maison d'éducation pour les filles des membres de l'ordre de la Légion-d'Honneur. Une chapelle fut établie au milieu de quelques piliers, derniers débris de l'église conventuelle. D'après les indications données par un ancien religieux du monastère , alors curé du village de Chartretles , situé entre Barbeau et Melun , on plaça une inscription sur le lieu où devaient se trouver encore les restes de Louis VII. Quand arriva répoque du rétablissement des tombes royales, en 4817, le gouvernement fit procéder, en présence du religieux d(»nt nous venons de parler, à une reconnaissance solennelle de la sépulture du prince, et les ossements qu'on retrouva dans un coffre de plomb furent apportés à Saint-Denis *.

42. Philippe , fils de Louis Vl. — Les circonstances de la mort du jeune Philippe présentent une douloureuse ressemblance avec celles qui ont accompagné les derniers moments de l'infortuné duc d'Orléans. * Dans ce temps (13 octobre « 1434 ), il arriva, dit l'abbé Suger, un malheur étrange. Le « fils afné du roi Louis, Philippe, enfant dans la fleur de l'âge, t et d'une grande douceur, l'espoir des bons et la lerreur des c méchants, se promenait un jour à cheval dans un faubourg

• de la cité de Paris ; un détestable porc se jette dans le che-

• min du cheval ; celui-ci tombe rudement , renverse , écrase

• contre une pierre le noble enfant qui le montait , et l'étouffé « sous le poids de son corps. Ce jour-là même on avait cona voqué Tarmée pour une expédition ; aussi les habitants de la € ville et tous les autres qui apprennent cet événement , con- « sternes de douleur, crient , pleurent , poussent des sanglots ,

I. Us restes de l'abbaye de Barbeaa qoe nous avons visités il y a pea d'années, et qai n'éuient i»lus qae d'un intérêt médiocre, ont été récemment aliénés et détraits complètement.

« s'empressent à relever le tendre enfant presque mort « portent dans une maison voisine. douleur ! à Tentré^ a nuit il rendit l'àme. Quelle tristesse et quel désespoir a blèrent son père, sa mère et les grands du royaume ! H « lui-même ne pourrait l'exprimer. On l'enterra dans l a du bienheureux Denis, dans le lieu réservé à la sépultu « rois et à la gauche de l'autel de la Sainte-Trinité, ave a le cérémonial usité pour les rois , en présence d'une « d'évéques et de grands de l'État *. »

La statue du prince Philippe est la dernière de celle saint Louis fit ériger dans l'église de Saint-Denis. Le scu a su donner de la grâce et de la sensibilité à la tète im et juvénile de ce fils de roi, enlevé par une mort si funes tunique et le manteau se drapent autour du corps avec i d'élégance que de simplicité. Le sceptre et la C/Ouronne tent, d'accord avec l'histoire écrite, que Louis VI, si l'exemple de ses prédécesseurs , avait fait couronner son Reims, et l'avait associé à l'exercice des fonctions royal pierre tombale sur laquelle repose la statue, porte ces n

PHILIPPTS RBX FIUV8 LTDOTICI 6R0SSL

43 , 44. Louis FIIL Blanche de Casfille. — Le p: verbal d'exhumation que nous avons rapporté et les c que nous y avons ajoutés, ont fait assez connaître les ci stances de la sépulture de Louis VIIL II nous reste à dir ses entrailles furent déposées dans le tombeau des dau d'Auvergne, à l'abbaye do Saint-André de Clermont.

Trois abbayes de femmes se partagèrent en 4258 le pouilles mortelles de Blanche de Castille. Maubuisson eu

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