Musée des Mon. fronçais, nf« 46 et
ace qu'elle devrait occuper, et qui est indiquée par une ace de fracture.
Marie d'Espagne , petite-fille de Blanche de France , fille de lint Louis , avait épousé en premières noces Charles , comte Étampes , dont le monument existe dans la chapelle précé- ?nte (n" 77). Elle devint, au mois de décembre 1336, la muie du comte d'Alençon , qui la laissa veuve moins de dix is après. Jusqu'en 1839 , la statue de cette princesse , qui .ail été ce|x»ndant cataloguée aux Petits- A ugustins sous son kilable nom , fut nommée Jeanne de Bourgogne , et donnée 9ur épouse au roi Philippe V. On a prétendu que ce voile sépre dont nous avons fait si souvent la description étaitle signe istinrtif du veuvage. Marie d'Espagne, deux fois veuve, ne î porlo pas ; sa tête est découverte et les nattes de la cheveire descendent carrément le long du visage pour aller enuile se nouer en arrière ; un linge très-mince vient se placer ntre les tempes et les cheveux. Le couronne, qui était en létal , a disparu. Les traits du visage sont agréables et fins. x)mme son mari , la princesse tient les mains jointes ; un déiri d'anneau de cuivre est resté au quatrième doigt de la nain droite. Quelques incrustations de couleur ornent la parie supérieure du manteau. Une robe de dessous à ceinture et me autre robe , échancrée sur les hanches, couvrent le corps. )eux chiens qui ont des rubans au cou , jouent sous les pieds.
Le tombeau en marbre noir du comte d'Alençon qui était 'onservé au musée des monuments français , et dont j'ai encore vu quel(]ues débris dispersés dans les cours de l'École dos :K*aux-arts, ne s'est plus retrouvé. Il a fallu refaire l'épitaphe ; !»llo se lit sur une placpie de marbre appliquée au mur :
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C0MTE8SB DBSTÂPB8 LAQUBLLB TBB8PAS8.V LAN MGGC QUATBB VIHGT
NBl'P LB XIX JOUB DB NOVBMBRB PRIBS POUR LEURS AMES
Cetto épitaphe n*cst pas tout à fait conforme au texte publié dans les Antiquités nationales de Millin. Ainsi on a supprimé lé titre de raillant et noble prince^ qui devrait précéder le nom (le comte. L*inscription nouvelle fait aussi vivre Marie d'Espagne dix ans de trop.
Nous avons admiré à Rome , dans Téglise de Sainte-Marie in Transtevere , la chapelle funèbre et le tombeau en marbre du cardinal Philippe d'Alençon , fils du comte Charles et de Marie d'Espagne. Il mourut dans la capitale de la catholicilé , laissant la réputation d'un saint. Tandis que la France a jeté aux vents la cendre du père , mort en combattant pour elle , Rome a religieusement veillé sur la tombe du fils et la montre avec orgueil.
83 , 84. Philippe de Falois et Blanche d'ÉvreuxK — Le costume et les attributs royaux changent avec Tavénement des Valois au trône. La couronne remplace les fleurons des anciens rois par quatre larges fleurs de lis ; celle de Philippe de Valois était de métal autrefois ; on l'a rétablie en marbre , mais la forme ancienne subsiste. Le manteau du roi Philippe, comme ceux de ses successeurs , n'est plus ouvert sur le devant du corps en deux parties égales ; il s'ouvre sur le côté droit et s'attache sur l'épaule par un fermail d'un assez gros volume , qui a été jadis recouvert de métal émaillé. La main gauche porte le sceptre, qui a été refait ; la droite paraît avoir tenu une main de justice. Les cheveux sont longs et rejetés en arrière ; ceux du front forment un bourrelet sous le cercle