I. Musée des Monuments français, n
vail en est intéressant à examiner. lie sceptre placé dans la main droite , et la main de justice dans la gauche , ont été refaits en marbre; ils sont assujettis sur des tenons de Taspect le plus ridicule ; ces attributs devaient être autrefois en métal. Le lion couché sous les pieds est grossier. Le nom du sculpteur de cette remarquable statue ne nous est pas connu. Peut-être cependant approcherions-nous de la vérité en Tattribuant à Hennequin de Liège, imagier, qui reçut en 4368 trois cents francs d*or en à-compte sur la somme de mille à lui due pour avoir fait, dans la cathédrale de Rouen, un tombeau de marbre avec statue , destiné à recevoir le cœur de Charles V*.
Les monuments de Charles V étaient jadis nombreux à Paris ; il n*en est presque rien resté. Nous citerons un bas-relief et une statue aux Grands-Augustins , la statue du portail des Célestins qui a été transformée en saint Louis , plusieurs portraits sur bois et sur verre dans le monastère des Célestins, un bas-relief au-dessus de l'entrée du collège de Daimville. A la cathédrale de Rouen et dans Féglise abbatiale de Maubuisson , des tombeaux , surmontés chacun d'une statue, renfermaient le cœur et les entrailles du roi. Trois statues , qui existent encore à l'extérieur d'une chapelle de la cathédrale d'Amiens, représentent Charles V, son fils aîné le dauphin Charles , et Louis , duc d'Orléans , son second fils , accompagnés chacun d'un des grands personnages de
Jeanne de Bourbon était fillo do Pierre I , duc de Bourbon ,
^. Detillb, Description des tombeaux de ta cathédrale de Rouen.
â. Nous lisons dans le tome II des Antiquités de Paris, de Sauvai, que Jean de Saini-H(»niain avait srulpté pour le Louvre une figure de Charles V, haute de quatre pieds , an prix de 6 livres 8 sous i>arisis, et que deux statues du luème prince et de sa femme Jeanne de Bourbon, placées dans Tescalier du même palais, furent payées à raison de 16 livres parisis la pièce, à Jean de Liège.