MCCC SOIXANTE ET IIII ET LADICTE ROTNB LE QUINT JOUR DOCTOMIB
M CCC QUATRE VINGT ET XViii PRIES POUR ELLES
La date de la mort de Jeanne de France est erronée. Cette princesse mourut à Béziers le 46 septembre 4374 ; elle se ren-
dail en Espagne , où elle devait épouser Jean d'Aragon , duc deGironne. Ses entrailles furent déposées dans la cathédrale do Réziers, où sa mère lui érigea un tombeau porté par des piliers fleurdelisés; les calvinistes mutilèrent ce monument au xvr" siècle , et la révolution acheva de le détruire.
87, 88 Charles V et Jeanne de Bourbon^, — Le tombeau élevé au roi Charles V et à la reine Jeanne de Bourbon, sa femme , dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste , était historié de jHîrsonnages, et décoré de dais d'une sculpture raagnifiiiue , dont il n'existe plus que de faibles débris dans les magasins de l'église. Les statues sont aujourd'hui réunies sur un socle pareil à tous les autres ; l'effigie de Charles V est bien celle qui existait autrefois à Saint-Denis, mais celle de Jeanne de Bourbon provient de l'église des Célestins où avaient été inhumées les entrailles de cette reine. Les premières éditions du catalogue du Musée des monuments français mentionnent deux statues de Jeanne de Bourbon tirées , l'une de Saint-Denis , l'autre des Célestins ; un peu plus tard , il n'est plus question de la première , et la seconde paraît seule. Une erreur avait elle été commise sur les catalogues anciens; la figure extraite de Saint-Denis a-^elle été sacrifiée comme un double inutile? C'est ce que nous ignorons.
La statue de Charles V est d'un travail bien supérieur à celui des figures des deux prédécesseurs de ce prince. La tête se distingue par une expression pleine de noblesse et de dignité. Les cheveux , qui tombent droit sur les côtés , offrent des traces de coloration. Il ne reste que l'empreinte de la couronne , qui était en métal. La tunique et le manteau sont disposés comme ceux des deux autres rois de la branche des Valois. La sculpture des mains a été très-étudiée , et le tra-