PRIEZ POUR ELLE
Co nmhre a t'té conservé Ils en ont fait bommage à cette église,
par les Sr et l)me Laruelle lieu de sa première deslinalion,
depuis l'an 1793. le 33 août 1817.
lii, \2d, Louis XFI et Marie- Antoinette. — Les statues en marbre blanc do Louis XVI et do Marie-Antoinette sont ai2;eno 11 niées devant des prie -Dieu et vêtues du costume de cour. La première , sculi)tée par M. Gaulle , nous a paru trè&-mauvaise ; la seconde, ouvrage de M. Petitot, pourrait, à notre avis, passer pour médiocre. Ces figures devaient être placées à la chapelle de Saint-Louis , dans l'église haut«, et les piédestaux destinés à les recevoir y avaient même été construits. A la suite des événements de 1830, on crut devoir les exiler dans la crypte, où l(Mir attitude de prière n'est justifiée par la présence d'aucun emblème sacré. On craignait si fort de voir revenir pour Saint-Denis les mauvais jours de 1793 que, par excès (le prudence, on profita de cette translation pour retourner en dedans les [)anneaux des piédestaux sur lesquels étaient i:ra\és en lettres d'or Timmortel testament de Louis XVI , et
Tadmirable lettre que Maric-Aotoinette écrivit de la Conciergerie à madame Elisabeth , captive , elle aussi , dans la tour du Temple. 11 n'y a plus sur les monuments que des étiquette^ contenant le nom , la date de naissance et celle de mort do chaque personnage.
Bien des livres ont été faits sur tous les détails du pompeux appareil qui accompagnait , du temps de rancienne monarchie, les funérailles des rois. Nous dirons à notre tour ce que furent celles du malheureux Louis XVI. Le jour même de sa mort , quelques serviteurs fidèles osèrent demander à la Convention qu'il fût inhumé dans la cathédrale de Sens, auprès de son père et de sa mère. L'assemblée décida qu'il serait déposé dans le lieu affecté à la sépulture des citoyens de la section. Le corps du roi , enlevé de l'échafaud , fut porté au cimetièro de la Madeleine, dans un cercueil suivi de deux prêtres qui Pavaient attendu à la porte de l'église paroissiale de ce nom , et qui marchaient la croix levée. Ces ecclésiastiques psalmodièrent les vêpres et récitèrent toutes les prières usitées pour le service des morts; le peuple, chose étrange, assistait aux prières dans le silence le plus religieux, lui qui , quelques instants auparavant, n'avait pas assez de haine pour le monarque conduit au supplice. Un lit de chaux vive fiit ensuite jeté au fond de la fosse , profonde d'environ douze pieds; les membres du département et de la commune qui étaient présents, y firent précipiter le cadavre encore couvert de ses vêtements ; puis on acheva de combler la fosse avec de la chaux et de la terre fortement battue *.
426, 127. Les deux fils de iMuis XrL—Un petit monument orné de deux colonnes doriques , dont les fûts sont de
I. V. dans le Mofiileur du mois de mai I8U la déposition du sienr Renard ancien virain* d<* h Madeleino.
marbre noir veiné et les chapiteaux de marbre blanc, présente le médaillon en marbre de Louis de France , dauphin , mort à Meudon, le i juin 1789 , et celui de Louis XVIL La légende gravée autour de Teffii^ie du second (ils de Louis XVI, donne à ce prince le titre de roi de France et de Navarre ; mais la date de la mort ne s'y trouve pas mentionnée. Bien des gens ont cru que Louis XVII était sorti vivant de la tour du Temple, et quelques-uns même l'attendent encore comme un sauveur promis à la France. Les tortures physiquesetmorales infligées à cet enfant roi, Tabrutissementcalculé par lequel on tuait respritavecle corps, sont une honte éternelle pour les hommes qui ont toléré que de pareils actes fussent accomplis sous leurs yeux. Malheur à celui dont les vengeances sont impitoyables , et dont l'âme reste insensible au spectacle d'une grande infortune.
lis. Charles -Ferdinand de France duc de Berry. — Nous étions bien jeune alors , mais nous ne pouvons nous rappeler sans émotion la stupeur qui se répandit dans la capitale entière , lorsque , le 14 février 18*20, on apprit que le duc de Berry venait d'ôtre assassiné. La salle de l'Opéra , aux portes (le laquelle le crime avait été commis , fut démolie bientôt après, et une chapelle expiatoire s'éleva sur l'emplacement de ce théâtre. C'était un monument d'une déplorable architecture. La révolution de juillet le trouva inachevé; elle le fit détruire pour dégager les abords de la rue de Richelieu et de la Bibliothèque. Nous aurions compris que l'ancien gouvernement eût érigé en ce lieu funeste une colonne ou une statue; mais la France ne pouvait être condamnée , comme solidaire du crime, à s'imposer une expiation solennelle.
Un groupe, d'une dimension colossale et d'une laideur équivalente, commencé par M. Dupaty et terminé par M. Goriot, aurait été placé au fond de l'abside de la chapelle. Resté sans asile, il a été recueilli dans la crypte de Saint-Denis ; il était
DE SAIM-TEMS. .Ti'i
laillé sur de U-llos proportions qu'on a <^té obligé de le diviser |>oiir lui trouvor une place suffisante. Les. figures ont environ cpiatre mètres. Le sujet est de la plus froide allégorie. La Ville de Paris s'incline et pose sur un autel l'urne funèbre du prince, (pie la France, debout et appuyée sur un long sceptre, semble prendre sous sa protection. La face principale de l'au- Jel [Kjrle ces mots :
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