‹ Monographie de l'église Saint-Maclou de PontoiseChapitre 19 sur 24 · JUILLET 1.S41. — PONTOISE · texte numérisé non relu

JUILLET 1.S41. — PONTOISE

Transaction passée devant Derin et Levasseur notaires à Pontoise le 28 juillet 1 54 1 entre les marguillers et paroissiens de Saint Maclou et Jean Delamarre, maitre masson pour les voûtes du choeur et clocher de l'église étant sur icelles qui tomboient faute

1 1 Cette analyse est extraite d'un inventaire de diverses pièces conservées autrefois dans les archives de la fabrique de Saint-Maclou.

(2) Cette analyse est une simple mention d'un marché, aujourd'hui disparu, qui était conservé dans les archives de la fabrique de Saint-Maclou.

d'avoir été bien soutenues et autres malfaçons à réparer aux croisées et doubleaux de la nef moyennant 5oo livres tournois. (')

(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton D3, pièce n° 83.)

3 JUILLET i543. — PONTOISE

Autorisation donnée par Jacques Crespin, maire de Pontoise, à la fabrique de Saint-Maclou pour supprimer les cimetières qui entouraient l'église

L'an mil cinq cent quarente trois, le mardy tiers jour de juillet, par devant nous Jacques Crespin, prévost, maire et voyer pour le Roy notre sire de la ville et commune de Pontoise sont comparus honorables hommes Maistres Alexandre Chasteau, licentié en chacun droit, Antoine Lanquier, marguilliers et Jean Dorvalle, receveur de l'oeuvre et fabrique de l'église Saint Maclou dudit Pontoise lesquels nous ont dit et remontré que à ladite fabrique entre autres héritages competoit et appartenoit deux places vagues séantes audit Pontoise, l'une et la plus grande derrière les maisons et lieux appeliez Les Hariquetes et l'autre devant le grand portail d'icelle église, qui de tout tems et ancieneté avoient esté disposez et appliquez aux sépultures et inhumations des trépassez ainsy qui sont encore de présant, desquelles places laditte fabrique auroit dès la fondation et institution d'icelle église qui fut trois cens ans et plus, joy et possessez et iceux appliquez audit usage paisiblement et sans contredit ainsy qu'elle fait. Toutefois puis disant à cause du grand nombre de peuple trafiquant et ammenant ordinairement audit Pontoise grand nombre de marchandises, que le marché et place dudit Pontoise pour sa petite étendue n'auroit pu et ne peut contenir, seroit advenu que lesdites places pour la plus part du tems contre le vouloir desdits marguilliers auroient esté comme encore sont appliquées a mètre lesdites marchandises et faire autour œuvres mécaniques, contre la dédication desdits lieux et contempnement des corps des benoist trépassez y estant inhumez, au moyen de quoy et quelque diligence qu'ils avoient sceu faire, ils n'auroient pu ne sceu y donner ordre. Par l'advis et délibération de plusieurs notables personnes amateurs du bien publique désirants lesdits trespassez estre mis hors desdits lieux ainsy profanez et contemnez, auroient disposé et fait disposer hors et près les fossez de ladite ville une grande place et lieu et icelle fait clore de grandes et grosses murailles ainsy que l'on peut voir, pour icelle faire dédier et benistre affin d'y mètre les corps estants de présent inhumez es dittes places et estre appliquez pour l'advenir aux inhumations des parrochiens de la parroisse dudit Saint-Maclou, et a ce faire auroient frayé et dépendu grands deniers, par le moyen de quoy lesdites places demourront cy après inutilles et sans proufit à la dite fabrique. A ces causes nous requeroient leur estre permis bailler les dittes places ou partye d'icelles pour faire maisons ou autrement qu'il seroit advisé pour le bien publique et décoration d'icelle église, que pour le prouffit et utilité de ladite

(1) Cette analyse se trouve dans un inventaire des archives de l'église rédigé au xvme siècle.

— H9 — fabrique et à ces fins leur bailler allignement et pour ce faire , nous transporter sur lesdites places, ce que leur aurions accordé et ce faisant nous serions transportez sur icelles places avec lesdits marguilliers et receveurs ou seroient comparus les advocat et procureur du Roy, noble homme maistre André Mares, nottaire du Roy, honnorables hommes Messires Jean Dauvergne, licentié es loix, lieutenant pour le Roy notre Sire du bailliage de Senlis audit Pontoise, Nicolle Deslions esleu dudit Pontoise, Toussaint Hierosme, Jean Hebart, advocats audit lieu, Pierre Basqin, Michel Duval, Gérard Le Dru, Thibault Dubois, Phylippe Jollivet, Pierre Levasseur, praticiens audit Pontoise, Laurens Lesueur, Guillaume Collentier, Gabriel de Saint-Denis, Jean Aumont, Jacques Cuvernon, Jacob Cuvernon, Eustache Aumont, Jean Pintereau, Simon Emery, Robert Emery, JeanBredouille, Guillaume Giffart, et Pierre Le Tourneur marchands demourants audit lieu et plusieurs autres nottables personnes et présences desquelles avons veu et visité lesdites places et icelles fait voir et visiter, mesurer et tezer par Maistre Jean Delamare voyer de l'église Saint- Denis en France et Garnot Gerbault, juré maçon audit Pontoise pour nous rapporter en quelle manière lesdites places et lieux pouroient estre disposez tant pour faire maisons que pour l'accroissement des places dudit marché au prouffit du bien publique et décoration d'icelle église et le fait nous avoient dit et rapporté que ladite place estant derrière lesdites Hariquetes pouroit estre appliquée partye à faire maisons et autre partie en l'accroissement et augmentation dudit marché, et l'autre place devant ledit portail partye en parvis pour la closture du devant d'icelle église et l'autre partye en l'accroissement et augmentation de la rue devant l'hostel de ladite ville selon les marques, affiches et tranchées qu'ils auroient fait en icelle place en notre présance desdits advocat procureur du Roy et des susdits et le pourtrait qu'ils en avoient jette sur une peau de parchemin à nous montré et exibé presants lesdits advocat et procureur du Roy. Après laquelle Visitation et rapport fait par lesdits Delamare et Gerbault, lesdits marguilliers auroient profisté à l'enterrinement de leur dite requeste sur laquelle en aurions communiqué et conféré avec lesdits advocat et procureur du Roy qui auroient requis avant que procéder audit enterrinement lesdits marguilliers et receveur estre contraints informer de leur dite requeste et mesme s'yl etoit le prouffit de ladite fabrique et du bien publique et de appliquer icelle place selon que dessus ce que aurions ordonné faire auxdits marguilliers et receveur pour ce fait leur faire droit sur leur dite requeste comme de raison, lesquels pour à ce fournir nous auroient présentez et produits lesdits Dauvergne aagé de quarante neuf ans, Deslions aagé de cinquante ans, Giffart aagé de soixante douze, Le Tourneur aagé de soixante ans, Duval aagé de quarente huit, Le Dru aagé de quarente sept, Jean Aumont aagé de soixante quatre, Lesueur aagé de cinquante-huit ans, Pintereau aagé de quarante quatre ans et Colleutier aagé de quarante deux ans, lesquels après le serment par eux solempnellement fait auroient dit et déposé concordablement après avoir veu lesdites marques, tranchées et pourtrait fait desdites places, scavoir est, lesdits Dauvergne, Giffart, Aumont, Lesueur, Pintereau et Collentier que de tout le tems qu'ils ont demouré et fait résidance audit Pontoise qui est quant audit Dauvergne des vingt huit ans, audit Giffart des cinquante quatre ans, audit Aumont des quarente ans, audit Pintereau des trente ans et audit Colleutier de vingt quatre ans. Et lesdits Deslions, Le Tourneur, Duval et Le Dru qui sont natifs dudit Pontoise et que de tout leur tems et aagé ils ont veu joyr ladite fabrique d'icelles places dédiées et appliquées aux inhumations des corps des parrochiens d'icelle paroisse, ainsy qu'elle fait encore de presant comme appartenants à ladite fabrique sans empêchement et que au moyen des contemnements et œuvres mécaniques qui se faisoient et font chacun jour en icelles contre l'honneur

— i5o — de Dieu et des benoist trépassez, l'on a fait disposer une place hors et près les fossez de ladite ville pour estre dédiée et appliquée a retirer et mètre les corps des trépassez estants es dites places et des autres personnes de ladite parroisse qui décéderont par cy après ou a esté employé et dépendu grands deniers et selon leur advis et consciences sera le prouffït et utilité de la chose publique, décoration de ladite église et d'icelle ville, de appliquer lesdites deux places à faire maisons et accroissements dudit marché et rue d'icelle ville selon et ainsy que le contiennent lesdites marques, tranchées et pourtrait. Veu lesquelles affirmations et sur ce oy lesdits advocat et procureur du Roy Laurens Lesueur, Jean Dusaulx gouverneurs et Pierre Basqin procureur des manans et habitans de ladite ville, nous en enterrinants auxdits marguilliers et receveur leur dite requeste, leurs avons permis et permettons de appliquer lesdites places scavoir est ladite grande place à faire maisons et accroissement dudit marché et rue et ladite petite place à faire ledit parvis et accroissement de ladite rue devant ledit hostel de ville, le tout selon lesdites marques, tranchées, devises et contenu dudit portrait et a ces fins bailler lesdites places à faire maisons au plus offrant et dernier enchérisseur pour le prouffit et augmentation de ladite fabrique, entretenement de ladite église et du service divin. Et de ce faire les avons authorisez et authorisons par ces presantes en prenant permission du prélat selon qu'il est de droit dont ils ont requis lettres ('I et leur avons octroyé ces présentes pour leur servir ce que de raison , lesquelles en témoings de ces choses avons signé de notre seing et scellé de notre scel et fait signer par Jean Lesellier notre greffier. Ce fut fait le jour et an dessusdits. Signé Crespin et Lesellier avec paraphes. U)

(Archives de la fabrique de Saint-Maclou. Liasse 1, pièce n° 1.)

3o SEPTEMBRE 1544. — ROUEN

Autorisation donnée par Georges d'Amboise, archevêque de Rouen, à la fabrique de Saint-Maclou pour supprimer les cimetières qui entouraient l'église

Georgius de Ambrosia miseratione divina Rothomagensis archiepiscopus universis prassentes litteras inspecturis salutem in domino. Visis per nos supplicatione seu requesta honestorum virorum magistri Alexandri Chasteau, Antonii Lanquier matricularium et Joannis Dorvalle receptoris et habitantium et parochianorum ecclesiœ Sancti Macuti Pontisaras per quam petebant admitti et authorisari ad alienandum in commodum et utilitatem dictœ ecclesiae ac publicam dicti oppidi et habitantium utilitatem quoddam cimiterium existens prope dictam ecclesiam Sancti Macuti non tamen contiguum, a multis retrofluxis temporibus pollutum prophanatum et quasi pro derelicto habitum, situm in mercato dicti oppidi Pontisarœ juxta domos sitas in dicto mercato vulgo dictas

(1) Voir la pièce justificative n° XXV.

(2) Cette pièce est, comme la suivante, une copie faite le 2 janvier 1693 et certifiée conforme à l'original par deux notaires.

— i5i — et nuncupatas Les Hariquetes, dictum cimiterium continens sex perticas terra; vel eo circa jungens ex uno latere dictis domibus nuncupatis Les Hariquetes, ex alio itincri publico tendenti ex porta de Anneriaco vocata, ad auditorium justitia? sœcularis dicti oppidi ex uno buto itineri publico tendenti ex prœdicto mercato dicti oppidi in prasdictum auditorium dicta; justitiœ scecularis et ex alio buto et angulo versus prœdictam portam de Anneriaco, et etiam ad alienandam in commodum et utilitatem quamdam portionem alterius cimiterii dicta; ecclesia; contigui siti ante portam anteriorem dictse ecclesia; continentem duas perticas terrée vel eo circa, dictam portionem jungentem ex uno latere alteri portioni dicti cimiterii sita; ante fores dicta; ecclesiœ ex alio dicto itineri publico existenti ante hujusmodi auditorium dicta; curia; srecularis, ex uno buto dicto itineri publico tendenti de dicto mercato dicti oppidi Pontisara; in pra;dictum auditorium, et ex alio buto, vico vulgo dicto la Rue de la Coutellerie. Item ad alienandam et prophanandam certam parvam portionem alterius cimiterii dicta; ecclesia; contigui jam in archis erectam et constructam continentem dimidiam perticam terra; vel eo circa sitam contra prredictam ecclesiam jungentem ex uno latere dicta; ecclesia;, ex alio dicto itineri publico tendenti ex dicto mercato Pontisara; in pradictum auditorium curia; sœcularis, ex uno buto domibus sitis in dicto mercato vulgo dictis Les Hariquetes, et ex alio buto, dicto cimiterio Sancti Macuti benedicto. Attento quod pra;dicti matriculares, receptor et habitantes parochiani dicta; parochia; Sancti Macuti in compensationem dictorum cimiteriorum alienandorum construxerunt et fecerunt aliud cimiterium benedici et consecrari, situm prope et juxta muros dicti oppidi Pontisaa; longe majoris quantitatis et magnitudine continens enim arpentum terra; vel eo circa jungens ex uno lateri itineri publico tendenti ad Eremum dicti loci Pontisara;, ex alio vineis spectantibus Pctro Cornu et Guillermo Gifiart , ac fossatis dicti oppidi quodam itinere intro medio , et ex alio buto itineri publico tendenti ex prœdicto oppido in villagium de Auversis. Visa etiam informatione super commodo vel incommodo dicta; ecclesia; per vicarium nostrum Pontisara; ad id per nos commissum et deputatum facta ac ejus relatione per quam constat dictam alienationem et compensationem in utilitatem et commodum ipsius ecclesia; factas et versas. Attento etiam consensu discretorum virorum et magistrorum Pétri Moussart in sacra pagina professi et Roberti D'Allongne prœsbiterorum curatorum dictae ecclesiae Sancti Macuti, eisdem per nos de consensu dictorum matricularium , receptoris, et habitantium adjudicando pro eorum interesse et damno summam sex librorum Turonensium annui reditus per dictam fabricam eisdem curatis persolvendam. prout per présentes adjudicamus et hujusmodi alienationem et prophanationem pra;dictorum cimiteriorum supra specificatorum admisimus et authorisavimus, pro ut easdem per preesentes admittimus et authorisamus injungendo eisdem matricularibus ut primitus et ante omnia extrahant a prœdicto cimiterio fidelium defunctorum corpora et cadavera olim ibidem inhumata et sepulta, ac terram usque ad profunditatem sex pedum aut eo circa et hujusmodi terram et cadavera reverenter reponant in alio cimiterio benedicto et consecrato. Ita decernentes et ex causa, in cujus rei testimonium sigillum nostrum una cum signo nostri secretarii his prœsentibus duximus apponendum. Anno domini millesimo quingentesimo quadragesimo quarto, die vero ultima mensis septembris.

Per prsefatum dominum Et infra- signatum

reverendissimum archiepiscopum. Furfoitel cum syngrapho.

Collationné ces présentes sur leurs originaux en parchemin l"un en francois et l'autre

en latin rendus par les notaires du Roy notre sire en la ville de Pontoise soussignée. Le deux janvier mil six cens quatre vingt treize.

Dauvray. Langlois.

(Archives de la fabrique de Saint-Maclou. Liasse 1, pièce n» 2.)

25 SEPTEMBRE i55z. — PONTOISE

Marché passé devant Le Dru nottaire à Pontoise, fait entre Maitre Jean Hébart licencié es loix, Christophe Souvoye marguilliers et Jean Du Saulx receveur de la fabrique de Saint Maclou de cette ville d'une part et Pierre Lemercier maitre maçon en pierre de taille demeurant aux faux bourg dudit Pontoise pour la construction du dosme sur la tour de l'église, lequel sera de cinq toises de haut en pierre de Saint Leu, moyennant la somme de 525 livres tournois qui luy sera payée au fur et à mesure qu'il besoignera ledit ouvrage. (>>

(Archives de la fabrique de Sairit-Maclou. Liasse 1, pièce n° 3.)

11 JUILLET i5y8

Devis, plan et marchés des réparations des voultes et couvertures depuis la chappelle Saint-Nicolas jusqu'à la chapelle Saint-Eloy moyennant 566 écus, deux tiers du 11 juilet i578. (2)

(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton D3, pièce n° 83.)

21 SEPTEMBRE i578. — PONTOISE

Fondation faite dans l'église de Saint-Maclou d'une messe de requiem à perpétuité par Martin BoulnoisW, qui lègue à la fabrique soixante-dix livres tournois et vingt écus d'or pour payer et terminer les travaux en cours d'exécution.

Par devant Simon Dupré, notaire du roy nostre sire et de Monsieur frère du roy en la ville et chastellenie de Pontoise furent présens en leurs personnes Messire Simon

|i) Cette analyse fut rédigée en 1771.

(2) Cette analyse sommaire est extraite d'un inventaire des archives de l'église rédigé au xviii» siècle.

(3) Martin Boulnois était, comme on le verra plus loin, un des vicaires de l'église Saint-Jacques-la-Boucherie, à Paris.

Collentier, prêtre stipulant pour Messire Martin Boulnois aussi prêtre demeurant à Paris d'une part, Christophe Mannessier, Maitre Mathieu Prieur, marguillier et Guillaume Dancognée receveur de l'église Saint-Maclou dudit Pontoise d'une part, disant lesdites parties que cy devant et dez les neuvième jour de may mil cinq cent soixante dix sept et quatrième aoust mil cinq cent soixante dix huict auront esté passez deux contracts des fondations, d'obits et saluts cy après déclarez et d'autant que par iceux n'est du tout intelligiblement déclaré le vouloir et l'intention du fondateur, même les choses comme elles se doivent dire, célébrer et conduire selon l'intention dudit fondateur et aussy que lesdits deux contracts distincts et séparez ils entendent les réduire à un seul contract ; à ces causes ont fait lesdites parties ensemblement l'accord desdites fondations ainsy qu'il ensuit mesme lesdits marguiller et receveur par l'avis de vénérables et discrètes personnes Messire Jean Robequier prêtre, Pierre Le Moine aussi prêtre, curez de ladite église Saint-Maclou, Pierre Cornu, Denis Bence, Mathieu Hazard et dudit Simon Collentier, Jean Chefdeville, François Barbier, Jean Pannessay, d'Anne Gobert et Guillaume Sergent, aussy prêtres et chapelains d'icelle église et fabrique ausquel tous dient en avoir conféré et communiqué. C'est à scavoir que lesdits marguilliers et receveur de ladite église et fabrique Monseigneur Saint-Maclou dudit Pontoise ont promis, prometent et seront tenus et leurs successeurs marguilliers après le deceds dudit Messire Martin Boulnois faire dire, chanter et célébrer par chacun an h pareil jour que sera arrivé ledit deceds dudit Boulnois un obit auquel seront dits, chantez et célébrez vigiles à neuf leçons, laudes et recommandaces, une haute messe de requiem et en icelle messe trois oraisons « Deus qui inter apostohcos sacerdotes » etc. « Deus qui nos patrem et matrem » etc. et « Fidelium » etc., même la prose « Languentibus » etc., à l'ofertoire « Hostias et preces », chanté par deux enfans de chœur summa cum devotione et à l'élévation du corps nostre Seigneur « Pie Jesu Domine » par trois fois et en fin de ladite messe sera dit sur la fosse dudit Messire Martin Boulnois et de ses père et mère un répons qui se commence « Clementissime Deus » ; le verset duquel qui se commence u Domine miserere super istis peccatoribus » sera répété par trois fois par deux petits enfans de chœur à la première reprise, à la seconde et à la troisième et l'antienne de « Salve résina » avec les versets et oraisons propres et enfin « De profundis » avec les trois oraisons susdites le tout pour le salut et remède de l'âme dudit Messire Martin Boulnois et de ses amis trépassez lequel service cy-dessus lesdits marguilliers et receveur seront tenus faire sonner les grosses cloches tant la veille au soir sur les six heures que le jour pendant que le service se dira et en attendant le jour du deceds dudit Messire Martin Boulnois, lesdits marguilliers et receveurs feront dire et célébrer pareil office et obit par chacun an le prochain lundy d'après le jour des Roys dont les vigiles se diront le soir après vespres et les recommandaces et messe de requiem le lendemain tant devant le deceds dudit Messire Martin Boulnois qu'après iceluy premier jour commençant le premier lundy d'après les Roys prochain venant, si plutost le deceds dudit Messire Martin Boulnois n'advient, à la charge d'avertir par eux les proches parens dudit Boulnois affin d'assister audit service si bon leur semble, plus seront tenus lesdits marguilliers et receveur faire dire aussy par chacun an le jour de Noël entre vespres et complie après l'oraison de Magnificat par mesdits sieurs les curés, chapelains et clercs qui pour ce faire sortiront du chœur devant l'image du crucifix, le répons « Sancta et immaculata vir&initas », après lequel répons sera pour lui orgue « Inviolata » , respondu par lesdits curez , chapelains et clercs avec le verset et oraison et en fin d'icelle oraison « De profundis » avec les trois oraisons « Deus qui inter apostolicos » , « Deus qui nos patrem et matrem »

et «Fidelium», davantage lesdits marguilliers, receveur, curez et chapelains et leurs successeurs seront tenus faire dire par chacun an le jour de Pasques à sept heures du soir à ladite église Saint-Maclou vespres du Saint- Sacrement avec le répons « Homo quidam fecit cœnam o, l'hymne « Pange lingua gloriosi », l'antienne « O sacrum convivium » et « Magnificat », faire jouer les orgues, deux chapelains revestus de leurs chappes en fin des vespres la procession dedans l'église chantant le répons « Christus resurgetis » avec le verset et oraisons propres au jour de Pasques et le « De profund{s » à basse voix avec les trois oraisons « Deus qui inter apostolicos », o Deus qui nos patron et mutrem » et « Fidelium » pendant lesquelles vespres sera mis sur l'hôtel (sic) le corps de Nostre-Seigneur et pour ce faire sera consacrée une hostie pour mettre au ciboire comme l'on fait le jour de la Feste-Dieu et pendant lesdites vespres sera mis sur l'hôtel deux cierges ardens et devant le maistre hostel deux torches ardentes et sur la fosse de deffunct" Crespin Boulnois père dudit Maistre Martin Boulnois sera mis une représentation avec le beau poésie à l'entour de laquelle sera mis quatre cierges et auparavant que de commencer icelles vespres iceux marguilliers et receveur seront tenus sur les six ou sept heures du soir faire sonner le grand carillon l'espace d'un quart d'heure pour inviter le peuple à assister ausdites vespres et moyennant ce que dessus ledit Maistre Martin Boulnois a constitué, assis et assigné et par ces présentes constitue et assigne des maintenant pour toujours à ladite fabrique Saint-Maclou dudit Pontoise ce acceptant par lesdits marguilliers et receveur par l'avis et conssentement desdits sieurs curez et chapelains dessus nommez la somme de deux écus deux tiers écus soleil de rente annuelle et perpétuelle racheptable néanmoins à la somme de soixante six écus deux tiers d'écu soleil et non à moindre prix, à icelle somme de deux écus deux tiers d'écus soleils de rente avoir à prendre chacun an par lesdits marguilliers ou leurs successeurs, receveurs ou le porteur des présentes au jour de Noël, premier payment commençant au jour de Noël prochain venant auquel jour se commencera à dire le répons cy dessus qui est Sancta et immaculata selon que dessus est écrit et le premier lundy d'après les Rovs ensuivant ledit obit et le jour de Pasques aussy ensuivant que l'on dira mil cinq cent soixante dix neuf, lesdites vespres à continuer de la en avant par chacun an à pareils jours que dessus est dit, attendant pour le regard dudit obit le jour du déceds dudit Maistre Martin Boulnois et après iceluy advenu le jour d'iceluy au lieu du premier lundy d'après les Roys, ladite somme de deux écus deux tiers d'écus soleil de rente perceptible sur une maison, court et jardin audit Maistre Martin Boulnois appartenant le lieu comme il se comporte, assise audit Pontoise en la rue de la Grande- Tannerye tenant d'un costé Michel Duffour, d'autre costé Nicolas Certain, d'un bout pardevant ladite rue de la Grande-Tannerye et d'autre bout par derrière aux remparts de ladite ville de Pontoise laquelle maison et lieux cy-dessus déclarez ledit Maistre Martin Boulnois a dez à présent hypotequez au payement et continuation de ladite rente de deux escus, deux tiers d'écus cy-dessus et aussy moyennant ladite acceptation cydessus faite par lesdits sieurs curé, chapelains, marguilliers et receveur de ladite église Saint-Maclou dès le neuvième may mil cinq cent soixante dix sept et quatrième aoust mil cinq cent soixante dix huict outre les sommes de dix livres tournois d'une part et de vingt écus d'or soleil d'autre [part], lors baillez par iceluy Boulnois es mains de Guillaume Dancognée, receveur de ladite église pour employer et subvenir au payement et parachèvement de la maçonnerie de ladite église Saint-Maclou dudit Pontoise. Iceluy Boulnois a encore présentement baillé et donné par les mains dudit Collentier à ladite église et fabrique la somme de cinq écus d'or, 2 sols qui a esté mise es mains dudit receveur

— i55 — pour estre employées lesdites deux sommes cy-dessus donne'es aux nécessitez et affaires de ladite église et aussy affin que pour recouvrer deniers pour ausdites maconneryes ils ne fussent contraincts de prendre deniers à rente au détriment de ladite fabrique et pour entretenir et faire dire, chanter et célébrer les services et fondations cy-dessus aux jours, heures, selon et ainsy qu'il est cy devant déclaré ont lesdits marguilliers et receveur promis et prometent ladite somme de deux écus deux tiers d'écus soleil de rente à bailler et payer par chacun an toujours es fin desdits services savoir ausdits sieurs curez a chacun quatre sols tournois, aux chapelains à chacun deux sols tournois, aux clercs à chacun dix-huict deniers tournois, aux quatre enfans de chœur h chacun six deniers tournois et l'organiste deux sols tournois, au souffleur douze deniers, h celui qui baille les chappes et fait la représentation sur la fosse deux sols qui est pour les vespres qui se diront le jour de Pasques au soir comme dessus est dit et pour le salut du jour de Noël à vespres sera baillé à chacun des curez deux sols tournois, à chacun des chapelains douze deniers, à chacun clerc six deniers et pour ledit obit seront tenus payer iceux marguilliers et receveur ausdits sieurs curez, chapelains, clercs, enfans de chœur après ledit obit fait, dit et célébré par chacun an à savoir ausdits curez à chacun quatorze sols tournois et un pain et douze deniers qui seront trente sols savoir dix sols tournois pour leur bailler dix sols tournois pour leur messe qu'ils diront et le surplus pour leur assistance, aux chapelains à chacun deux sols six deniers tournois et un pain de douze deniers tournois aux deux clercs à chacun deux sols tournois et un pain du prix que dessus au sacristain pour la peine de fournir les ornemens et mettre la représentation sur la fosse douze deniers tournois et un pain de pareille valeur et à chacun marguillier et receveur un pain de douze deniers tournois et à chacun enfant de chœur un pain de six deniers tournois pièce à la charge d'avertir par eux les parens dudit Boulnois quand le service se devra dire et aux curez et vicaire qui le dimanche précèdent ledit service le signifiera au prosne supliant le peuple de dire « Pater noster » etc. pour l'âme dudit Boulnois et ses amis trépassez le tout pourveu que lesdits curez, chapelains et clercs assistent ausdits services, vespres, InvioLita etc. et non autrement seront aussy lesdits marguilliers et receveur tenus fournir à toujours les ornemens et luminaire accessoires ausdits services et vespres comme dessus est dit et au cas que ladite rente de deux écus deux tiers cy dessus délivrez fut racheptée par les héritiers ou ayant causes dudit Boulnois seront tenus lesdits marguilliers, receveur ou leurs successeurs faire le remploy de ladite rente soit au denier douze ou autrement et sur telles personnes et héritages solvables que les deniers pour l'acomplissement desdites vespres, Inviolata et obit y puissent estre pris et à iceluy remploy y faire appeller le plus proche parent ou héritier dudit Maistre Martin Boulnois et moyennant les choses cy dessus. Ce présent contract, les deux contracts cy devant passez et cy dessus dattez demeureront nuls sortissant le présent contract pour tous car ainsy a esté fait dit et accordé entre les parties esdits noms si comme promettant biens esdits noms et l'un envers l'autre renonçant. Ce fut fait et passé audit Pontoise es présences de Maistre Guillaume Prieur, advocat et Guillaume Maistre, praticien, demeurans audit Pontoise témoins à ce appeliez le XXIme jour de septembre, l'an mil cinq cent soixante dix huict lesdites parties et autres dénomez au présent contract ensemble lesdits témoins ont signé la minute des présentes suivant l'ordonnance et l'édit du roy signé Dupré avec paraphe.

Et le mercredy XXIIra« jour d'octobre audit an mil cint cent soixante dix huict est comparu en personne vénérable et discrète personne Maistre Martin Boulnois, prêtre, vicaire de l'église Saint Jacques de la Boucherie de Paris denomé au contract cy devant

transcrit lequel de 6on bon gré et bonne volonté' a ratifié, aprouvé et par ces présentes ratifie et aprouve et a pour bien agréable le dit contract cy dessus duquel luy a esté fait lecture mot après autre qu'il a dit avoir bien entendu, veu, conssenti et accordé que le dit contract sortisse son plein et entier effet comme si lors d'iceluy fait et passé présent en sa personne y eust esté et à l'entretenement de tout le contenu en iceluy s'est obligé et s'oblige par ces présentes aux charges y contenues si comme promettant etc. , renonçant etc. Fait et passé audit Pontoise es présences desdits témoins Maistre Guillaume Prieur avocat et Guillaume Maistre praticien les an et jour susdits lesdits Boulnois et témoins ont signé la minute des présentes. Signé Dupré avec paraphe.

Collationné à l'original en parchemin par nous notaires et tabellions royaux en la ville et chatellenie de Pontoise soussignez, ce fait rendu cejourdhuy premier febvrier mil six cent soixante dix neuf.

Dagneaux Fredin

(Archives de la fabrique de Saint-Maclou, liasse i, pièce n» 4.)

i5 AOUT. i583. — PONTOISE

Minute et deux grosses du procès-verbal de bénédiction faite par Monseigneur Henry Mignon, évéque de Digne, sur la requête de Messire De la Saussaye, grand vicaire de Pontoise, pour Monseigneur le cardinal de Bourbon, archevêque de Rouen, des chappelles de la Vierge, de Saint Eustache, de Saint Crépin et Saint Crépinien et Sainte Marguerite (') et 40 jours d'indulgence pour ceux qui les visiteront à pareil jour, le i5 août 1 583 U>, en présence de Jaque De Monthiers, gouverneur pour le roy de

Pontoise. (3>

(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton D3, pièce n° 83.)

Convention faite entre la fabrique de Saint-Maclou et les mai très ciriers de Pontoise qui s'engagent à placer deux fois par an six cierges de cire blanche dans le chœur de l'église moyennant la cession du retable du maitre-autel et de bas-reliefs représentants diverses scènes de la vie du Christ et de saint Eustache.

A tous ceux qui ces présentes lettres verront , Pierre Duvivier, garde des sceaux

(1) Ces cinq chapelles s'ouvrent sur le bas-côté méridional.

(2) Le texte porte 1483, mais c'est une erreur évidente du copiste, car Henri Le Mignon fut évêque de Digne de i568 à 1 587, et 'e cardinal de Bourbon fut archevêque de Rouen du 9 octobre i55o au 9 mai 1590.

(3) Cette analyse figure dans un inventaire des anciennes archives de la fabrique de Saint-Maclou. Le même acte a été résumé d'une manière assez confuse au folio 3o7 verso d'un compulsoire du grand vicariat de Pontoise conservé aux archives de la Seine-Inférieure sous la cote G. 1854. Nous n'avons pas pu retrouver l'original de la pièce.

— i5j — royaux de la ville et chatellenie de Pontoise, salut. Scavoir faisons que par devant Jean Moreau et Pierre Cre'mien notaires royaux au dit lieu soussignés furent présens en leur personnes Charles de Char, Claude Seigneur et Antoine Ledru maistres chandeliers épiciers et ciriers de la ville et fauxbourgs de Pontoise, jurés dudit métier demeurants audit Pontoise, en la présence et par l'avis de Jean Soret, Claude Jeufosse, Simon Meurlieu, Nicolas Soret l'ainé, Antoinne Seigneur, Jean Trianon l'aisné, Nicolas Dubroi, Jean Cheviot, Antoinne Jeufosse, Jacob Mazières, Jean Lemoinne, Jean Soret, Martin Trianon, Antoinne Boudault, et Jean Trianon le jeune, tous anciens maistres dudit métier lesquels ont reconnu et confessé et par ces présentes confessent avoir promis et par ces mêmes présentes es dits noms et pour leurs successeurs à l'avenir et pour toujours à vénérables et discrettes personnes Maistres Mellon Du Mai et Mellon Soret prestres curés de l'église et fabrique de Saint Maclou de Pontoise et à honorables hommes Maistre François Duval procureur audit Pontoise et honorable homme Gabriel Chevalier bourgeois dudit Pontoise marguilliers de l'œuvre et fabrique Monsieur Saint-Maclou a ce présens et acceptants de bailler, fournir, délivrer et entretenir par chacun an pour ladite église jusqu'à six cierges de cire blanche pesans chachun une livre dedans le cœur de ladite église qui seront posés contre les six piliers qui environnent le maître autel dudit cœur sitôt que les chandeliers y seront attachés et en attendant seront mis sur le grand autel dudit cœur pour servir es jour et fêtes annuelles et solemnelles de l'année, scavoir est les jours de Pâques, Pentecôte, Notre Dame de my-aoust, de tous les Saints, Noël, de Saint-Maclou en juillet et novembre, de la Dédicace et de la Fête-Dieu qui brûleront pendant le service divin es dits jours, lesquels cierges seront mis à neuf à la fête de Saint-Eustache vingt unième mai et renouvelles au jour de Saint-Maclou en novembre. Cette présente charge ainsi faitte et promise par les dits jurés moyennant la concession et livraison qui leur a été faitte de la contretable qui servait au grand autel du cœur de la dite église, de la représentation de la vie, mort, passion de Notre-Seigneur et de la vie de Saint-Eustache en bosse dorée fermant à deux guichets que les dits jurés ont mis et posé en la dite chapelle de Saint-Eustache en la dite église pour leur servir de contretable à l'autel d'icelle chapelle dont ils se sont tenus et tiennent pour bien contents, en tiennent quittes les dits sieurs marguilliers et tous autres promettant par les dits jurés fournir à tout ce que dessus et s'obligent et obligent tout le corps dudit métier, ayant ainsi le tout été dit et accordé entre les dittes parties, promettant les dits jurés faire délivrer aultant des présentes en bonne forme aux dits sieurs marguilliers, si comme tout ce que dessus les parties disoient estre vrai , promettant tenir et avoir tout ce que dessus pour bien agréable, ferme et stable à toujours sans jamais aller ni venir au contraire sur peinne de rendre et paier par l'une des parties à l'autre sans coût, frais, mise, dépens, dommages et intérest qui faits et [causés] seroient par deffaut de l'entretenement et entier accomplissement de tout le contenu cy-dessus comme dit est sans l'obligation scavoir les dits jurés et maistres chandeliers, épiciers et ciriers susnommés tous et chachun leurs biens tant meubles qu'immeubles présents et à venir et les dits marguilliers acceptants le revenu temporel de la dite église et l'entretenement du contenu cy dessus qu'ils ont l'un envers l'autre soumis et soumettent à toutes justices, juridictions et contraintes et lieux et partout ou trouvés seront, renonçant de part et d'autre à toutes choses esdittes lettres contraires. En témoin de ce nous garde des sceaux royaux susnommé avons à la relation des dits notaires susnommés et soussignés scellé ces présentes qui furent faittes et passées le vingtième jour d'avril mil six cent quarante un après midi

— i58 — et ont toutes les parties susnommées et notaires signé au minut des présentes suivant et au désir et confbrmémerit h l'édit et ordonnance du roy notre sire. (')

(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton Du, pièce n° 86.)

3o JUIN 1649

Marché par augmentation pour ajouter au contretable de Saint-Maclou en bois et les bras dorés aux deux côtés dernier juin 1649. (2>

(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton Du, pièce n° 83.)

7 MARS i653. — PONTOISE

Marché passé devant Crémien le 7 mars 1 653 pour la boizerie de l'œuvre et de la chaire moyennant 800 livres tournois. (3)

(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton D3, pièce n° 83.)

i3 JUILLET 1671. — PONTOISE

Devis et marché passés entre la fabrique de Saint-Maclou et le sieur de Joyeuse pour réparer les orgues de l'église, moyennant la somme de sept cent livres.

Mémoire de ce qu'il convient faire pour rétablir l'orgue de Saint-Maclou de Pontoise premièrement,

Il faut relever la monttre, la repolir et rebrunir autant que faire ce poura, la bien faire parler et accorder.

(i) Cette pièce est une copL faite au XVIIIe siècle.

(2) Cette courte anal) ;e est extraite d'un inventaire de pièces conservées autrefois dans les archives de la fabrique de Saint-Maclou.

(3) Cette analyse est extraite d'un inventaire des anciennes archives Je l'église.

Plus il faut relever le sommier pour empescher les emprunts qui y sont et reposter tout de neuf les tuyaux poste's ou il en sera de besoin.

Plus il faut oter au dit sommier tous les ornements qui y sont et rendre les mouvements tirants et abrégés et toutte chose despendante dudit sommier en parfait estât comme neuf.

Plus il faudra relever tous les jeux de l'orgue sçavoir bourdon, prestant, flutte nazard, doublette, tierce, petitte tierce, cornet, fourniture, cimballe, trompette', cleron et voix humaine, les bien netoyer, redresser ; les bien faire parler et acorder en sorte qu'il soient comme sy il estoient neuf.

Plus rendre les claviers autant doux et facille que faire ce poura et l'orgue le permettra.

Plus remettre le cornet d'esco en bon et parfait ettat et faire des tuyaux neuf a la plasse de ceux qui auront esté pris et gasté comme aussy à la grande orgue.

Plus desmonter le sommier du cornet d'esco et otter les emprunts et l'ornement qui y sont et rendre les mouvement tirans et abrégés de mesme que neuf et en parfait estât.

Plus desmonter les sommiers des pédalles et y faire de mesme que à ceux du grand corps et cornet d'esco et les rendre facilles à touscher avec la grande orgue affin de bien toucher le plain chant.

Plus desmonter la pedalle de trompette, bien netoyer lesdites pédalles et les bien redresser comme aussy la pedalle de huict pieds.

Plus remettre des anches et languettes ou besoin sera tant au ceux de trompette de clairon, de voix humaine du grand corps comme à la pedalle de trompette.

Plus faire parler le rossignol.

Plus faire aller les tremblans fort et lent.

Plus desmonter les quatre soufflets et les regarnir de cuir neuf ou besoins sera comme aussy les garnir de veslin aux endroit ou il en sera nécessaire de telle manière qu'il soient aussy bon et de duré comme sy ils estoient neuf.

Plus rendre entièrement l'orgue et touttes ses despendances en bon et parfait estât subjete a visitte par gens experts a ce cognoissans tel qu'il plaira choisir messieurs les marguilliers de laditte esalise

Ce marché fait moyennant la somme de sept cent livres tournois, pour tous lesdits ouvrages, laquelle somme lesdits sieurs marguiliers et receveurs prometent payer audit sieur de Joyeuse, scavoir cent cinquante livres lors que la montre de la grande orgue sera mise et posée, pareille somme de cent cinquante livres lors que tous les tuyaux tant de ladite grande orgue que de la petite qui est sur l'un des jubez de la dite église seront entièrement mis et posez et quatre cent livres lorsque lesdites deux orgues seront entièrement faites et parfaites et lesdits ouvrages visitez et reconus. Fait à Pontoise l'an mil six cent soixante et onze le treziésme jour de juillet avant midy.

Aubery. De Villervai.. De Joyeuse. (Minutes de Gabriel Fredin, notaire à Pontoise, liasse de 1671.)

Extrait de l'ouvrage manuscrit de Dont Estiennot, intitulé : Antiquitates Velocassium.

Ecclesia parrochialis Sancti Macluti seu Sancti Maclovii in urbe Pontisarensi

Subscr.ibit quidam Ingelbertus de Sancto Macuto donationi factœ domus molendini de Baarth monachis Sancti Martini Pontisarensis ab Huberto Buccello et Hugone vice comité de Calvomonte circa annum millesimum. Hune fundatorem ecclesiœ Sancti Macuti fuisse asserenti inficiare non irem. Hoc unum mihi constat quod saltem anno M nonagesimo jam œdificata erat ecclesia parrochialis Sancti Machuti ut patet ex invadiatione villœ Commeniaci facta in foro Pontisara juxta Sanctum Macutum ubi pisces venduntur. Data sunt XVII solidi super memoratum wadium ante eleemosinam Pontisara quos dédit Odelina sorori Huberti Buccelli Odo presbyter Sancti Macuti qui postea factus est monachus.

Sepultus fuit in eadem ecclesia Guillelmus Langlois qui uti refert Rigordus in chronico anno MCXCIII sanctitate vita ac moribus pollens migravit ad dominum : ad cujus sepulchrum tempore mortis ipsius domino opérante multa miracula cœci illuminati, claudi curati.

Omnes omnino hujusce ecclesiœ parrochialis authentica evolvi at nullas supra annum MCCCXL data reperi et perfauca quœ ad annum usque MCCC attingant. Ecclesiœ prœfatœ bene multa legavit Jacobus Cossart sacerdos et parrochus ipsius ecclesiœ, canonicus Sanctus Mellonianus et custos sigilli castellaniœ Pontœsianœ anno MDIII. Obiit anno MDXXX ut patet ex vetusta inscriptione quœ olim videbatur affixa parieti in choro et modo asservatur in garophylaio. Joannes Le Mareschal armiger plurima testamento légat dato die XXVIII Julii anno MCDLX. Nicolaus Yon dat anno MDCXIX. Petrus Vaulguet dat anno MDLXXXIII Guillelmus Régnier et Nicola de Jeufosse ut patet ex vetusta inscriptione quœ extat in eadem ecclesia juxta sacellum Sancti Michaelis et codicillis datis anno LDXLII Guillelmus Paillon, ut patet ex litteris ipsius super hoc anno MCDXCIII datis. Nicolaus Paillart prœsbyter ut constat ex authentica super hoc anno MDII data. Andréas Demarets et alii hujusce familiœ domini de Montjavoux ut patet ex ipsorum litteris maxime anno MDXLVIII datis. Nicolaus Jofframme anno MDXV. Margareta Goujon anno MDXXII. Joannes Deslyons et Maria de Jeufosse ipsius conjux anno MDXLVIII. Itemque alius Joannes Deslyons ipsiusque uxor Maria Moreau anno MDXVII. Dominus N. D'Auvergne ipsiusque uxor domicella Maria de Sailly annis MDXLVIII et MDLII. Magister dominus Antonius de Machy socius Sorboniœ et ecclesiœ parrochialis Sanctœ Genovefœ de ardentibus Parisiensis pastor aliique nonnulii.

(Bibliothèque Nationale, Latin 12741, p. 179.)

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