JUIN 1 365. — PARIS
Lettres patentes de Charles V qui autorisent la Confrérie de Notre-Dame , fondée dans l'église de Saint-Maclou, à créer une rente de vingt livres tournois pour payer le chapelain chargé de desservir la chapelle de Notre- Dame de Pitié.
Charles par la grâce de Dieu roy de France, salut. Scavoir faisons à tous présents et à venir que comme nos bien amez les maire, pairs, jurez et habitans de la ville de
Pontoise eussent ordonné, estably et constitué une confrairie appellée la confrairie de Nostre-Dame en l'église de Saint-Maclou de Pontoise à l'autel de Nostre-Dame devant le crucifix à senestre, de laquelle confrairie le maire de ladicte ville comme chef a esté et est bâtonnier chacun an et pour la dévotion que lesdits maire, pairs et eschevins ont à ladicte confrairie et aussy pour eux acquitter de huit marcs d'or à quoy ils estoient tenus aux exécuteurs de feu Pierre Potin à cause de certain prest fait pour la closture et deffense de ladicte ville, ayant intention d'acquérir sur les biens de la commune de ladicte ville vingt livres de rente tournois pour mettre, ordonner et convertir à la dotation et fondation d'une chapelle à l'augmentation et accroissement du divin service, nous ramenans à mémoire les bons, loyaux et profictables services que nous ont fait lesdits maire, pairs, jurez et habitans au temps passé en nos guerres ou autrement et espérons qu'ilz nous facent à temps à venir et aussy affin que nous et nos prédécesseurs soient participans et accueillis es messes et bienfaits qui en ladicte chapelle seront faits doresnavant à iceux maire, pairs, jurez et habitans avons octroyé et octroyons par ces présentes de grâce spécialle, certaine science et autorité royale que lesdictes vingt livres de rentes tournois ensemble ou par à partie ainsy que bon leur semblera, ils puissent acquérir, se acquisses ne sont, en quelque bien qu'ils leur plaira en la commune de ladicte ville, hors fief et justice, et que le chapelain qui mis et institué sera en ladicte chapelle et ses successeurs puissent tenir et posséder lesdictes vingt livres de rente sans qu'ils puissent estre contraints à délaisser ladicte rente ne la mettre hors de leurs mains et sans en payer aucune finance à nous ne à nos successeurs au temps présent ou à venir, laquelle finance pour considération des chosses dessusdictes nous avons donné, quitté et remis, donnons, quittons et remettons par ces présentes de nostre dicte grâce ausdits maire, pairs, jurez et habitans de laditte ville, ainsy toutefois que le chapelain qui pour le temps sera en ladicte chapelle sera tenu chanter chacun an trois messes, c'est à scavoir l'une de Requiem pour nostre très cher seigneur et ayeul le roy Philippe et l'autre semblablement de Requiem pour nostre très cher seigneur et père dont Dieu ait les âmes, et la tierce du Saint-Esprit tant comme nous vivrons pour nous et après nostre deceds de Requiem. Sy donnons en mandement par ces présentes à nos amez et féaux les gens de nos comptes à Paris qui à présent sont et qui pour le temps à venir seront, que lesdits maire, pairs, jurez et habitans ils laissent et facent jouir et user de nostre dicte présente grâce et que en ce ne mettent empeschement comment que ce soit. Et que soit ferme chose et stable à toujours mais, nous avons fait mettre nostre scel à ces présentes sauf nostre droit et aultre chose et l'aultruy en touttes. Donné à Paris au mois de juin, l'an de grâce mil trois cens soixante et cinq et de nostre règne le second. U) Signé sur le reply : par le roy, Gourneur; et scellé du grand sceau de cire verte en laqs de soye rouge et verte. 12)
(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton D-' pièce n° 82 (3).)
(1) L'abbé Trou dans ses Recherches sur Pontoise, p. 84, adonné une transcription remplie de fautes et tout à fait fantaisiste de cette charte.
(2) Cette pièce est une copie collationnée du xvme siècle, nous avons vainement cherché à découvrir l'original aux Archives Nationales.
(3) Le même dépôt renferme une autre copie de cette pièce dans le carton AA 1, pièce n° 7.
Extraits du testament d'Agnès de Ruel , femme de Jean de Ruel, bourgeois de
Pontoise
Je Agnez femme de Jean de Ruel, bourgeois de Pontoise, demourant en la paroisse
jMonsieur sainct Maclou de Pontoise estant en bon propos et mémoire fais et
ordonne mon testament pour derraine volenté en la forme et manière qui ensuit
Je esli la sépulture de mon corps estre enterré en l'église Monsieur sainct Maclou de Pontoise devant l'image sainct Jean Baptiste ou fut enterré Guillot Messent pour laquelle sépulture je lesse à la fabrique Monsieur sainct Maclou trois francs d'or pour acheter rente ou pour faire le proufit du saint sans ce que les curez de la dicte église y puissent autre chose demander. Item je lesse aux dicts curez tant pour l'enterrement comme pour toutes aultres choses cinq sols de rente perpétuelle a prendre chascun an aux quatre termes accoustumez en la dicte ville de Pontoise en et sur ma maison ou je
demeure séant au Martroy de Pontoise et afin que iceulx curez soient tenus de
prier pour l'âme de moy au temps à venir.. .. Item je lesse et donne en pur don perpétuellement a tousjours après mon trespassement à la fabrique de l'église Monsieur sainct Maclou de Pontoise une pièce de vigne appelée Mateigne laquelle est de mon propre conquest pour laquelle pièce de vigne les marregliers de ladicte église seront tenus de mettre et tenir une lampe pleine d'huile devant l'image Madame saincte Anne en la dicte église, laquelle lampe ardra chascun jour aux heures accoustumées pour le salut de moy et de mes bienfaiteurs.... Item je lesse à la fabrique Monsieur sainct Maclou de Pontoise un franc d'or pour aider à acheter le vin que l'on donne le jour de Pasques a communier afin que les bonnes gens qui en prendront prient pour l'âme de moy.
(Collection de M. J. Depoin, à Pontoise. Copie du xvme s.)
22 JUIN t43g
Présentation faite à Louis de Luxembourg, archevêque de Rouen, par le chapitre de Saint-Mellon de Pontoise, d'un prêtre nommé Raoul Langlois , pour l'une des portions de la cure de Saint-Maclou.
Reverendissimo in Christo patri ac domino domino Ludovico de Lucenburgo divina miseracione ac sancte sedis apostolice gratia Rothomagensis archiepiscopus aut ejus venerabilibus vicariis in spiritualibus capitulum ecclesie collegiate Sancti Melloni Pon»
tisare, decano ipsius ecclesie absente salutem cum reverentia , obedientia et honore
tanto patri debitis. Ad alteram porcionem ecclesie parrochialis Sancti Macuti dicte ville
Pontisare ejusdem diocesis Rothomagensis ad presens et vacantem per obitum seu
mortem deffuncti niagistri Henrici Thevenon presbiteri ultimi rectoris et possessoris ejusdem. Cujus siquidem ecclesie seu portionis etiam beati Macuti ad nos ad causam dicte ecclesie volente decano ejusdem absente presentatio et ad vos collatio noscuntur pertinere Dilectum nostrum dominum Radulphum Langloi alias Frary presbiterum ad hoc sufficientem et ydoneum tenore presentium presentamus reverentissime paternitati ac dominationi vestre, humiliter supplicantes quatinus ad ipsam ecclesiam parrochialem beati Macuti sicut premittitur vacantem prefatum dominum Radulphum aut ejus procuratorem ad hoc légitime constitutum admittere et ipsam sibi conferre, de eadem providere et ipsum investire ac in possessionem actualem et realem inducere seu induci facere caritatis intuitu vos velitis una cum suis juribus et pertinenciis universis adhibitis solennitatibus in talibus assuetis. Datum sub sigillo capituli nostri quo utimur in talibus, anno domini millesimo quadringentesimo tricesimo nono, die xxn mensis junii.
(Archives de la Seine-Inférieure, G, 1839. Original.)
3o NOVEMBRE 1450
Présentation faite à l'archevêque de Rouen, par le chapitre de Saint-Mellon de Pontoise, d'un prêtre nommé Henri Ade?nont, pour l'une des portions de la cure de Saint-Maclou.
Reverendissimo in Christo patri et domino domino Rothomagensi archiepiscopo seu ejus in spiritualibus vicariis ac illi vec illis cujus seu quorum interest vel intererit .lohannes d'Aucy presbiter decanus ecclesie collegiate Sancti Melloni de Pontisara Rothomagensis diocesis obedienciam debitam ad eumdem reverencia pariter et honore ad alteram porcionem ecclesie parrochialis Sancti Macuti dicti loci de Pontisara liberam et vacantem ad presens per dimissionem et assecutionem alterius beneficii incompatibilis per nos factam aut alias quovis modo vaccet. Cujus quidem parrochialis ecclesie jus patronatus seu presentacio ad nos racione et ad causam dicti nostri decanatus ad vos autem collacio et provisio pertinere dignoscuntur. Dillectum nostrum Henricum Ademont presbiterum Belvacensis diocesis prefate ecclesie Sancti Melloni vicarii tanquam sufficientem et ydoneum ad hanc porcionem parrochialis ecclesie perdicte obtinendam. Vobis hanc seriem litterarum presentamus humiliter supplicantes quatinus eidem Henrico dictam porcionem ecclesie parrochialis predicte sic ut prefertur vacantem ad suis juribus et pertinenciis universis conferre et de ea sibi providere ac ipsum Henricum seu ejus legitimum procuratorem ad hoc ab eo constitutum in possessionem ejusdem ponere et induci ceteraque in talibus assueta adimpleri mandare vellet et dignemini adhibitis sollemnitatibus in talibus requisitis. Datum sub sigillo ecclesiastico curie ecclesiastice
Pontisare nobis ad supplicationem nostram concesso, anno domini millesimo quatercentesimo quinquagesimo, ultima die mensis novembris.
De mandato et precepto domini decani.
(Archives de la Seine-Inférieure, G, 1839. Original.)
Marché et quittance par le maître de l'œuvre Notre-Dame de Pontoise aux marguillers Saint-Maclou le 4 9. 1477 pour les voûtes de la chappelle Saint-Georges, croisées et basses-voûtes à l'église du coté du Martroy et des degrés vers la rue de la pierre au poisson. Total trois cent vingt francs. <■'
(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton D3, pièce n° 83.)
Marché devant Alix et Tricot notaires à Pontoise 23. 9. i520 pour faire un contretable de pierre de Vernon à l'autel Saint Maclou et un ciboire de 18 à 20 pieds de haut pour y serrer le Corpus Domini et une montée de pierre de taille pour y monter et un
carrefour près ledit ciboire pour s'y mettre et reslever ledit Corpus Domini etc
moyennant 35o livres tournois. (2)
(Archives municipales de Pontoise. Fonds Pihan de la Forest. Carton D3, pièce n° 83.)