‹ Monographie de l'église Saint-Maclou de PontoiseChapitre 22 sur 24 · COSSART · texte numérisé non relu

COSSART

(Registre capitulaire de l'église royale et collégiale de Saint-Mellon de Pontoise, 1 698-1 717, fol. 100(21.)

22 DÉCEMBRE 1728. — PONTOISE Procès -verbal du baptême de trois cloches

Ce jourd'huy 22 décembre 1728, deux heures et demy de relevée la cérémonie de la bénédiction des cloches a esté faite par Messire Frédéric Jerosme de Roye de La Rochefoucault prestre docteur de Sorbonne, abbé commendataire de Notre-Dame de Beauport, vicaire général et officiai de Pontoise et du Vexin français, lesdites cloches tenues scavoir :

La quatrième des grosses par haut et puissant prince Monseigneur Emanuel Théodose de La Tour d'Auvergne, prince souverain de Bouillon cy devant grand chambellan de France, seigneur par engagement des ville et chastelnie de Pontoise représenté par Messire Jacques de Monthiers chevalier seigneur du Faye et autres lieux, conseiller du roy et son procureur au baillage et autres juridictions royales dudit Pontoise suivant la lettre de son altesse du neuf novembre dernier et par haute et puissante dame Dame Marie Charlotte Sobieski née princesse royale de Pologne, princesse de Bouillon représentée par damoiselle Louise Favée suivant sa lettre du 1 5 décembre dernier et laditecloche nommée Marie Charlotte.

Et la seconde des petites tenues par mon dit sieur l'abbé de Roye de La Rochefuucault et par haute et puissante dame Dame Marguerite Elisabeth Huguet, veuve de haut et puissant seigneur Mes-ire François de La Rochefoucaut, comte de Roye et brigadier des armée du roy et nommée Margueritte Elisabeth par Dame Madelaine Claude Perrette Besnard épouse de Messire Mellon Bonnaventure Seigneur escuyer conseiller du roy président en la prévosté en garde et élection de Pontoise représentant ladite Dame, comtesse de Roye.

Et la quatrième des petites tenue par Messire Martin Bonnaventure Seigneur escuyer conseiller du roy prévost vicomtat en garde des ville et chastelnie de Pontoise et par

(1) On trouve également dans le registre d'où cette pièce est extraite une liste des doyens de Saint-Mellon et des curés de Notre-Dame de Pontoise.

(2) Ce registre appartient a M. J. Depoin, a Pontoise.

dame Jeane Angélique Deslions, épouse dudit sieur De Monthiers, lesquels ont tous signé avec les sieurs curés les jour et an que dessus.

L'abbé de Roye, vicaire général. J. B. Marie Lefébure. Louise Favée. Deslyons de Monthiers. De Monthiers.

(Archives de Seine-et-Oise, registre des délibérations de la fabrique de Saint-Maclou, 1 708-1 750, cote G 9 a, fol. i32, v°.)

19 JUIN i735. - PONTOISE

Marché conclu par la fabrique de Saint-Maclou avec Claude Renauld , fondeur à Paris, pour la fonte de la grosse cloche.

L'an mil sept cent trente-cinq, le dimanche dix-neuf juin en l'assemblée convoquée h la manière accoutumée au bureau de la fabrique de Saint Maclou de Pontoise à la diligence de Messieurs les marguilliers en charge à l'issue de la messe paroissiale, sur ce qu'ils ont représenté que le sieur Claude Renauld, privilégié du roy, maitre fondeur à Paris y demeurant rue Saint-Victor, paroisse de Saint Estienne du Mont se présente pour fondre la grosse cloche de cette paroisse qu'il a veue et visitée sur quoy l'assemblée ayant mandé ledit sieur Renauld et aprets l'avoir entendu est convenue avec luy de ce qui suit, c'est à scavoir que le dit sieur Renauld s'oblige par ces présentes envers lesdits sieurs curés et marguilliers tant antiens qu'en charge de fondre la grosse cloche nomée Maclou qui se trouve cassée, de la rendre bonne, du même son qu'elle avoit cy devant et accordante avec la seconde et du même poids ou environ qu'elle est à présent, à l'effet de quoy il la prendra et la rendra au poids et ce qui s'en défaudra ou y aura de plus. Les parties s'en feront respectivement raison sur le pied de vingt cinq sol la livre et pour constater ce qu'elle pèse à présent, elle sera pesée aussytot qu'elle sera descendue du clocher en présence dudit sieur Regnault et des sieurs marguilliers en charge et sera fait mention du poids au bas du présent acte s'obligeant en outre ledit sieur Renauld de faire descendre et remettre en place dans son mouton et ferrure laditte cloche comme elle est et doit estre et de fournir à cet effet les ouvriers, cordages et autres choses nécessaire, le tout a ses frais et dépens et après qu'elle sera fondue de la mettre en estât d'être sonnée pour juger de son accord avec les autres en présence de telles personnes et experts musiciens et gens à ce conoissants dont sera convenu entre nous alors avant de la monter au clocher et aprets cette épreuve sera pesée en présence que dessus pour se faire raison du plus ou moins du poids comme dessus duquel ouvrage ledit sieur Regnault s'oblige d'estre garand pendant l'an et jour de la livraison au cas seulement qu'il arrive faute par le default de l'ouvrage à laditte cloche pendant laditte année, le tout moyennant la somme de seize cent livres que nous curés, marguilliers antiens et en charge promettons faire payer audit sieur Regnault des deniers provenants de la recette du temporel de laditte fabrique scavoir six cent livres incontinent après que laditte

cloche aura esté reçue et qu'elle sera placée et le surplus en trois payements égaux d'année en année s'oblige en outre par le même présent marché ledit sieur Regnault de refondre la troisième des petites qui se trouve un peu trop faible et de la rendre aussy accordante avec les autres et la remettre en place comme elle y est actuellement sans que pour ce il luy soit payé autre somme que celle cy-dessus, le tout aux même charges, clause et conditions sans estre lesdits sieurs marguilliers tenus de faire aucunnes fournitures audit sieur Regnauld qui s'oblige en outre de faire inscrire les noms et qualités des parains et maraines, les noms des cloches, ceux des marguilliers et receveur en charge, la datte de l'année et les noms et qualités de celuy de Messieurs les curés qui bénira les dittes cloches en sorte que le tout soit fait, livré, pezé et jugé d'accord et remonté vers le quinze septembre prochain. Fait double entre nous au bureau de laditte fabrique les jours et an que dessus, celuy cy pour demeurer auxdits sieurs marguilliers et le double donné audit sieur Renauld qui a signé avec nous.

J. B. Marie. Lefébure. De Monthiers. De Mazière. Le Teli.ier. C. Renauld. Seigneur. Lefébure. Dardet. Mounier. Legros.

BOUDAULT. VlLLOT. ChAULIN. De BûIS-AdAM.

(Archives de Seine-et-Oise, registre des délibérations de la fabrique de Saint-Maclou, 1 708-1750, coté G 9 a, fol. 174, v°.)

2 OCTOBRE i735. — PONTOISE Procès-verbal du baptême de la grosse cloche

Aujourd'huy dimanche deuxième jour d'octobre mil sept cent trente cinq, trois heures de relevée, la cérémonie de la bénédiction de la grosse cloche de la paroisse de Saint Macloud de Pontoise cy devant nommée Macloud a esté faitte par Messire Jean Baptiste Marie, prêtre, docteur de Sorbonne, vicegérent du grand vicariat et officialité de Pontoise et l'un des deux curez de laditte parroisse et laditte cloche a esté tenue par très haut, très puissant et très excellent prince, son altesse serenissime Monseigneur Louis François de Bourbon, prince de Conty, prince du sang, pair de France, chevalier des ordres du roy, lieutenant général de ses armées, gouverneur pour Sa Majesté des provinces du haut et bas Poitou, représenté par Messire Corneil de Ricard, seigneur de La Chevalleraye, capitaine des gardes de sa ditte altesse serenissime.

Et par très haute, très puissante et très excellente princesse son Altesse serenissime Mademoiselle Louise-Adélaide de Bourbon Conty de La Roche sur Yon, princesse du sang, barone de Wauréal, dame de Lieux, Gency, Melandon, Lapierre-Dufour, Les Louchettes, Jouy la Fontaine et autres terres et seigneuries et laditte cloche nommée

— i66 — Louise Adélaïde. Son altesse serenissime Mademoiselle de La Roche sur Yon et mondit sieur de La Chevalleraye audit nom ont signé avec le dit sieur curé lesdits jour et an.

CORNEIL DE LaCHEVALLERAYE. LOUISE ADÉLAÏDE DE BOURBON. J. B. MARIE.

De Monthiers. De Mazière. Seigneur. Lefébure. Le Tellier. Legros. Lefébure. De Bois-Adam. Pihan de la Forest.

(Archives de Seine-et-Oise, registre des délibérations de la fabrique de Saint-Maclou, 1708- 1750, coté G g a, fol. 178, v°.)

Consentement donné par les marguilliers de Saint-Maclou et les principaux habitants de la ville à la réunion des deux cures de l'église en une seule

Ce jourd'huy dimanche deuxième jour du mois de mars mil sept cent trente-huit. en l'assemblée générale convoquée au bureau de l'œuvre et fabrique de Saint Maclou de Pontoise, à l'issue de la messe paroissiale, à la diligence de Messieurs les marguilliers en charge en la manière accoutumée

Lesdits sieurs marguilliers en charge ont dit qu'ils ont à rendre compte à la compagnie de touttes les démarches qu'ils ont faites pour parvenir à la réunion des deux portions de cure de cette paroisse en une depuis l'acte d'assemblée du dix-huit septembre 1735 qui les a autorisés à poursuivre cette importante affaire : qu'à cette fin, ils ont eu l'honneur de présenter requête à Monseigneur l'archevêque de Rouen, lequel après toutes les formalités requises a interposé le i5 may 1736 son décret d'union qui suprime et éteint l'une des deux portions de cure de cette paroisse, pour ladite extinction et supression avoir son effet au jour du décès du premier mourant des Messieurs Marie et Lefébure qui remplissent aujourd'huy si dignement lesdites deux portions de cure.

Qu'ainsi en exécution de cet arrêt ils prient la compagnie de déclarer ses sentiments sur la réunion des dites portions de cure et de signer l'acte qui sera rédigé après qu'elle aura délibéré.

Lecture faite du décret d'union de Monseigneur l'archevêque de Rouen en datte du i5 may 1736, des lettres patentes de Sa Majesté données à Compiègne au mois d'aoust suivant, ensemble de l'arrêt de la cour du Parlement de Paris du 21 janvier de cette année, l'assemblée après avoir mûrement délibéré, a été d'un commun avis que rien n'est plus utile pour le bien général et particulier de la paroisse que la réunion des deux portions de la cure de Saint-Maclou en une : que par la il sera plus facile d'entretenir la subordination dans le clergé, la paix et le respect parmi le peuple, et de fournir

aux pauvres de la paroisse des secours plus abondants, qu'ainsi elle consent unanimement et même qu'elle souhaite ardement que le décret d'union des deux portions de cure de Saint-Maclou et les lettres patentes confirmatives d'icelui soient enregistrés pour avoir leur pleine et entière exécution dans le cas marqué dans ledit décret et qu'elle prie Messieurs les marguilliers en charge de se donner sans délai tous les mouvements convenables pour amener cette affaire à sa perfection

J. B. Marie. Lefébure. Testu de Menouville. Pihan de la Forest. De Monthiers. Seigneur. Le Tellikr. Lefébure. Asseline. Chardin. Jolly. Travers de Bauvin. Villot. Boudault. De Bois-Adam. De L'Espinay. Cauvry. Dallemagne.

(Archives de Seine-et-Oise, registre des délibérations de la fabrique de Saint-Maclou, 1708- 1750, coté G 9 a, fol. 191.)

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