MAI 1739. - VERSAILLES
Collation faite par Louis XV à Albert de Cauvry de la chapelle de Notre-Dame de Pitié située dans l'église de Saint-Maclou
Louis par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre au premier juge des lieux, notaire royal, apostolique ou autre qu'il appartiendra sur le requis : salut. Sur le bon et louable rapport qui nous a été fait des bonnes vies, moeurs, piété suffisante et capacité du sieur Robert Albert de Cauvry, prêtre du diocèse de Rouen, pour ces causes, nous luy [avons] donné et conféré, donnons et conférons par ces présentes signées de nostre main, la chapelle royale de Nostre-Dame de Pitié desservie dans l'église de Saint Maclou de Pontoise vacante par le décès du sieur Garnier dernier titulaire, dont la collation et disposition nous appartient de plein droit pour doresnavant par le dit sieur de Cauvry desservir ladite chapelle, en jouir et user aux honoraires, achats, autorité, frais, profits, revenus et esmoluments, titres et ainsy qu'en a joui ou dû jouir le dit sieur Garnier. Si vous mandons que le dit sieur de Cauvry ou procureur pour luy vous ayez à mettre et instaler en possession de la dite chapelle et à l'en faire jouir plennement et paisiblement, les solemnités en tel cas requises et gardées et observées, car tel est nostre plaisir. Donné à Versailles le dix-septième jour du mois de may, l'an de grâce mil sept cent trente-neuf de nostre règne le vingt-quatrième. Signé Louis, et plus bas par le roy. Philypeaux.
(Archives municipales de Pontoise. Actes constitutifs de la commune, carton AA>, pièce n° 7).
La confrérie de la Passion autorise la destruction d'une descente de croix qui se trouvait dans la chapelle de la Passion et décide qu'il sera fait un tableau représentant le même sujet, un autre retable d'autel et de nouvelles boiseries.
L'an mil sept cent trente-neuf, le dimanche six septembre issue de la grande messe paroissiale de Saint-Maclou , en l'assemble'e convoque'e en la manière accoutumée au banc de l'œuvre de la chapelle de la Passion , sur ce qui a e'té représenté à l'assemblée que la descente de croix qui est au dessus de l'autel de ladite chapelle menace ruine depuis un tems considérable par son ancienneté, que la pluspart des personnages des échelles et autres ustenciles attributives du sujet sont non seulement entièrement dedorés et les couleurs passez, mais encor pourris dans beaucoup d'endroits de façon qu'il est à craindre qu'aucun de ces personnages et attributs viennent quelques jours à tomber, ce qui occasionnerait du désordre et pouroit même tuer quelqu'un, qu'il serait donc nécessaire de faire rétablir cette descente de croix ou la faire retrancher ou détruire totalement si on estime que son rétablissement ne puisse se faire comme aucuns desdits sieurs prévôts raportent avoir dez il y a -quelques années fait la tentative, sans des dépenses considérables, que les revenus de ladite confrérie et chapelle sont hors d'état de soutenir et suporter, sur tout ce que dessus la matière mise en délibération. L'assemblée après avoir examiné et fait examiner l'état actuel de ladite descente de croix, fait réflexion aux dépenses considérables que son rétablissement entraînerait, ayant d'ailleurs reconnu malgré le respect de la sainteté du sujet qu'il se rencontre dans les attitudes des différents personnages qui le composent, beaucoup d'imperfection, même dans aucuns de l'indécence est demeurée d'acord et a areté ce qui suit et par son exécution a authorisé et authorise les sieurs prévôt, marguillier et receveur actuellement en charges.
î" De faire oter et détruire ladite descente de croix avec tous les personnages et attributs qui la composent.
20 De faire faire, placer et mettre en son lieu et place un tableau qui représentera une descente de croix garny d'une bordure dorée dans le goust autant qu'il sera possible de celuy qui est au dessus du maitre autel de l'église des religieux Jésuites de cette ville et d'accompagner les cotés et le haut de ce tableau d'ornemens convenables.
3° De faire faire le retable d'autel en menuiserie en forme de tombeau avec quelques attributs de la Passion de Notre-Seigneur sur iceluy en sculpture.
40 De faire lembrisser tout le contour de ladite chapelle depuis le bas jusqu'à la hauteur des croisées avec corniches convenables et ce en bon bois de chêne.
5° Et enfin pour parvenir à l'éxecution de tout ce que dessus, attendu qu'il n'y a quant à présent aucuns deniers oisifs au trésor de ladite chapelle pour subvenir aux dépenses et payement des susdits ouvrages, l'assemblée a authorisé lesdits sieurs prévôt,
marguilliers et receveur en charge à faire vendre au plus offrant et dernier enchérisseur et adjuger au banc de l'œuvre de laditte chapelle la balustrade de potain qui entoure l'autel de ladite chapelle, ensemble les tapisseries qui deviennent aujourdhuy inutiles au moyen de la grille de fer qui vient d'être faitte et du lembris qui sera fait pour les deniers qui en proviendront de laditte vente être employez jusqu'à deue concurrence au payement de ce qu'il conviendra pour tous les susdits ouvrages faire et ont signé lesdits jour et an.
Lefébure. Deboisadam. J. B. Marie. Levasseub. Chaulin. Asseline. Fredxn. Boudault. Boivin. Letellier. Metivier. Dallemagne.
(Archives de Seine-et-Oise , registre de la Confrérie de la Passion de l'église Saint- Maclou, coté G 9 a, p. 98).
24 FÉVRIER i765. — PONTOISE
La confrérie de la Passion décide qu'elle fera l'acquisition de la Descente de Croix peinte par Jouvenet qui se trouvait dans l'église des Jésuites
L'an mil sept cent soixante-cinq, le premier dimanche de caresme vingt quatrième février après la messe paroissiale de Saint-Maclou de Pontoise, en l'assemblée généralle
convoquée et tenue au banc de l'œuvre de la chapelle delà Passion a esté représenté
par MM. les prévôts en charge que le tableau du maitre autel de l'église des Jésuites de cette ville représentant une descente de croix très belle fait par Jouvenet, étoit dans le cas d'estre vendu qu'il conviendrait bien mieux à laditte chapelle de la Passion que celui qui y existe actuellement, que sy on vouloit les authoriser à faire un offre duclit tableau, on pouroit l'avoir à bon compte, que quoy que la chapelle ne soit pas actuellement en fonds suffisans, ils se voient des ressources suffisantes pour en acquitter le prix en très peu de tems, eu égard à la vente qu'on pouroit faire du tableau actuel de laditte chapelle et à la bonne volonté de MM. les anciens prévôts qui voudroient bien ayder lesdits prévôts en charge en cas de besoin urgent pour payer actuellement ledit tableau s'ils peuvent en obtenir l'acquisition.
La matière mise en délibération, l'assemblée a d'une voix unanime authorisé lesdits sieurs prévosts à faire un offre dudit tableau de la somme de cinq cens livres, mesme jusqu'à six cens livres y compris le cadre et de faire à ce sujet ce qu'il conviendra avouant ce qui sera par eux fait pour y parvenir.
Le Vallois, curé. Fredin. Letellier. Cauvry, chapelain. Lesage. Legot. Charles. La.nglois. Brasseur. Ducrolloy. Gruel. Auger.
(Archives de Seine-et-Oise, registre de la Confrérie de la Passion de l'église Saint- Maclou, coté G 9, a, p. 141).
3o JUIN 1772. — PONTOISE
Marché conclu par la fabrique de Saint-Maclou avec Jean- Baptiste- Antoine Lefranc, marbrier à Paris, pour carreler le chœur de l'église
Je soussigné, Jean Baptiste Antoine Lefranc, demeurant à Paris, rue et faubourg
Saint-Denis, m'oblige de bien faire et parfaire suivant l'art de mon métier tous
les ouvrages cy-après expliqués.
1" De carier en beau et bon carreau de pierre de liais dur de la meilleure qualité ou de la meilleure qualité de la pierre de Bagneux le chœur et sanctuaire de laditte église, de mettre le carreau du chœur d'un pied carré et de remplir les angles en beau et bon marbre noir, de faire le sanctuaire de même pierre et marbre et de dix pouces carrés pour le prix de trente deux livres la toise posé en place à mes frais dans lequel prix est compris charger et décharger la pierre dans les voitures qui me seront fournies et la peine et journée d'un ouvrier pour conduire les matériaux si le juge nécessaire attendu que laditte fabrique n'est point garent des accidens qui pouroient arriver.
2° Plus de forefait et composition m'oblige de fournir et poser en place cinq marches de la même pierre dure la plus belle et de la meilleure qualité savoir celles montant h l'autel au nombre de trois dont chacune dans les parties droites seront d'une seulle pierre et deux pour monter au sanctuaire toute arrondie et cintrée suivant le plan qui m'a été remis et que je promets représenter avec la signature de mondit sieur Barenton, de donner aux quatre premières marches un pied de giron non compris la saillie du carderon et filet dont elles seront ornées et donner à la quatrième montant au marchepied quatorze pouces de large afin qu'elle ait quinze pouces compris, un pouce de carderon du marchepied en bois et m'oblige de donner une largeur suffisante à touttes lesdites marches afin qu'elles soient en recouvrement l'une sur l'autre et de leur donner à chacune six pouces de haut ou collet y ayant trente pouces pour monter lesdittes cinq marches pour la somme de trois cent livres.
3" Plus m'oblige de fournir et poser en place dans la place du lutrain un bloc de marbre d'un beau bleu de Flandre de la hauteur de deux pieds en forme de triangle au prix de seize livres le pied, de tailler ledit bloc, le polir et orner suivant le plan qui m'a esté communiqué et qui sera représenté et y faire touttes les choses nécessaires pour recevoir un aigle conformément audit plan présenté par le sieur Guyart ciseleur et doreur et sera transporté audit Pontoise par lesdites voitures sauf à moy à veiller ou faire veiller à sa conservation pour le prix et somme de trois cens livres compris la valeur du marbre, je m'oblige de rendre faits et parfaits les trois articles cy dessus et en place pour le dernier du mois de juillet de la présente année mil sept cent soixante douze sous peine d'un sixième de diminution des prix cy dessus fixés. Fait à Pontoise, ce trente juin mil sept cent soixante douze.
(Archives de Seine-et-Oise , registre des délibérations de la fabrique de Saint-Maclou, 1 750-1 776, coté G 9 a, fol. 97, v°.)
3o JUIN 1772. — PONTOISE
Marché conclu par la fabrique de Saint-Macloit avec le sieur Guy art , ciseleur à Paris, pour faire exécuter un lutrin
Je soussigné Guyart, maître doreur, ciseleur et argenteur demeurant à Paris rue Basse Porte Saint Denis, chez Madame Robbin, m'oblige de bien faire et parfaire suivant les règles de mon art, un aigle de la hauteur de quatre pieds y compris son vase pour servir de lutrain à l'église paroissiale de Saint-Maclou de Pontoise, de fournir deux pupitres pour poser livres de chant, graduels et antifonaire du diocèse de Paris, de les placer à hauteur convenable au derrière dudit aigle sur et au dessous de ses ailles, le pupitre le plus haut sera fixe et à demeure et celuy du bas pourra se déposer quand on le jugera à propos, m'oblige de prendre les mesures desdits livres et faire lesdits pupitres de grandeur convenable pour que lesdits livres y soient comodément et solidement, de faire deux petits chandeliers pliants bien solides et avec bons rivets pour mettre deux fortes bougies, lesquels en se déployant viennent au devant desdits livres pour éclairer les chantres pendant les offices de la nuit, d'orner ledit aigle, son vase et sa tige de tous les ornements marqués sur le plan que j'ay présenté et que je promets raporrer pour les vériffier, promets faire et poser sur la baze ou piédestal en marbre qui me sera préparée par le sieur Lefranc marbrier sculpteur tous les modillons, inscriptions, fillets, pattes et garnitures que je suis convenu poser sur les trois faces triangulaires dudit marbre et de donner audit aigle et à sa tige une solidité convenable eu égard à la charge et au poids de l'aigle qui sera sans mouvement.
M'oblige de faire ledit aigle, pupitre, chandeliers et ornemens, vases et tiges en beau cuivre jaune sans aucun mélange et de bien bronzer le tout suivant l'art sujet à visitte et réception pour le prix et somme de mille livres sans préjudice de la gratification qui pourra m'être accordée par Messieurs lesdits marguilliers, attendu que je me propose de leur faire du bon, beau et solide et m'oblige mettre ledit aigle en place pour le dernier jour de juillet prochain. A Pontoise, ce trente juin mil sept cent soixante douze.
(Archives de Seine-et-Oise, registre des délibérations de la fabrique de Saint-Maclou, 1750-1776, coté G 9 a, fol. 97.)
i3 MARS 1774. — PONTOISE
Autorisation donnée aux marguilliers de Saint-Maclou par les membres de la confrérie de la Passion pour faire restaurer les statues du sépulcre de leur chapelle au compte de la confrérie.
L'an mil sept cent soixante quatorze , le dimanche treize mars issue des vespres en
l'assemblée convocquée et tenue en la manière ordinaire sur ce qui a été représenté par MM. les prévosts et marguilliers en charge que la pluspart des figures du sépulchre de la chapelle sont en mauvais état entr'autres celle de Joseph d'Arimathie qui est cassé, fendue en plusieurs endroits et en danger de tomber en morceaux et une autre ayant partie d'un bras cassé et tombé, que la beauté et le respect due à ce monument demande des soins essentiels et qu'il seroit bon d'y faire faire un prompt rétablissement L'assemblée a arresté que les rétablissements nécessaires aux figures du
sépulchre seront faites incessament par un habile sculpteur de Paris
Le Vallois, curé. Fredin. Jolly. Charles. Levasseur. Gossel. C. Driaucourt. Cauvry. Brasseur. Brechot. Gaudron. Desvignes. Guénotte. Depoin. Dumoutier. Ducrolloy.
(Archives de Seine-et-Oise, registre de la Confrérie de la Passion de l'église Saint- Maclou, coté G 9, a, p. 190).
Marché conclu par la fabrique de Saint-Maclou avec Michel-Philippe Despre\, fondeur à Paris , pour la fonte de deux cloches
L'an mil sept cent soixante et dix sept, le neuf février nous Paul François Pihan de la Forest et Antoine Chaulin premier et second marguilliers de l'œuvre et fabrique de Saint Maclou de Pontoise, en vertu de l'autorisation qui nous a été donné par acte d'assemblée de la dite fabrique cy dessus de ce jourd'huy sommes convenus de ce qui suit avec le sieur Michel Philippe Desprez maitre fondeur du Roi, demeurant à Paris rue du fauxbourg et près la porte S' Martin , paroisse de Saint-Laurent, étant ce jour en cette ville en présence de Me Pierre Martin Levasseur le receveur actuel de la dite fabrique de Saint Maclou, scavoir que le dit sieur Desprez s'oblige par ces présentes, tant envers les sieurs curé et marguilliers anciens qu'envers nous susdits et soussignés marguilliers en charge, de fondre la seconde des grosses cloches de cette église qui se trouve cassée et la troisième des dites grosses cloches qui est usée et qui n'est pas dans les proportions pour un accord majeur avec les deux autres cloches, de les rendre bonnes, loyales, de son convenable pour qu'elles s'accordent parfaitement avec la grosse cloche et la quatrième en accord majeur et du même poid au moins et du même métal qu'elles sont à présent, à l'effet de quoi il les prendra et les rendra au poid : dans le cas où il n'y aurait pas assez de matière et aussi pour remplir le déchet du vieux métal desdites cloches nous dits marguilliers nous nous engageons à fournir au dit sieur Desprez des petites cloches actuellement existantes et déposées dans le magasin de la fabrique pour parfaire la quantité de métal nécessaire afin de mettre lesdites deux grosses cloches en accord majeur avec les première et quatrième, lequel déchet du dit métal qui lui sera livré est évalué et convenu à cinq pour cent ; à l'effet de quoi et pour constater le poids
- i73 actuel tant des dites seconde et troisième cloches à refondre que des petites cloches que nous dits marguilliers nous obligeons de fournir, toutes lesdites cloches seront pesées en présence dudit sieur Desprez et de nous dits marguilliers en charge avant d'être remises au dit sieur Desprez et sera fait mention du poid de chacune desdites grosses et petites cloches au bas du présent acte, s'engageant en outre le dit sieur Desprez de fournir et payer les voitures pour transporter à Paris lesdites cloches et les en raporter, d'acquitter les droits si aucuns sont dus et exigés pour l'entrée et la sortie desdites cloches, soit à Paris, soit en cette ville le tout à ses frais et dépens, et pour juger de l'accord desdites cloches avec les première et quatrième, il sera choisi et nommé telles personnes et experts musiciens et gens à ce connoissant dont sera convenu entre nous dits marguilliers et ledit sieur Desprez, après toutesfois qu'au préalable les dites seconde et troisième cloches auront été pesées devant nous susdits et soussignés et dans le cas ou lesdites deux cloches nouvellement fondues pèseraient moins que poid total du métal qui sera livré au sieur Desprez, le déchet de cinq pour cent déduits, ledit sieur Desprez raportera le surplus dudit métal ou en tiendra compte à la fabrique sur le pied de vingt-cinq sols la livre au choix de nous dits marguilliers, comme aussy nous dits marguilliers tiendrons compte au dit sieur Desprez de l'excédent de métal si aucun y a, à raison de trente sols la livre la façon dudit excédent comprise : desquelles cloches ledit sieur Desprez sera garant pendant l'an et jour de leur livraison, au cas seulement ou il arriveroit accident aux dites cloches par défaut de l'ouvrage et fonte d'icelles pendant ladite année : le tout moyenant et à raison de vingt livres du cent pesant pour façon desdites deux cloches que nous dits marguilliers promettons de faire payer audit sieur Desprez des deniers provenans de la recette du temporel de la dite fabrique, scavoir six cent livres incontinent après que lesdites cloches auront été pesées et reçues et le surplus en trois payemens égaux dont le premier au premier janvier mil sept cent soixante et dix-huit, le second le premier juillet suivant et le troisième et dernier au premier janvier mil sept cent soixante et dix neuf : enfin ledit sieur Desprez s'oblige de faire inscrire sur lesdites cloches les noms et qualités des parains et maraines des dites cloches, ceux des curés, marguilliers et receveur en charge de ladite église et la datte de l'année qui lui seront fournis sous trois semaines d'hui, promettans de livrer lesdites cloches vers le vingt-cinq du mois de mars prochain.
Pihan de la Forest. Antoine Chaulin. Levasseur. Desprez. (Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 177D-1786, fol. 8 v°).
XXXIII et XXXIV
Délibération des membres de la confrérie de la Passion pour choisir un sculpteur capable de restaurer les statues du sépulcre
Cejourd'huy deux avril mil sept cent soixante dix sept, dix heures du matin en l'assemblée convoquée et tenue extraordinairement à l'effet de délibérer sur la conclusion du marché à faire pour la réparation des figures du sépulcre , a été représenté par
MM. les prévôts que le sieur Suzanne, sculpteur de l'Académie s'est rendu ici exprès de Paris pour faire marché conformément à ce qui a été proposé dans la dernière assemblée et pour commencer lesdits ouvrages dont il a présenté le détail, qu'autans il est instant de travailler ausdits ouvrages, autans il est nécessaire d'assurer l'état dudit sieur Suzanne par un marché définitif attendu que c'est déjà le second voyage qu'il fait à cette occasion, c'est pourquoy l'assemblée est priée de prendre un parti sur ce qui a été proposé au dernier jour
Cejourd'huy treize avril mil sept cent soixante dix sept, en l'assemblée convoquée en la manière ordinaire et tenue au banc de l'œuvre de la chapelle de la Passion, lecture faite de la lettre de M. l'abbé Gruel de Paris du huit du présent mois en réponse à celle que M. son frère luy avoit écrit au désir de la délibération précédente, de laquelle il résulte que M. Suzanne, sculpteur est très en état de faire la réparation dont il s'agit en la ditte délibération, l'assemblée, d'une voix unanime a autorisé définitivement MM. les prévôts et marguilliers à faire travailler au rétablissement des figures du sépulcre et souscrire le marché qu'ils ont projette avec ledit sieur Suzanne moyennant trois cent livres pour le tout dont acte.
Le Vallois. Cauvry. Levasseur. Brasseur. Depoin. Gruel. Brechot. Rauvin. Jolly. Lesage.
(Archives de Seine-et-Oise , registre de la Confrérie de la Passion de l'église Saint-Maclou, coté G 9 a, p. 168.)
Procès-verbal de pesée des cloches fondues par le sieur Despre\ pour l'église de Saint-Maclou
L'an mil sept cent soixante et dix sept, le vingt quatre may à quatre heures de relevé, nous marguilliers en exercice de la fabrique de Saint-Maclou, avons en présence du sieur Michel Philippe Desprez, fondeur du roy, fait peser les deux grosses cloches qu'il a refondue pour l'église de Saint-Maclou, l'une desquelles nommée Marie Dominique s'est trouvé du poid de quatre mille six cent quarante six livres et l'autre nommée Antoinette du poid de trois mille trois cent vingt cinq livres ainsi les susdites deux cloches pèsent ensemble sept mille neuf cent soixante et onze livres, de sorte qu'ayant été livré le 29 avril dernier audit sieur Desprez le poid total de sept mille neuf cent cinquante quatre livres, sur lequel il convient déduire conformément au marché fait double entre nous dits marguilliers et ledit sieur Desprez le neuf février dernier, la quantité de trois cent quatre vingt dix sept livres et demi pour le déchet des dites sept mille neuf cent cinquante quatre livres, le total du métal net livré audit sieur Desprez se réduit à sept mille cinq cent cinquante six livres et demi : or les deux grosses cloches livrées cejourd'hui par ledit sieur Desprez pesant ensemble sept mille neuf cent soixante
et onze livres, il résulte que n'ayant eu que sept mille cinq cent cinquante six livres et demi de métal net, il a fourni en métal nouveau la quantité de quatre cent quinze livres; partant il est du audit sieur Desprez la somme, scavoir pour la façon des sept mille cinq cent cinquante six livres de métal fourni, à raison de quatre sous par livre ainsi qu'il a été convenu par le sus dit marché du 9 février dernier, quinze cent onze livres six sols et pour la fourniture et façon des quatre cent quinze livres de nouveau métal à raison de trente sous par livre ainsi qu'il a été pareillement convenu par le susdit marché, six cent vingt deux livres dix sols, revenant les susdites deux sommes à celle de deux mille cent trente trois livres seize sols, laquelle sera payée audit sieur Desprez dans les termes et de la manière qu'il a été arrêté par le susdit marché fait double entre nous le 9 février dernier. Et a ledit Desprez signé avec nous lesdits jour et an à Pontoise.
Desprez. Pihan de la Forest. Antoine Chaulin.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1773-1786, fol. 11.)
26 MAI 1777. — PONTOISE Procès-verbal du baptême des deux cloches fondues par Michel-Philippe Despre^
Aujourd'hui vingt sixième jour du mois de may mil sept cent soixante et dix sept, quatre heures de relevée, la cérémonie de la bénédiction de deux grosses cloches de là paroisse de Saint Maclou, cy devant nommées Marie et Gabriel a été faite par Messire Dominique de Lastie, prieur commendataire du prieuré de Saint Saturnin du Pont Saint Esprit, ordre de Cluni, diocèze d'Uzès, vicaire général de Monseigneur l'archevêque de Rouen, son officiai à Pontoise et archidiacre du Vexin françois qui a nommé la première de ces cloches Marie-Dominique avec très haute et très puissante Dame Marie Catherine Coste de Champeron, marquise de Chateaumorand, veuve de très haut et très puissant seigneur Pierre Silvain Joubert de la Bastide, marquis de Chateaumorand seigneur de Coignac, Le Repaire, Verac, Marcouville et autres lieux.
Et la seconde de ces cloches a été nommée Antoinette par Monsieur Antoine Le Vallois, prêtre, docteur de la maison et société de Sorbonne, vicegérent de l'officialité de Pontoise et curé de cette paroisse et par Madame Marie-Louisc-Amable Seigneur Vaucluse, veuve de Messire François Thomas Duval écuier, lieutenant général de police de cette ville. Et Monsieur de Lastie, Madame la marquise de Chateaumorand, Monsieur Le Vallois et Madame Duval ont signé avec les marguilliers tant anciens qu'en exercice.
Champeron, marquise de Chateaumorand. Seigneur-Duval. De Lastie, vicaire général. Le Vallois. De Monthiers. Roussel de Roany. Bréchot. Antoine Chaulin. Levasseur. Pihan de la Forkst. Charles.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1775-1786, fol. 1 1 v°.)
Renonciation faite par la corporation des bouchers à toute espèce de droits sur le cimetière dit des bouchers, situé autour de l'abside de l'église
L'an mil sept cent quatre vingt, le dimanche vingt quatre décembre, quatre heures de relevée, issue des vespres, sont comparus au bureau de l'œuvre et fabrique de Saint- Maclou les sieurs Pierre Barré, Claude Rousseau, Pierre Jacques Rousseau, Nicolas Philippe François et Jacques François Dabis, tous marchands bouchers établis en cette ville et demeurant sur ladite paroisse de Saint-Maclou, lesquels ont dit qu'étant informés du dessein dans lequel est la fabrique de disposer d'un terrein vulgairement appelle le cimetière des bouchers, tenant d'un côté au sieur Rossignol cordonnier, d'autre côté aux marches et degrés conduisant de la rue des Prêtres à celle du Pis de Vache et à la galerie qui conduit du presbytère à l'église de Saint-Maclou en passant sur le dit terrein, et d'autre bout par devant à la rue de la Pierre aux Poissons, dans lequel pas un d'eux ne se rappelle d'avoir jamais vu enterrer aucun boucher et qui d'ailleurs deviendrait inutile aujourd'hui attendu la prohibition des cimetières dans l'intérieur des villes, ils ont fait touttes les recherches pour découvrir les titres de propriété du dit terrein, si jamais leur communauté en a eu, qu'ils n'en ont trouvé aucun, ni même aucun renseignement à ce sujet ; que cependant afin d'éviter à l'avenir toute difficulté dans le cas ou quelque titre en leur faveur viendrait à se découvrir, ils déclarent qu'ils renoncent formellement à tout droit de propriété et de jouissance du dit terrein et de partie d'icelui, quand même il serait prouvé qu'il leur appartient sans pouvoir jamais y rentrer sous quelque prétexte que ce soit et qu'ils consentent volontiers que la fabrique de Saint-Maclou en use en toutte propriété comme de chose à elle appartenante et en dispose comme bon lui semblera et ont signé.
Pierre Barré. Jacques Rousseau. C. Rousseau. Jacques François Dabis. Chouquet, curé. De Monthiers.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1775- 1786, fol. 26.)
Autorisation donnée par le vicaire général de l'archevêque de Rouen à la fabrique de Saint-Maclou pour supprimer le cimetière des bouchers
Charles Constance César Loup Joseph Matthieu d'Agoult prêtre etc., vu la requête à nous présentée par les sieurs curé et marguilliers de la paroisse de Saint Maclou de Pontoise, diocèse de Rouen, expositive que )e cimetière vulgairement appelle le cimetière
des bouchers attenant au presbitère de ladite paroisse, étant et devenant inutile au moyen de la prohibition des cimetières dans l'intérieur des villes, il nous plut l'interdire et le prophaner.
Notre ordonnance étant au bas de ladite requête portant soit communiqué au promoteur du 19 janvier 1781.
Les conclusions du promoteur étant ensuite portant qu'avant faire droit, la requête, l'ordonnance, ensemble ses conclusions seront publiées au prosne de la messe paroissiale de Saint Maclou, qu'il sera nommé un commissaire pour informer de l'utilité ou inutilité de l'existence dudit cimetière du 19 audit mois et an.
Notre ordonnance de soit fait ainsi qu'il est requis et à cette fin commission adressée au sieur le curé de la paroisse de Saint Pierre dudit Pontoise pour procéder à la dite information du 19 audit mois et an.
Le certificat du sieur Chouquet, curé de Saint Maclou par lequel il constate que la publication a été faite le dimanche 21 audit mois au désir de notre ordonnance et sans qu'il se soit trouvé aucune opposition du 22 audit mois et an.
Le procès verbal de l'utilité ou inutilité dudit cimetière dressé par ledit sieur curé de Saint-Pierre, par lequel il demeure constant que le dit cimetière est sans aucune utilité du 3i audit mois et an.
Les conclusions du promoteur portant qu'il n'empesche pour l'église que ledit cimetière ne soit interdit et profané.
Tout vu et considéré, mûrement examiné et délibéré nous avons interdit et profané, interdisons et profanons par ces présentes le cimetière vulgairement appelé cimetière des bouchers attenant au presbitère de la paroisse Saint Maclou de Pontoise
Donné à Pontoise sous notre seing, le contre seing de notre secrétaire et le sceau des armes de mondit seigneur l'archevêque le douze février mil sept cent quatre vingt
un. . . , , ,
D Agoult, vicaire gênerai.
(Archives de Seine-et-Oise , L. 74.)