AOUT 1782. — PONTOISE
Marché conclu par la fabrique de Saint-Maclou avec François-Henry Cliquât, facteur d'orgues à Paris, pour réparer l'orgue de l'église, moyennant la somme de six mille livres.
Nous Jacques de Monthiers et Hiacinlhe Langlois, premier et second marguilliers de l'œuvre et fabrique de Saint-Maclou de Pontoise duement authorisés par l'acte d'assemblée de ce jourd'hui d'une part.
Et François Henry Cliquot, facteur d'orgues demeurant à Paris, rue des Enfants- Rouges, étant ce jourd'hui à Pontoise d'autre part.
Sommes convenus de ce qui suit, scavoir que moi Cliquot m'engage et m'oblige par ces présentes
A démonter de leurs places tous les jeux qui composent le grand orgue de Saint
Maclou , positif, pédales, cornet de récit et cornet d'écho, à les netoyer, redresser, ressouder touttes les cassures et en fournir une quantité à neuf, surtout dans les pleins jeux qui sont usés de vétusté, à regarnir en cuir neuf les tampons des tuyaux de hois qui sont éventés, h démonter les deux montres de leurs places pour pouvoir les netoyer et les remettre en bon état.
Tous lesquels ouvrages moi Cliquot m'engage et m'oblige de faire suivant les règles de l'art et sujets à visite de gens experts à ce connaissans au choix de MM. les curé et marguillers, même h poser les montre en place, à égaliser de force et d'harmonie tous les tuyaux anciens et neufs par besoin et ceux d'augmentation tant en général qu'en particulier et repasser généralement l'orgue en accord dans le terme de deux ans à compter du premier septembre prochain, moyennant le prix et somme de six mil livres, et nous Jacques de Monthiers et Hiacinthe Langlois au dit nom nous engageons et promettons payer au dit sieur Cliquot la dite somme de six mil livres en cinq années à raison de douze cent livres par an aussi à commencer du premier septembre prochain.
Fait double à Pontoise ce onze aoust mil sept cent quatre vingt deux, celui cy pour demeurer à la fabrique et le double sur le champ remis au sieur Cliquot qui a signé avec nous.
De Monthiers. Cliquot. Langlois.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1 775-1 786, fol. 47, v°.)
21 JUILLET i7S3. - PONTOISE
Marché conclu par la fabrique de Saint-Maclou avec Pierre Borrani , peintre à Paris, qui s'engage à badigeonner l'église moyennant la somme de neuf cents livres.
Nous Jacques de Monthiers, chevalier, seigneur du Fay. Mardalin et autres lieux, maire royal de la ville et commune de Pontoise, premier conseiller aux bailliage royal, ville, prévoté et vicomte du dit Pontoise, y demeurant place de la Belle-Croix, et Hiacinthe Langlois, marchand orfèvre au dit Pontoise, y demeurant place du Grand- Martroy, premier et second marguilliers en exercice de l'œuvre et fabrique de Saint- Maclou de cette ville, duement authorisés à l'effet du présent par l'acte de délibération de l'assemblée générale du seize du présent mois de juillet d'une part ,
Et Pierre Borrany, peintre italien, reçu à l'Académie de Saint-Luc, demeurant à Paris rue Saint-André des Arts, à l'ancien Collège d'Autun, d'autre part,
Sommes convenus de ce qui suit scavoir :
Que moi Pierre Borrany promet et m'oblige de balayer et netoyer à fond tout le dedans de l'église de Saint-Maclou, de gratter touttes les moisissures, les noirs et tous les endroits ou la peinture ne tiendrait pas, de boucher tous les trous et fentes et ragréer tous les joints tant aux murs qu'aux piliers et voûtes de la nef, bas-côtés et chœur,
pourtour d'icelui et chapelles, de blanchir ensuite la totalité de l'intérieur de la dite église d'un badigeon dont la couleur soit un peu plus claire qu'à celui que j'ai mis à Saint-Eustache de Paris, qui ne puisse pas tacher les habits, ni s'enlever en touchant, frottant et balayant, tous lesquels ouvrages moi Pierre Borrany m'engage à faire et parfaire suivant les règles de l'art, et sujets à visite de gens à ce connaissant, d'ici au quinze septembre prochain, de façon h rendre au dit jour i5 septembre prochain toutte la dite église libre, propre, et bien reblanchie depuis le sol jusques et compris les voûtes, piliers, sculptures, murs, croisées, tant dans la nef que dans les 3 bas-côtés, les chapelles du pourtour de l'église et du chœur, le chœur et sanctuaire, les deux entrées collatérales et l'entrée du grand portail, même la boiserie de clôture du sanctuaire et garantir le tout pour vingt ans, et ce moyennant le prix et somme de neuf cent livres.
Et nous Jacques de Monthiers et Hiacinthe Langlois au dit nom, nous engageons et promettons faire payer au dit sieur Pierre Borrany, aussitôt que les ouvrages cy dessus spécifiés, seront achevés, finis, visités et reçus, la dite somme de neuf cent livres par le receveur de cette fabrique.
Fait double au bureau de l'œuvre et fabrique de Saint-Maclou, celui cy pour demeurer à la fabrique, et l'autre h l'instant remis au dit sieur Borrany, le lundi vingt et un juillet mil sept cent quatre vingt trois.
De Monthiers. Langlois. Borrani.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1775- 1786, fol. 55.)
10 AOUT i783. — PONTOISE
Autorisation donnée à la fabrique de Saint-Maclou par rassemblée des paroissiens pour faire retailler les piliers de la nef de l'église
L'an mil sept cent quatre vingt trois, le dimanche dix aoust, onze heures du matin, issue de la messe paroissiale, en l'assemblée convoquée en la manière ordinaire et tenue au bureau de l'œuvre et fabrique de Saint-Maclou.
MM. les marguilliers en exercice ont dit :
Que depuis qu'ils ont commencé h faire blanchir l'église, ils se sont apperçus que la difformité des piliers de la nef, leur peu de ressemblance entr'eux, leur goût gothique et surtout leur mauvaise architecture deviennent beaucoup plus frappans et insupportables ; que curieux de voir s'il n'y aurait pas quelque moyen d'y remédier, ils se sont adressés à différentes personnes ayant des connaissances en architecture, qu'on leur a conseillé de faire faire un ouvrage peu coûteux, qui fera disparaître tous ces défauts, allégera les piliers, dégagera la nef et élèvera la voûte, que cet ouvrage consiste à abattre les grosses corniches chargées d'ornements qui coupent les piliers par la moitié, à creuser du côté de la chaire les pilastres tant au-dessus qu'au dessous desdites corniches afin de les avoir
renfoncés comme ceux du côté de l'œuvre et à faire filer lesdits pilastres des deux cotés depuis la base des piliers jusqu'à l'entablement qui se trouve tout en haut à la naissance des voûtes.
Que le sieur Belargent se charge de faire cet ouvrage moyennant la somme de trois cent livres et qu'avant de rien décider, ils ont voulu consulter l'assemblée pour avoir son authorisation ; qu'il serait bon aussi de retirer les épitaphes qui gâtent les piliers et colonnes sauf à les replacer touttes ensemble dans un endroit vuide.
L'assemblée authorise MM. les marguilliers en charge à faire faire par le sieur Belargent les ouvrages cy dessus détaillés moyennant la somme de trois cent livres, même à déposer les épitaphes des places où elles sont pour les replacer ailleurs et à faire clore l'ouverture qui est au dessus de la porte qui donne dans le dessous du clocher en dedans de l'église.
De Monthiers. Pihan de la Forest. Levasseur. Jolly. Langlois Charles.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1775-1786, fol. 5y.)
4 SEPTEMBRE i783. - PONTOISE
Marché conclu par la fabrique de Saint-Maclou avec Louis-François Leprince, marbrier à Paris, pour le carrelage de la nef de V église
Nous Jacques de Monthiers et Hiacinthe Langlois, tous deux marguilliers en exercice de l'œuvre et fabrique de Saint-Maclou duement authorisés à l'effet du présent par l'acte de délibération du 24 aoust dernier d'une part, et Louis François Leprince, marbrier du Roi, demeurant à Paris rue Poissonnière, paroisse de Saint Laurent, étant ce jour en la ville de Pontoise d'autre part.
Sommes convenus de ce qui suit, scavoir :
Que moi Leprince promets et m'engage de carreler la totalité de la grande nef de l'église paroissiale de Saint-Maclou en carreaux de vingt pouces pris dans les pierres formant le pavé actuel de ladite église, lesquelles seront sciées et écarries ; la dite nef sera séparée en sept parties lesquelles seront indiquées par des lignes qui seront faites avec des demi carreaux de marbre noir sur la proportion de 20 pouces quarrés les dits sept parties carrelées avec les carreaux provenants des dites pierres et encadrées en marbre noir ainsi qu'il est cy dessus expliqué pour livrer la dite nef entièrement carrelée et libre au plus tard pour le dernier dimanche d'octobre prochain, le tout fait suivant les règles de l'art et sujet a visite moyennant le prix et somme de vingt livres la toise quarrée et en outre deux mille livres pour la fourniture du carreau de marbre noir.
Et nous Jacques de Monthiers et Hiacinthe Langlois au dit nom, nous engageons et promettons de faire payer par le receveur de cette fabrique au sieur Leprince aussitôt
— I8i — la confection du dit ouvrage la somme de deux mil livres et en outre ce à quoi se trouveront monter les dites toises a raison de vingt livres la toise en carreaux blancs.
De Monthiers. Langlois. Leprince.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique 1775-1786, fol. 62.)
i5 AOUT 1784. — PONTOISE
Marché conclu par la fabrique de Saint-Maclou avec le peintre Pierre Borrani pour l'entretien annuel du badigeon de V église
Nous Jacques de Monthiers, chevalier seigneur du Fay, Mardalin et autres lieux, maire royal de la ville, fauxbourgs et commune de Pontoise, président lieutenant général civil, criminel et de police aux baillage, ville, prévôté et vicomte de Pontoise, premier marguillier de l'œuvre et fabrique de l'église paroissiale de Saint-Maclou et Pierre Jacques Desvignes, doyen des notaires royaux de la dite ville et second marguillier d'une part.
Et Pierre Borany, peintre italien , demeurant à Paris rue Saint André des Arcs à l'ancien collège d'Autun d'autre part.
Sommes convenus de ce qui suit.
Scavoir que moi Pierre Borrany m'engage et promets de venir ou envoyer tous les ans dans le courant du Carême les ouvriers nécessaires pour balayer, brosser et epousseter les piliers, murs, voûtes et arcades de l'église de Saint Maclou de cette ville depuis le sol jusqu'en haut dans sa largeur, longueur, hauteur et profondeur sans en rien obmettre et réparer touttes les taches qui pourraient survenir au blanc qui y est actuellement par la pluie ou autrement, lesquelles je me charge de faire netoyer, regrater et repeindre de la même couleur et nuance que le surplus de ladite église en fournissant par moi tout ce qui sera nécessaire.
Et nous Jacques de Monthiers et Jacques Desvignes audit nom nous engageons en vertu du pouvoir à nous donné par l'acte de ce jourd'hui tant pour nous que pour nos successeurs, de faire payer par les receveurs de cette fabrique au dit sieur Borany ou à son ordre la somme de trente six livres par chacun an dans le courant du Carême, ce quinze août mil sept cent quatre vingt quatre.
De Monthiers. Desvignes. Borrani.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1775-1786, fol. 81.)
Autorisation donnée à la fabrique de S'-Maclou par l'assemblée des paroissiens pour supprimer le trumeau du grand portail de l'église
L'an mil sept cent quatre vingt quatre, le dimanche dix octobre, onze heures du matin, issue de la messe paroissiale, en l'assemble'e convoquée en la manière ordinaire et tenue au bureau de l'œuvre et fabrique de Saint-Maclou.
MM. les marguilliers en exercice ont dit :
Que les ouvrages de la nef et du parvis e'tant sur le point d'être finis et se trouvant oblige's de faire démonter les portes du grand portail pour les diminuer de trois pouces à cause du rehaussement du carreau du tambour, ils croient qu'il serait à propos de profiter de cette circonstance pour supprimer le pilier qui coupe en deux la principale entrée de l'église, que dans cette vue, ils ont fait examiner ledit pilier par les gens de l'art ; qu'il a été constaté qu'il ne soutient absolument rien puisqu'il est surmonté d'une petite rose, qu'il n'est d'aucune utilité, ne sert à rien qu'à masquer en entrant dans le parvis le coup d'oeil de l'église et à couper en deux les processions, régimens et autres corps entrant dans l'église, que la destruction n'est d'aucune conséquence et d'une modique dépense, que quelque désir qu'ils aient eu d'exécuter tout de suite ce projet qui contribuera infiniment à la décoration de l'église, ils ont cru cependant, attendu que c'est une innovation devoir en référer à l'assemblée , qu'en conséquence ils prient l'assemblée de les authoriser a supprimer ledit pilier et pour éviter quant actuellement la dépense de portes neuves , à faire élargir de sept pouces chacun des deux battans qui existent et qui sont fort bons.
La matière mise en délibération, l'assemblée authorise MM. les marguilliers en exercice à faire supprimer le pilier du milieu du grand portail, à rélargir les portes, faire un dormant en menuiserie pour couvrir la rose, faire mettre les portes sur des pivots, les fermer avec une bascule, relever le tambour et repeindre le tout, élargir et hausser la petite porte servant de guichet , même faire plaquer la porte en dehors seulement pour éviter la dépense d'une porte neuve de longtems et empêcher que la forme ne jure trop avec le dormant neuf ou supprimer le tambour et le guichet.
De Monthiers. Pihan de la Forest. Charles. Lesage. Levasseur. Langlois. Desvignes.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1775-1786, fol. 82.)
Approbation donnée par l'assemblée des paroissiens à la suppression de deux sculptures sur bois représentant des scènes de la vie de saint Eustachc
L'an mil sept cent quatre vingt quatre, le dimanche vingt et un novembre, onze heures et demie de relevée, issue de la grande messe paroissiale en l'assemblée convoquée en la manière ordinaire au bureau de l'œuvre et fabrique de Saint- Maclou.
Le dit jour sur ce que MM. les marguilliers en exercice ont dit que vendredi 19 de ce mois dans la soirée pour se conformer au vœu de tous les gens de goût et retirer de l'église tout ce qui peut en gâter l'ensemble et la majesté, ils ont fait supprimer et enlever les deux représentations adossées aux deux piliers à l'entrée du sanctuaire, dont l'une à gauche représentait saint Eustache à genoux et son cheval et l'autre à droite un cerf avec un Christ dans les bois et trois chiens, le tout en bois donné et posé en i63o par les marchands merciers.
L'assemblée à approuvé ladite suppression comme contribuant à la décoration de l'église et a arrêté que quoique le chœur ne soit pas à la charge de la fabrique, cependant comme la dépense à faire pour réparer les colonnes sur lesquelles étaient posées les deux représentations est modique et purement de décoration, elle sera faite par la fabrique sans tirer à conséquence.
PlHAN DE LA FoREST. LeVASSEUR. De MONTHIERS. LeSAGE.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1 775-1 786, fol. 85.)
23 JANVIER i785. - PONTOISE
Délibération des paroissiens de Saint Maclou au sujet de la conservation ou de la démolition du clocher bâti sur le transept de l'église
L'an mil sept cent quatre vingt cinq le dimanche vingt trois janvier onze heures du matin, issue de la grande messe de paroisse, en l'assemblée générale des habitants et paroissiens tenue au banc de l'œuvre de cette église
MM. les marguilliers en exercice, M. de Monthiers premier marguillier portant la parole ont dit :
Que par les rapports d'experts qu'à nécessite's la demande en réparation du chœur intentée contre le sieur curé actuel de cette paroisse comme gros décimateur et par lui dénoncée au sieur Le Vallois comme héritier de son prédécesseur, il a été constaté entr'autres choses, qu'il serait de la plus urgente nécessité de réparer à neuf la vieille tour étant sur le chœur, laquelle tombe de vétusté ou de supprimer et détruire la dite tour, qu'il en coûterait près du double pour la réparer que pour la détruire et que sa suppression diminuerait de beaucoup par la suite les charges du gros décimateur, c'est à dire du curé ; que d'après la différence considérable qui existe pour la dépense entre la réparation ou la destruction le sieur curé ou le sieur Le Vallois son garant ne balanceront sûrement pas sur le choix d'une de ces deux opérations, qu'en conséquence il est à présumer qu'ils opteront de la détruire, que dans ces circonstances et attendu que les gros décimateurs ne peuvent pas supprimer les tours ou clochers étans sur les chœurs sans le consentement et l'agrément des paroissiens, il est intervenu le quatorze de ce mois une sentence du baillage de cette ville quia mis en délibéré l'affaire des dites réparations et a ordonné provisoirement que le sieur Le Valois serait tenu de se retirer par devant la fabrique à l'effet d'obtenir la convocation d'une assemblée des habitans et paroissiens de cette église, pour donner leur avis sur la réparation ou destruction de la
dite tour
Pourquoi ils prient l'assemblée de délibérer et de donner son avis pour ou contre la destruction de la dite tour.
Lui observant cependant qu'elle est depuis longtemps absolument inutile, qu'elle ne sert qu'à faire pour le chœur une surcharge sans objet, que le coup d'œil extérieur de l'église ne peut même que gagner à la suppression de cette masse informe, qui la raccourcit et la gâte à la vue, et que pourvu qu'en la supprimant et recouvrant le chœur en ardoises au niveau de la couverture de la nef et de celle du sanctuaire, le gros décimateur fasse poser sur le milieu de la nouvelle couverture quelque chose d'apparent qui marque et distingue le chœur, telle qu'un obélisque en plomb surmonté d'une croix de fer double et dorée, il est à désirer, même pour la décoration, que cette tour n'existe plus.
L'assemblée, considérant que la tour est absolument inutile, que sa conservation ne pourrait qu'augmenter à perpétuité les charges des curés de cette église qui, comme gros décimateurs, en seraient toujours chargés et qu'il est intéressant que les revenus des dits sieurs curés, naturellement destinés au soulagement des pauvres, ne soient pas grevés de charges inutiles et sans objet, le surplus des batimens à sa charge étant assez considérable a, d'une voix unanime, consenti à la suppression et destruction de la tour étant sur le chœur à la charge que le chœur sera recouvert en ardoises au niveau du sanctuaire et de la nef, que tout ce qui pourrait être endommagé par la dite destruction sera rétabli ; qu'il sera posé et mis sur le milieu de la couverture du chœur une boule dorée ou obélisque surmontée d'une croix double de fer dorée, sur laquelle boule ou obélisque sera mise une inscription portant la date de la destruction et mention du présent consentement et arrâé, que copie collationnée du présent acte sera délivrée par les notaires du roi en cette ville, tant au sieur Le Valois qu'au sieur curé actuel et tous autres qu'il appartiendra, à leur frais et dépens, et que les dites boule, obélisque et croix seront mis aux frais du gros décimateur et par eux entretenus à perpétuité ainsi
— i85 — que les couvertures, la boule de trois pieds au moins de diamètre et la croix au moins de sept pieds et proportionnée pour les branches à la dite hauteur de sept pieds.
De Monthiers. Desvignes. Brissonnet. Thomas. Pihan de la Forest. Gossel. Charles. Levasseur. Lesage.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1 775-1 786, fol. 88 , v».)
Note concernant la démolition et les dimensions du clocher bâti sur le transept
de l'église
La démolition de la vieille tour et les réparations ont été commencées le 5 avril 1785 par le sieur Belargent, architecte auquel le fondé de pouvoir du sieur Le Vallois avait adjugé cet ouvrage comme moins disant pour la somme de six mil huit cent cinquante livres y compris la boule et la croix demandées par l'acte du 2 3 janvier dernier.
La tour sur le chœur avait trente pieds de hauteur au dessus de la voûte du chœur jusqu'à l'entablement et le comble au dessus couvert en ardoises en forme de pavillon avec deux croupes était élevé à 25 pieds de hauteur, la tour avait 20 pieds sur 19 dans œuvre et les murs 3 à 4 pieds d'épaisseur.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1 775-1786, fol. 92, v°.)
Adjudication faite au sieur Leconte , vitrier à Pontoise, des réparations à faire aux vitraux de V église, endommagés par la grêle du 1 3 juillet ij88
Le dimanche vingt huit septembre mil sept cent quatre vingt huit, issue de la messe
paroissiale nous marguilliers en exercice soussignés nous sommes transportés au
bureau de l'œuvre et fabrique de Saint-Maclou ou se sont présentés les sieurs Jean Charles François Lecompte l'ainé et Nicolas Michel Lecompte le jeune, marchands
vitriers à Pontoise qui nous ont déclaré qu'ils étoient dans l'intention de mettre au rabais pour se rendre adjudicataires : en conséquence avons fait faire lecture et donné
communication des devis, cahier des charges et clauses de l'adjudication
le total des pieds de verre montant à six cent trente trois pieds huit pouces et les pièces à remettre en place montant à cent cinquante le tout estimé ensemble à huit cent quatre vingt six livres.
Lecture faite, avons fait crier lesdits ouvrages et réparations à faire à la somme de sept cent quatre vingt dix livres, ils ont été mis au rabais par le sieur Lecompte l'ainé à sept cent quatre vingt livres et attendu qu'il ne se trouve personne qui ait voulu mettre davantage au rabais, nous les avons adjugé au dit sieur Jean Charles François Lecompte l'ainé pour le dit prix de sept cent quatre vingt livres lequel dit sieur Lecompte a ce présent et acceptant a promis et s'est obligé de se conformer en tous points audit devis et cahier des charges et de remplir toutes les clauses et conditions y portées
Leconte. Brasseur. Sauval.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1 780- 1793, fol. 38.)
Adjudication faite à Denis Belargent, entrepreneur à Pontoise, de la réparation des couvertures de Véglise, endommagées par la grêle du 1 3 juillet i~88
Le vingt deux mars mil sept cent quatre vingt neuf, issue de la grand'messe de
paroisse, nous marguilliers en exercice soussignés avons fait crier les ouvrages
de couvertures à faire au rabais par Lesage bedeau au prix qu'ils avoient été mis à prix le huit du présent mois par le sieur Belargent à la somme de sept mil huit cent livres lequel sieur Belargent a persisté dans son offre et par le sieur Postolle a été mis au
rabais à sept mil sept cent livres, et à sept mil cinquante cinq livres
par le dit sieur Belargent et attendu qu'il ne s'est trouvé autres personnes qui aient voulu moins dire, nous avons adjugé lesdits ouvrages audit sieur Denis Belargent pour ledit prix de sept mil cinquante cinq livres
Sauval. N. D. Belargent. M. P. Postolle. Delacour.
(Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1786-1793, fol. 38.)
Inventaire des objets du Trésor de l'église envoj-és à la Monnaie de Paris pour y être fondus
L'an mil sept cent quatre vingt neuf, le cinq novembre, neuf heures du matin, nous Eustache Chouquet curé, François Mellon Sauvai ci devant premier marguillier, Jean Nicolas Brasseur, ancien marguillier et Jean Baptiste Depoin marguillier, receveur actuel de la fabrique de Saint Maclou, commissaires nommés par l'acte d'assemblée de dimanche dernier de l'autre part écrit, nous sommes en conséquence et pour exécuter ledit acte d'assemblée transporté avec ledit Dardet, marchand orphèvre, en la sacristie, ou nous avons trouvé M. Viel sacristain lequel nous a fait ouverture du trésor et nous a représenté :
i° Quatre chandeliers faisant partie des huit mentionnés en l'article 1 de l'inventaire des ornements, vases sacrés et effets de ladite fabrique du 3o septembre 178G lesquels démontés et pesés par ledit sieur Dardet se sont trouvés du poid de vingt un marcs , quatre gros , scavoir deux grands dix huit marcs quatre gros et les deux petits trois marcs ;
20 La lampe, chaine et anneau d'argent faisant l'article 2 dudit inventaire s'est trouvé du poid de neuf marcs trois onces ;
3° Les trois bassins faisant partie de l'article huit dudit inventaire se sont trouvés du poid de deux marcs, cinq onces, quatre gros ;
40 Saint Maclou sur pied d'ébéne, article neuf dudit inventaire, lequel démonté et pesé s'est trouvé du poid de vingt marcs deux onces ;
5° Saint Sébastien, article dix dudit inventaire, s'est trouvé du poid de trois marcs six onces ;
6° Saint Roch article onze dudit inventaire sept marcs sept onces ;
70 Saint Antoine article douze dudit inventaire trois marcs, deux onces, trois gros;
8° Une vierge et deux anges de vermeil, article treize dudit inventaire démontés et pesés se sont trouvés du poid de sept marcs, sept onces, deux gros qui ne sont comptés que pour sept marcs, cinq onces, deux gros à cause du plomb et cuivre qui y reste et qui a été évalué à deux onces ;
90 Saint Maclou de vermeil article quatorze dudit inventaire, lequel démonté s'est trouvé du poid de six marcs, six onces, deux gros ;
io° Une petite croix de vermeil, article dix-sept dudit inventaire, du poid de deux marcs, sept onces, six gros ;
ii° Une des deux croix des processions faisant partie de l'article dix-huit dudit inventaire, du poid de neuf marcs quatre onces ;
12° Un bassin et deux burettes, article vingt-deux dudit inventaire, du poid de trois marcs quatre gros;
i3° Un saint ciboire et une sonnette cassée article vingt quatre et au premier article du tabernacle à gauche, du poid de trois marcs, quatre onces, sept gros ;
Total cent un marcs, sept onces.
Et à l'instant avons remis audit sieur Viel : i«La machoir de saint Maclou enchâssée dans un étui d'argent en forme de fer à cheval ;
2° Un reliquaire de cuivre doré qui faisoit le marchepied de saint Sébastien et qui porte S. Constantis. M. ;
3° Un reliquaire d'un morceau de l'épine du dos de saint Maclou enchâssé en vermeil ;
4° Un reliquaire de la Sainte-Vierge en argent vermeil monté sur cuivre dans lequel est une inscription en papier qui annonce que ce sont des cheveux de Notre- Dame ;
5° Un reliquaire monté en cuivre qui faisoit le marchepied de saint Antoine ;
6° Et un reliquaire en cuivre doré qui faisoit le marchepied de saint Roch avec cette inscription S. Hieronyme et au dessous S. Generosœ. M., desquels reliquaires M. Viel demeure chargé.
Chouquet, curé. Vielle. Sauval. Brasseur. Depoin. Dardet. (Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique, 1786-1793, fol. 48.)