‹ Monographie de l'église Saint-Maclou de PontoiseChapitre 5 sur 24 · I IO · texte numérisé non relu

I IO

archéologique ne suffira peut-être jamais à justifier une semblable dépense. Il faut donc se contenter de déchiffrer les inscriptions visibles encore aujourd'hui, en y joignant celles dont l'existence antérieure paraît suffisamment démontrée. On ne peut attribuer aucune pierre tombale de l'église à une date antérieure au xive siècle. Cette dernière période n'est elle-même représentée que par deux fragments ornés de gables, de rosaces et de pignons qui ont dû faire partie de la même dalle et qui se trouvent incrustés dans le pavage du rond-point. Deux pierres tombales appartiennent au xve siècle; l'une, placée dans le déambulatoire, mesure 2 m 36 de hauteur et im 47 de largeur : son inscription a été entièrement effacée par le passage continuel des fidèles, mais on distingue encore à sa surface trois personnages dont le visage et les mains étaient en marbre, ainsi que cinq enfants au maillot rangés à leurs pieds. L"autre est appliquée contre la pile sud-ouest du transept. Au-dessus du texte, une Notre-Dame de Pitié, enveloppée d'un manteau de deuil, reçoit les supplications du défunt et de son épouse agenouillés. La femme, coiffée d'un hennin et vêtue d'une longue robe, tient un livre ouvert, son patron, saint Martin, en costume épiscopal, est debout à ses côtés. Son mari, les mains jointes, se présente sous le patronage de saint Pierre qui est appuyé sur une croix processionnelle et vêtu d'une riche chape. Les personnages se détachent sur un semis de palmettes encadré par une arcature. L'inscription suivante nous apprend que cette dalle recouvrait autrefois la tombe de Pierre de Moulins, maire de Pontoise, et de sa femme, Martine Lataille.

Pierre — Hauteur, im 04; largeur, om 85

Cp bcvant gifcnt bcffunet? pierre bc montim en fon vivat cftcu be potoie pour fe îftop nre 6e et mattinc fataiffe ea feme feequef^ ont fonbe cfttc bit et ccfcBre en cefte cgfiee be faint macfou bubit pontoifc benv meffee Baffce pat; chacune fcpmainc bc ('an a toujioure a fautcf bc noftrc bame Çcurc bc iv fjeutee ou environ pour fe vcmcbc bc feure amee fnne b'iceffee meffee an jour bc matbi et î 'auftre an jeubi avec ce vigiffee bc more a neuf pfei aufmce et iv fecone vii foie en ('an cÇafcune b'iceffee vigiffee îc premier oimancfjc bce vii moie et fe oironr entre vcfptce et compfic toutes te$

qtieffce Yîgiffce et meffee fa fabrique o'tccffc csCife ejï tenu ab ce et o6figc (eut tcmpoteC be faite bkc et cÇantct a Ccute coupe et bcfpcne avec ce quetit ùiminaite et aotnemene et toutes auCttc cljofce ab ce neceffaitee et pont ce faite et acompCit ont Cceb mattcçCicte ptine et tecneiCCit au ptonffit b'tccffc fa6nquc tous (ce èiene mcnBCce et conancfï} bemontee bu becepe bcfbie oeffuner; et be ce font tenue comptent et Cefbie evicc Bien et fuffieamment fonbee et feequf? èiene et C)ctita$ce Cceb beffunerç avoient pat (ente tefiamet voiifu ainfft cftte SaiCCee pont acopdt faite et cotinuet a roufîoure tes ctjofce beffue bictee. <St ttcfpaffa Ce bit beffuner îe jcnbi viie jour Voctoètc Van mit iiiic Cviii et CaS mattine îe iv jor be may mit iiiic Cviiiii.

Les pierres tombales du xvie siècle sont beaucoup plus nombreuses. L'inscription que nous signalerons en premier lieu est gravée sur une dalle brisée en quatre morceaux et déposée dans un réduit, au-dessous du clocher. On distingue à la partie supérieure de la pierre deux personnages agenouillés et un écu chargé de trois aiglons avec une fasce ornée de trois fleurs de lis. Cette tombe, qui a été retrouvée dans le bas-côté nord de l'église, est celle de Guillaume Pollion, seigneur de Theuville et de Génicourt, mort en i5o2. Sa femme, Isabelle Letellier, était enterrée dans la même sépulture.

Pierre — Hauteur, o"1 bj ; largeur, o™ 62

(Tp gifr no6fc fitc gufffc poffion et pîa6cf îe teCiet

en fon vivat e be reuviffe et be çenicot en ptie q*

. . . . be cca(ne) iii atpee be pte affie a (a gaufee be

be tente affie fut iii atpee be pte au

fa ptopticte et vvvi atpene be tette

.... ecuviffe ce be çcnicoutt a fa cfiatrgc q Cabicte (fa6rtcq bevta) faite bitc ii mrffce fa femaync func au

(et fauf)rn? an (fa)mcby et Cee bite a faufef e< bénie

vingt be profubie et ii oèie p cfyun

(an) Ce ptetnict Ce jor qui moutot et fautte |îy more aptxe

— n3 — (et) feta tenue tab fa6ricq fournir ornement et Cuminakc

tpaffa ie vviv jor oc javicr fan mit Vc et ii

fa feme fpaflTa fan mit iiiic tut» et vv te vviu

6rc. pric^ bicu qf ait mcrq> bc tente amee.

L'inscription suivante se lit dans le déambulatoire sur une dalle brisée en deux morceaux qui représente deux personnages costumés selon la mode du xvie siècle. Elle est en partie effacée ; mais on peut néanmoins déchiffrer sur la pierre le nom de Jean de Jeuffosse et celui de sa femme.

i5o8 Pierre — Hauteur, 2m 07 ; largeur, 1 m 3o

Cf gifl fjonefkc petfonc Jcfjan be

jeu(ffoffc) ttcfpaffa fc jor bc mit v< et viii. ptic$ bicu por

ffiff

jeuffofjTc faqueffe trcfpaffa te

L'épitaphe de Nicolas Lefébure, bourgeois de Pontoise, et de Marie de Bourlon, sa femme, est appliquée sur la tourelle de l'escalier qui conduit à l'orgue. Gravée entre deux pilastres très simples, réunis par un entablement, elle constate que les défunts avaient fait don à la fabrique de Saint-Maclou d'un pré situé à Osny, à la charge de faire dire des messes pour le repos de leurs âmes.

i55o Pierre — Hauteur, ira 07 ; largeur, ora 89

Cp bevat çifent oeffuet^ Çonora6fc Corne tiicotae Ce feèute ë

60 vivat 6ourgs bc pontoife. <£t marie bc Boutton ea feme feeqf^ p

fer* teftamet$ ont bone a ta faBricq bc ccae une pièce bc pre )tcn~

fept quartier* ou envi aee c ta prarie bc aufnp ren ou cofte l bun

Bout au cfyn qi mainc bub aufnp au pot bc pte b ctfany fimiomc^

tee menet$ l b èout an mautu be faqffe pièce bc p a cjlc faietc betivtan

a tab fa6ricq p motif1" fc pvo/l maire bnb pontj fc vc6rcbMtc jor boct' mtf Vc yfv a ta charge 6u cce q boi6t fab pièce be p cBun an au f- bot effe effc tenue que fab fa6ricq fera tenu patcr ct acquicter 6t ouft' a fa charge q" fee tngffre bjceffc fa6ricq ferot fen' fe bice efiater et ccfc6r en cceb egf p ct}un vcbrcbi bee iiii tepe en fan a toufiore por famé bceb beff' et be fcrs ampe ttefpafjTe^ vigiffce z une Çauftc meffe be ïftequie a biac J fotrôî bioc avecqe fi6cra b^pfubie et oraifoë acouflume^ apeee tab ineffe (ut fee fcpufturce beeb befi. <St por ce fc Baiffcr et fivrer p feb mgffcre tout' cfjofce a ce rcqfce fe' mccV fe poeiffe fut fceb fcpuftucceavccqe fuminairc penb quô feira feb 6vïcc. €t ouft' paicc p fceb mgffre bee beniere biceffe faBcicq anv cuve} biectte egf ou a fc™ vicaires por cfjun bceb 6vicc6 -çii e. vi b t. Jïuv cBappcfaie otbrce cfjun yii b t. Jïuy biacre Z fouS? biaerc cfjnn v b Fauy eferce por mect feb poeiffe fut* fceb feputturce y b t auv iiii enf bu eÇœur cfiuu iii b t po' fa fouetie q< fera faietc burat feebevicce bee gcofjce cfocÇce biceffe egfc tât Ce foir q fc jor bceb evicce por cBun biceufy vii ë. vi b t. (£t ne peront fceb mgffre venb ne afiener feb p fpno au cas quif; fueect Jtraictî p jufïicc fe mect Bore be fcre maine par fe fr bot if c tenu et moienat buqf cae fee Çcrit' bceb beff' en ferot fee pmicre refusât Z fcrs 6 befivre por fe prie buu auft' fae fraufbc <St on fceb mgffre faieât fe ^traire eu ce cae feb fai? fera Z bemoura nuf. 6t porront feeb Çcriticre biceufv beff rentrer cn ta ppeiete Z pojfcefion biceff pre et eu bifpofcr dnft q 6ou fcr0 ee6fera. Cceqf? beff' bcccbcFct anb pont a|fav fab marie be Bourfon fc iyc jor be mare fan mit vc ytiiii. <£t tcb te fc6urc te yyiiic jor be octoBcc fan mtf Xc cinquante, fiticî bien pour feure amee.

Au-dessus de cette inscription se trouve une petite pierre tombale qui représente une femme agenouillée devant un pupitre, vêtue d'une longue robe et coiffée d'un bonnet plat. Elle est placée sous un entablement soutenu par deux colonnes à chapiteaux doriques. L'épitaphe gravée en bordure de la tombe est quelque peu effacée, mais on lit encore le nom de la défunte, femme de Jean Ledru, bourgeois de Pontoise.

1SS2 Pierre — Hauteur, om 73; largeur, o'" 65

(Tf gtfl pcttcttc en fou vivant femme 5c

3le(jan Ce bru qui cfi trcfpaffc be cefic

viffe faqueffe tvcfpaffa Ce tiete jour 6c janvier

mit cinq cene cinquante beuy. prie; bien por Ceute amee.

La cinquième chapelle du bas-côté sud renferme une pierre tombale très bien conservée. La partie supérieure de cette dalle est occupée par un crucifix dressé sous une arcade cintrée au milieu d'un groupe d'hommes et de femmes à genoux. A droite et à gauche on remarque deux écussons semblables dont le chevron est accompagné de six arbres arrachés, trois en chef et trois en pointe. L'inscription gravée à la base de la pierre était destinée à rappeler que Toussaint Lepelletier, mesureur au grenier à sel de Pontoise, et Jeanne Guiot, sa femme, avaient fondé des messes pour le repos de leurs âmes.

Pierre — Hauteur, 1 m 14; largeur, o'11 63

Cp bevat gieect Cee cotpe be feu; CjonotaBCce petfonce

iKouee* Ce peffetice eu eo vivat meeut \>or Ce eop ou magasin et Bourg"

be pôtoife qui beceba Ce viii mate mil vc fv. <Et JcCjanc guiot fa

feme Ce yyye aoufl mit vc yfiy qui ont bonca CcqC be ceae iy11 y eCe

be tetc a Ca etfatge be oeuy evicee et o6itîj> c§un an cfb' tours

qui ferot [igniffte; p Ce cure au penc bu bimccffc pecbent fceî>' ionve et

cefc6re; en Cab cçCc Ce pCne fioneftemet et bcvotemetqne faite ce

pourra et bee bifiti6uone p oroonece fcfou que pfu6 af)femet j-fc

cotenn ce Ctee be ce faictee et paffeee Ce tout a fljoucur et evice be

bien fafut oc feure amee et be tom Cee tepaffc} ocfqucf? Cee

amee faictee repofantee en paty. ytinfy eoit Je.

fyutnanifftmu patvc fvancifcm Çfiue npub patetee et amico6 pic poft motte ftc 0onora6at Confofcmur invieem pavetee et amici fcrviie et amicne bet mortuue eft (Cotue fanctue et timotatne tmtebm et Çomiuce joie prubene fimpCcv fo6tiu6 o6bormivit tn bno (Tutue faue fempet in corbe et orc ciue fuit. £>cbit enim iffi bne mentem et finguam. <St in ipfte eepet (aubavit ciun ueq ab tiftimtt vite fpirttum. ^i voy popufi voy bct 6tt |>opufo gratue £>iu vivit et mottune cfl et in o6itu fuo no eft cottiflatm et no côfufue. fortune cfl patec quaft no fit mortuue quefo iRcfiquerit poft fe fiïioe £Uio6 ficut novcffae ofivar in ciccuitu mefe fuc in xita fua ribit et Cetatue eft in iCfte <St fîfioe ftfiorîi fuoru paeem fiipcc ipfo^ <£cce fie ècnebicet (Jomo qui timet bominu et morictuc in bno

L'ordre chronologique nous amène à signaler ensuite une grande dalle relevée contre la muraille, près de la porte qui donne accès dans l'escalier du clocher. Elle représente un homme et une femme debout, les mains jointes au-dessous de deux arcatures surmontées de guirlandes, de rinceaux et de têtes d'anges. L'homme est vêtu d'un long manteau et sa femme porte une robe serrée à la taille, une large collerette et une coiffe très plate. L'inscription gravée en bordure de la tombe est si effacée qu'il faut renoncer à découvrir le nom des deux défunts.

Pierre — Hauteur, i m 97 ; largeur, om 98

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