‹ Monographie de l'Hotel-de-ville de Lyon. Restauré sous l'administration de M. M. Vaïsse et Chevreau, senateurs. Accompagnée d'un texte historique et descriptifChapitre 14 sur 43 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

avec laide de Germain Pauthot, dont nous aurons bientôt à nous occuper en raison des nombreux ouvrages qu'il a faits à l’Hôtel-de-Ville.

Nous reproduisons ici en fac-simile une gravure d'Israël Sylvestre, représentant l’Hôtel-de-Ville de Lyon; cette gravure doit être contemporaine de l’époque à laquelle nous sommes parvenus

dans cette histoire de la construction de cet édifice.

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Le Consulat en était arrivé à pouvoir jouir enfin de cette belle œuvre qu'il avait conduite avec tant de sollicitude, de zèle, et disons-le aussi, avec le plus vif désir de produire un palais municipal qui füt digne de la ville de Lyon.

Ainsi, non content de pourvoir grandement aux nécessités de son administration, en construisant

sur une très-grande échelle le monument destiné à ses assemblées, il cherchait, par la magnificence

de ses appartements, à le rendre légal des grands palais de l’époque, et on peut s'étonner à bon droit qu'au milieu des difficultés financières qu'il éprouvait, des charges considérables qui ui incombaient, et entre autres des sept à huit cent mille livres qui lui avaient été demandées récemment à titre de don gratuit, pour l’avénement du jeune roi Louis XIV, il ait pu suflire à une dépense qui pour les six premières années de la construction n’a pas dû être moindre de

huit à neuf cent mille livres.

Cependant les travaux n'étaient pas encore tous achevés au moment de la première prise de possession du Consulat. Il n’y avait de terminé, à cette époque, que le grand corps de logis sur a place des Terreaux et les pavillons qui l’encadrent; à la suite et du côté nord, s’élevaient le second pavillon contenant la salle d’assemblée du Consulat d'hiver, puis en se dirigeant au evant, la salle d’assemblée du Consulat d'été et les archives, non terminées encore, qui devaient présenter à leur extrémité à peu près le point d'arrêt momentané de la construction. Du côté sud, le pavillon contenant le grand escalier était fait, et l'aile à la suite et au levant achevée,

dans une plus grande étendue que du côté nord, mais au nord comme au sud, les ailes ne

devaient avoir de complètement terminés que les gros ouvrages, et seulement dans la cour haute,

es travaux de maçonnerie étant fort peu avancés sur la cour basse, dite de lArsenal.

Le 14 septembre 1652, le Consulat inaugura la nouvelle maison commune, en tenant sa première séance dans les magnifiques locaux qu’il s'y était préparés.

Quelques jours après, le 31 du même mois, il jugea nécessaire de répartir, en raison des fonctions consulaires ou politiques qui devaient y être exercées, les différents emplacements que contenait le nouvel édifice, et de désigner ceux d'entre eux qui devaient servir de logements aux officiers de la ville qui avaient droit à cette faveur, « afin que de tant (d'autant) mieux et plus commodément ils se puissent acquitter de leurs charges pour lutilité de cette communaulté et le bien de ses affaires. »

Nous croyons devoir reproduire ici en son entier le texte d’une délibération qui nous semble précieuse pour l’histoire, puisque, en fixant la destination de chacune des pièces de l'édifice et en établissant en même temps certains droits à des logements qui se sont conservés longtemps

et presque jusqu'à nos jours, elle fait connaître les charges qui donnaient ces droits et leur

importance dans l’ensemble des services municipaux.

« La grand’ salle voultée, où l’on entre du perron, servira de grand vestibule à l’entrée du dict Hostel.

« La salle moyenne voultée, du costé de bize, ayant veue sur la place et sur la rue, est destinée pour laudience de la polisce.

« La chambre ensuite du dict costé de bize, séparée seulement de la dicte salle par un petit vestibule qui conduit au degré en ovale, laquelle a veue sur la cour seulement, servira de chambre du Conseil pour la polisce.

« Le membre bas, derrière la dicte chambre du Conseil de polisce, ayant ses jours sur la rue, du costé de bize, sera pour les eschantilz (matrices) et mesures de la dicte ville.

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