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charpente de toutes les parties du bâtiment situées à lorient. Le 1° juin 1651, il fit, avec les entrepreneurs de la serrurerie déjà désignés, un marché particulier pour la balustrade en fer, avec ornements relevés en têle, placée au-dessus du grand portail sur la place des Terreaux, et le 22 du même mois un traité avec le sieur Corbenslach, « maistre peyrolier » (chaudronnier), pour la fourniture de vases décoratifs en cuivre, nécessaires pour les couverts des deux ailes,
dômes et pavillons qui restaient à faire à l'Hôtel-de-Vil
Quelques mouvements populaires, occasionnés par la cherté des grains et des subsistances en
général, décidèrent le Consulat à garantir les vitres des parties achevées de l'édifice au moyen de
treillages en fil de laiton, et, par un traité passé le $ septembre 16$1 avec Hugues Pin dit
Lajasse, « maistre espin is néc
lier, » il commanda tous les ch:
aires pour garantir la vitrerie du
monument. Le fil de laiton était remis par le Consulat à l'entrepreneur qui de son côté fournissait
la main-d'œuvre et les chà
s en fer; il recevait pour ce travail cinq sols par livre pour la façon des treillages en laiton et quatre sols six deniers par livre pour les châssis en fer, le Consulat lui accordait en outre dix pour cent, pour le déchet, sur le fil de laiton qui lui avait été remis.
Le 29 décembre de la même année, le Consulat traitait avec le nommé Claude Butavand, maître fondeur, pour la fourniture de tous les marteaux, boutons, clous de portes, grilles de
cave, et généralement tous les ouvre en cuivre, ciselés ou non, nécessaires à l’Hôtel-de-Ville,
conformément aux modèles et dessins qui devaient lui en être donnés. Le prix fixé était de dix-huit sols pour chaque livre de cuivre (le traité dit de lorton) mise en œuvre QG).
Mais tout en s’occupant des gros ouvrages, le Consulat songeait en même temps à l’ornementation du bel édifice dont la construction était alors si avancée. Nous avons vu plus haut qu'il avait chargé Martin Hendricy, maître sculpteur, de peindre les armes du Roi, que très-certainement il
avait dû sculpter; le 8 janvier 16 il lui donna, par marché, à exécuter en bonne pierre
blanche de Savoie six statues, savoir : deux figures représentant l’une l'Astrologie et l'autre la Géométrie, pour être placées dans les niches situées au-dessus de Ja chapelle, et les quatre autres représentant l’Amour divin, la Foi chrétienne, l'Amour de la patrie et la Concorde, destinées aux quatre autres niches qui étaient dans la galerie de la même chapelle. Les deux premières figures devaient avoir huit pieds de hauteur et les quatre autres six pieds et dix pouces (2). Le sculpteur avait deux années pour les faire, et devait recevoir pour ce travail la bien faible somme de deux mille deux cents livres.
Le 18 juin suivant, François Rambaud, peintre, traitait de la peinture et dorure en or fin de la
balustrade de la façade et des quatre « monstres » (cadrans) de lhorlc du beffroi, moyennant
la somme de six cents livres, et non compris les frais d’échafaudage dont le Consulat restait chargé.
Enfin, les sieurs Charles Vallier et Jean Toureau, maîtres serruriers, passaient, le 10 décembre 1652, un dernier marché, « généralement pour toute l'œuvre de forge qu'il conviendra pour ce qui reste du dict Hostel-de-Ville à faire sans ornement, etc., moyennant cinq solz pour chacune livre de fer pesant. »
n Père Jésuite, du nom d'Antoine Virys, avait été cha
quelque temps auparavant, de
peindre pour 133 livres une perspective dans le jardin; il y avait travaillé pendant trois mois
(1) Le nommé Mathias Simon
reçoit 4f livres pour deux modèles d'enfants sur des lions, et le modèle du marteau de la grande
porte, ainsi que celui du dorm: la porte du grand escalier, le tout pour servir à la fonte
(2) Ces statues n'existent plus, ayant disparu lors du grand incendie.