‹ Monographie de l'Hotel-de-ville de Lyon. Restauré sous l'administration de M. M. Vaïsse et Chevreau, senateurs. Accompagnée d'un texte historique et descriptifChapitre 7 sur 43 · QUINTA DIE SEPTEMBRIS · texte numérisé non relu

QUINTA DIE SEPTEMBRIS

Hic cumulata L

eL, Que Serv 1 vivent

« Et quamvis rectum fama oculata leg

« In me nil porerunt sæcla invidiosa, nec unquam

< Fascibus appositis marmora fulra ruent

Quare age! qui patrium splendorem et publica curas Obrue me ec magnum confice Consul opus

« SEVE, — Vi D, — SEVERAT, — BasseT, DE MouLceat

A l'occasion de cette solennité, le Consulat fit remettre, comme gratification, 1o1 livres aux maçons et ouvriers qui travaillaient à l'édifice, so livres 10 sols aux soldats de la compagnie des arquebusiers de la ville qui avaient été de garde, 20 livres 4 sols aux tambours, autant aux trompettes, 10 livres 2 sols aux tambours des Suisses (1) qui jouèrent pendant la pose de la première pierre; enfin ÿ livres 10 sols furent encore employés aux menus frais occasionnés par cette cérémonie.

Un nommé l'Alliance ou Lalience, maître sculpteur, qui avait été chargé de graver linscription sur la

première pierre, reçut 60 livres pour ce travail. Le Consulat, qui n'épargnait rien de ce qui pouvait

concourir à la solennité de cette cérémonie, fit faire en même temps au sieur Jean Guillermet,

maître sculpteur, le coin d’une médaille (2) représentant, d'un côté, la façade projetée de l'Hôtelde-Ville, sur la place des Terreaux, et de l'autre, mais avec quelques variantes, l'inscription latine

gravée sur la première pierre, que nous venons de faire connaître. On tira de cette médaille un

grand nombre d'exemplaires qui furent distribués aux assistants, et Guillermet reçut en rémunération, le 13 novembre suivant, la somme de 66 livres tournois.

Mais nous remarquons dans la correspondance du Consulat, qu’il désirait quelque chose de mieux que le coin frappé à l'occasion de la pose de la première pierre, et qu'il avait commandé au sculpteur Hendricy une médaille (3) qu’il adressa à Paris aux députés de la ville, en les priant, s'ils la trouvaient bonne, de la faire mouler en tel métal qu'il leur conviendrait. Le Consulat laissait en

même temps à ses mandataires la faculté d'en faire faire une seconde à Claude Warin, qui devint

sante celle

plus tard graveur titulaire de la ville, dans le cas où ne trouveraient pas satis

d'Hendric;

Il résulte d’une nouvelle lettre du Consulat aux députés de la ville, à Paris, en date du 14 juin

1647, que cette condition fut remplie; elle contient en effet ces mots : « que, puisqu'ils ont fait graver la médaille, il convient qu'ils la fassent mouler en telle matière qu’il leur conviendra. » Il est donc ainsi probable que deux médailles, indépendamment du coin de Guillermet, ont été frappées à l’occasion de la construction de l’Hôtel-de-Ville; celle d’Hendricy, qui nous a été conservée, et une autre par Warin, dont il ne reste plus trace.

Mais le Consulat, dans son désir de donner une grande notoriété et de populariser le plus possible

la grande œuvre qu'il avait entreprise, ne se contenta pas seulement de faire graver des médailles,

ille; cette trou

cialement affectée à la garde d

portes é ait casernée dans ces postes

suisse

QG) 11 y avait, dans ce temps-là, une compagr

mêmes

x Archi

la ville de Lyon, mais il est brisé

cette médaille exist

(2) Le coin

laire à à l'occident de l'Hôtel-de-Ville avec

cette médaille, elle représente, sur u

(3) Il existe plusieurs ex

El ricy du côté

Maupin du côté gauche, et celui d'H inscription mise sur la première

le nom de

ttres de naturalisation et le consulat l'admit bourge

dricy était natif de Lié le Roi lui accorda des

pierre. Le sculpteur H

ce titre; on sait qu'il possédait une propriété à Oullins

Comme tel il jouissait de tous les priviléges 2

il voulut encore en faire faire des gravures en taille-douce, et, dans cette même correspondance, en date du 14 juin 1647, il est question d'un dessin remis par Maupin à un des huissiers du Consulat, à son départ pour Paris avec les députés de la ville, et qui devra être gravé à l’eau-forte. Le sieur Michel Natalis ayant reçu, dans le même temps, 350 livres pour la gravure de la façade de l'Hôtel-de-Ville, il est probable que ce fut le graveur choisi par les députés.

De son côté, Maupin reçut aussi, en la même année 1647, 690 livres, « tant pour fournitures qu'il a advancées pour la dicte ville, que pour la gravure de quatre planches de cuivre où est figuré le plan du nouveau Hostel-de-Ville. »

Nous ne quitterons pas cette correspondance sans remarquer, dans une lettre du 28 juin, les recommandations plus que minutieuses que le Consulat fait à ses députés, au sujet des précautions à prendre contre le graveur, pour qu'il ne tire pas des épreuves de la planche pour son propre compte et avant d'en remettre au Consulat, ajoutant que c’est un défaut ordinaire chez les graveurs et terminant par ces mots : « que si on ne fait pas tirer À Paris les exemplaires de la planche, on pourra le faire faire convenablement à Lyon. »

Il existe plusieurs gravures de l'Hôtel-de-Ville, contemporaines des premières années de la construction; les plus importantes comme dimensions, qui se trouvent à la bibliothèque de la ville (1), n’existent qu’en un seul exemplaire. L’une d’elles, qui représente la façade sur la place des Terreaux, offre en tête cette inscription : « Dessein de la face de la maison de Ville de Lyon nouuellement bastie sur la place des Terreaux, 1647, » et en bas, ces mots : « S, Maupin, inuentor. » Une autre gravure montre la vue cavalière du monument, avec une partie du jardin, de la place des Terreaux et même des maisons voisines. On y lit dans un cartouche : « Description du magnifique Bastimant de la maison de Ville de Lyon, nouuellement bastie sur la place des Terreaux, deseigné par le S Maupin, voyer de la ditte Ville. »

Une troisième gravure, qui n’a pas plus que les précédentes de signature de graveur, présente à une grande échelle le plan au rez-de-chaussée de l'édifice avec son jardin; elle ne contient aucun titre ou inscription, mais elle porte en tête cinq armoiries que nous avons reconnues être celles du Prévôt des Marchands Charles Grollier, et des échevins Philippe Croppet, François et Mathieu Chappuis et Hugues Blauf, qui étaient en fonctions en 1651.

Enfin, on a encore quelques autres gravures de ce temps; l’une, qui date de l'origine du monument et qui est moins rare que les précédentes avec lesquelles elle a la plus grande analogie, paraît en être la reproduction à une plus petite échelle (2). Elle contient la façade sur la place des Terreaux, une vue cavalière et le plan, rangés sur une seule feuille. Nous en donnerons en leur place des fac-simile qui feront connaître à nos lecteurs l’état primitif du monument.

Nous avons parlé, au commencement de ce chapitre, d’un premier marché passé pour la construction de l'Hôtel-de-Ville le 4 juillet 1646. Ce marché avait pour objet la construction des œuvres de la maçonnerie et de la pierre de taille, et les entrepreneurs choisis par le Consulat étaient les nommés Benoit Daurolles, dit Monard, et Claude Chana, maitres maçons à Lyon.

La convention faite avec ces entrepreneurs existe aux archives de la ville; elle explique que les

traitants seront tenus de construire à neuf l'Hôtel commun de la ville en bonne maçonnerie, confor-

(1) Ces gravures proviennent de la bibliothèque de M. Coste.

G) 11 est à remarquer que la grande gravure avec le nom de Simon Maupin dans le bas, la médaille de 16ÿÿ et la petite gravure dont nous

donnerons le

F, sont identiques comme dessin pour tout, excepté pour le beffroi, très-peu développé dans la médaille et la grande gravure,

mais davantage dans celle que nous reproduisons; celle-ci présente plus d'analogie que les autres avec le beffroi actuel, et c'est ce qui nous l'a

fait choisir comme devant sans doute avoir été

gravée d'après les projets qui furent arrêtés les derniers

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