Lescarbot
4. E. Gaonon, Louis Jolliel, p. 153. Certains auteurs admettent que ce nom a été donné au second voyage de Cartier en 1535.
5. En admettant que cette observation soit exacte, il ne reste plus actuellement trace de ces animaux.
Pendant le siècle qui suit la découverte d'Anticosti par Jacques Cartier, les renseignements concernant l'île font à peu près totalement défaut, et il est probable qu'il ne s'y est passé aucun fait digne d'être noté par les historiens ou les narrateurs de l'époque. Il faut arriver à 1680 pour trouver un événement, de la plus haute importance, il est vrai. C'est la concession de cette terre à Louis Jolliet*, le découvreur du Mississipi. Cette île « valait alors beaucoup par sa position au milieu des riches pêcheries du Saint-Laurent et par ses avantages pour la traite des pelleteries^ ».
La forme du préambule de l'acte de concession laisse supposer une demande faite au préalable par le concessionnaire qui reçoit cet immense domaine « en titre de fief et de seigneurie... en considération de sa découverte du pays des Illinois et de son voyage dans la baied'Hudson, pour l'intérêt et l'avantage de la ferme du Roy », et pour des fins parfaitement déterminées qui sont de « faire des establissements de pesche de molue verte et sèche, huiles de loups-marins et de ballaines et, par ce moyen, commercer en ce pays et dans les Isles de l'Amérique » .
Le 29 mai 1680, l'acte de concession^ fut ratifié par Louis XIV, qui donna en même temps le titre d'hydrographe du Roy* au premier seigneur de l'île d'Anticosti.
1. Louis JoUiet naquit à Québec le 21 septembre 1645. Son père Jean Jolliet était originaire de La Rochelle; il occupait en Canada Temploi de charron de la Compagnie des Cent-Associés et avait épousé Marie d'Abancourt à Québec, le 9 octobre 1639.